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NOUVEAU

DICTIONNAIRE

D'HISTOIRE NATURELLE

APPLIQUÉE AUX ARTS,

A l'Agriculture, à l'Économie rurale et domestique^ % à la Médecine , etc.

PAR UNE SOCIÉTÉ DE NATURALISTES ET D'AGRICULTEURS.

Nouvelle Édition presqu'entièrement refondue et considé- rablement augmentée ;

AVEC DES FIGURES TIRÉES DES TROIS RÈGNES DE LA NATURE.

TOME XXIII.

DE L'IMPRIMERIS D'ABEL LANOE, RUK DE LA IlAnPK,

A PARIS,

Chez DETERVILLE, libraire, rue HAUTEFEUir,i,E,A'» c>.

M DCCC XVIII.

Indication pour placer les Planches du Tome XXIII.

G i5. Crustacés , pag. 198.

Matute vainqueur. Maja longicorne. Maja hérisson. - Ocypode blanc. -

Pagure vittc. Pagure strie. Paléraon pclasgique. Pennée ponctuée.

M 2. Oiseaux, pag. SaS. Oie armée. Porle-lyre ménure. Organiste.

G 36. Oiseaux, ^tf^. 428; "

Tisserin huppé. Turnix à front noir. Oiseau-mouche Lalande. Oiseau- mouche magnifique.

M i5. Plantes, pag. 5oo.

Ochna à fleurs jaunes. Olivier commun. -Oraphalier noisette. Ophiost

serpentaire.

G 40. Plantes , ^/7^, 536.

Nandine domestique. Nyctante triste. - Parinaire à gros fruits. Ophio^

rize mitréolé.

M 6. Quadrupèdes manwnifères, pag. Sgg, Ondatra.— Orang-outang roux. Ours polaire.

NOUVEAU

DICTIONNAIRE

D'HISTOIRE NATURELLE.

N I L

iSiLION, Nilio^ Latr. Genre d'insectes, de l'ordre des coléoptères , section des hétéromères , famille des sténély- Ires,. tribu des hélopicns.

A raison de leur forme he'misphérique , ces insectes parois- sent se rapprocher, au premier coup d'œil, des coccinelles et de ces espèces A'êrotyles avec lesquelles Fabricius a établi son genre œgilhus. C'est même dans cette dernière conpe que ce naturaliste a placé l'espèce de nilion la plus connue {œgi- éhus marginatus); mais ces divers coléoptères appartiennent, sous le rapport du nombre des articles des tarses , à des sec- tions différentes. Lesnilions, dans l'ordre naturel, sont biea plus voisins des lagries. De part et d'autre, le corps est mou, avec les élytres flexibles; les palpes maxillaires sont plue grands que les labiaux, et terminés par un article dilaté pres- que en manière de triangle ; les mâchoires sont membra- neuses et présentent deux divisions presque égales; les jam- bes sont grêles, allongées , et presque sans épines au bout ; les antennes sont grenues, mais celles des nilions sont de la même grosseur dans les deux sexes ; le corps de ces insectes est hémisphérique, avec le corselet très-court, large, échan- cré en devant; tous les articles des tarses sont entiers.

J'en connois quatre espèces , qui sont toutes de petite taille et propres à l'Amérique méridionale.

Le NîLlON VELU , NUio villosus {œgiihusmarginatus , Fab, ) , Latr., Gêner. Crust. ti Insect. ^ lom. i, tab. lo, fig. 2; est noirendessus,d'un jaunâtre obscur en dessous, avec le limbe extérieur du corselet et des élytres d'un jaunâtre pâle ; le*

a N I N^

^lylres ont des stries ponctuées ; le corps est garni de poif^. Despoils forment, surleséluisd'une autre espèce (|uc j'ai re- çue de M. le comledé Hoffinansegg, sous le nom de zebra^ des Landes Iransverses. Ce nilion se trouve au Brésil. Le pre- mier a été apporté de Cayenne par M. Richard, (l.)

NILÎOS. Pierre verte d'un éclalfoible et morne qui se trouve dansTinde, suivant Wine. Sudinès, son devancier, dit qu'on en trouve dans le lleuve Syvetus, dans la province d'Athènes, et qu'elle a la couleur d'une chrysolilhe enfumée , ou celle du miel. Mais, selon le roi Juba , elle se rencontroit dans le Kil, d'où elle tiroit le nom qu'on lui donnoit. Les anciens pa- roissent avoir confondu ici plusieurs pierres qui peuvent être des agathes. (ln.)

NILPFEHD ou CHEVAL DU NIL. Haller donne nom à rHiPPOPOTAME. (s.)

NIMBO. C'est un des noms de l'AzÉDÉRACa ailé, (b.) NIMBSCH. V. NicKiscH. (ln.)

NLMMEKSATT. Dans Meyer, c'est le nom allemand des Ibis (to«to/M5). (v.)

NLVISE. En Barbarie, c'est le Furet, (desm.) NIN. Nom que les Egyptiens donnoient anciennement aux Palmiers, (ln.)

NIN-ANGANI. Rhéede a figuré la gomphrène hispide, (^ goniphrena hispida) , sous ce nom, (LN.)

NINCOBAR. F. Colombi galine et l'article Pigeon, (v.) NINDAS. Nom que porte, au Paraguay, une perruche de cette contrée. F. Perroquet, article des Perruches, (v.) NINGA de Pline. F. Succisa. (ln.) NINGAS ou NÏGUAS ou NIGUE. Noms donnés à de$ insectes des Indes occidentales, très-incommodes pour lea hommes et les animaux ( F. CiiiQUE , Ixode). Ces insectes 5ont, à ce qu'il me paroît , de deux genres. Les uns appar- tiennent à celui des ixodes^ et à l'espèce appelée igua^ que d'autres nomment mille -pi<fue des Antilles; les autres doivent être rapportés au tous , le iunga des habitans du Brésil, pulex penelrans, Lion-, ou la chique. Il est proba- blement question de ces derniers niguas dans le Foyage en Californie de Tabbé Chappc. (l.)

NINCtI. Racine de lagrosseuretdelalongueur delà jambe, qui croît à Sierra-Léone, et avec laquelle les nègres font une bière très-forte. On ignore à quel genre de plante elle appar- tient. (B.)

NI NOS. Nom d'une Abeille du Pérou, qui forme une cire jaune d'or, (b.)

N I O 3

NIN-PU. Nom du Tilleul , dans quelques provinces Aa 'Sibérie, (ln.)

NINSI. Un des noms japonais d'une espèce de Berle {siiim ninsi\ Tliunb. ) et du Genseng. (ln.)

NINSIN. C'est le nom japonais de la Berle chervi (^sium sisaruni ^ Linn, ). Celte plante est la plus célèbre dti J apon , après le Genseng , dont on prétend qu elle a toutes les vertus. (b.)

NIN TOO et SINTOO.Noms qu'on donne, au Japon, à une espèce de Chèvrefeuille {lonicera japonica , L.), sui- vant Koeinpfer, (ln.)

NIOPO. Arbre qui croît dans l'Amérique méridionale, près Atures , et dont les naturels font usage des feuilles en guise de tabac. Cet arbre est Vinf;a niopo de MM. Humboldt et Bonpland. Il est inerme ; ses feuilles sont deux fois ailées; les premières divisions sont formées de trente à quarante paires de subdivisions, garnies chacune de soixante-dix à quatre-vingts rangs de folioles ciliées, etc. (ln.)

NIOR ou NIWU. Noms que l'on donne au Cocotier, dans plusieurs îles Malaises, (ln.)

NIORI. Nom géorgien de l'AlL. (i.N.)

NIOTA-NIODEM-VALLT. Nom raalabare de la CÉRO^ PÉGE CANDÉLABRE {ceropegia candelabrum ). (b.)

NIOTE, Niota. Genre de plantes de Toctandrie monpgy- nie , qui a été établi par Lamarck, et qui a pour carac- tères : un calice très-petit, à quatre ou cinq lobes épais; une corolle de quatre ou cinq pétales ovales, très-ouverts, insérés sur le réceptacle; cinq à huit étamines, dont les filamens sont tubulés et les anthères sagittées ; an ovaire supérieur turbiné, lobé, surmonté d'un style simple à stigtnate aigu; une capsule ligneuse, ovale, anguleuse, comprimée d'un côté, à une loge monosperme , ou contenant un seul noyau divisé en deux lobes.

Ce genre renferme deux arbres à feuilles entières et alter- nes , et à fleurs disposées en bouquets pendans : l'un , le nîoie à quatre pétales et à huit étamines ; l'autre , le mote à cinq péta- les et à cinq êtqmines. Tous deux croissent dans les Indes. Les feuilles et les fruits du dernier sont très-amers; on les emploie contre la fièvre.

Dupetit-Thouars a appelé ce genre Biporeie. (b.)

NIOTOUTT. Nom que les nègres du Sénégal donnent, suivant Adanson , à l'arbre qui fournit le Bdelium. Voy. ce mot. (B.)

NIOU ou NOU. Nom que les Hottentots donnent au Gnou, espèce d' Antilope. V. ce mot. (desm.)

I N I P

NIPE, Ntpa. Genre de plantes de la famille des Pal- BiiERS, qui présente pour caractères: un spadix nictliocre- iTient ranieux, monoïque ; des fleurs mâles réunies en cha- tons au sommet des rameaux latéraux du spadix, environ de la longueur et de la grosseur du doigt, et ayant chacune ua calice à six divisions presque égales, et six étamines à anthères conaiwntes ; des fleurs femelles rapprochées en une Vêtc sphé- rique, terminale , portées sur le rameau qui est au centre du spadix, et formées cihacune d'un ovaire implanté dans un sillon; des drupes nombreux, rapprochésentête , ordinairemcnldela grosseur d'une noix , uniloculaires et à une ou deux semences.

Ce.palmier croît naturellement aux Moluques et aux Phi- lippines , et ne s'élève jamais au-delà de six pieds. Son som- met est terminé par une touffe de feuilles droites, allées, lon- gues de quatre à cinq pieds, dont les Indiens se servent pour couvrir leurs maisons , pour faire des chapeaux , des para- sols, etc.

liC fruit, de ce palmier, mis à fermenter, donne naturelle- ment un vin, et par la distillation une eau-de-vie dune bonne qualité. On fait une grande consommation de l'un cL de r^^utre à Goa.

On en retire aussi aux Philippines, par des incisions faites à ses spadix, une liqueur sucrée d'autant plus estimée, que les individus qui la fournissent croissent plus loin des bords de la mer. (b.)

'. TSiPPIS.Toile qui se fabrique aux Philippines, et même h Madagascar, avec le fil pris dans le cœur des Balisiers et des Bananiers. Elle conserve toujours une couleur jaune paille, et ne peut acquérir le moelleux de nos batistes. On en fait principalement des chemises. La gorge des baya- dères de l'Inde , qui est positivement de la même couleur , en est constamment enveloppée, afin de l'empêcher de per- dre sa forme et son élasticité. On en voit quelquefois à Paris, mais elle y est peu recherchée, à raison de ce qu'on n'en peut faire que des chapeaux de femmes , et qu'ils se confondent, paria couleur et la texture, avec ceux de coton-nankin.

H est des toiles de nippis si fines , qu'on est obligé de les fabriquer sous l'eau , potir empêcher le fil de se casser par suite de sa dessication. (b.)

NIPPON-UTSUGI. Nom qu'on donne , au Japon , à un arbre qui est le IVeigelia japonica ^ Thunb. Le korc uffiigi est' une seconde espèce d'arbre du même genre {^W , corœensis p Thunb. ). (LN.)

N I s 5

NIQUE. Synonyme de Chique, (b.)

NIR-CARAMBU des Malabares. C'est la Jtjssie Ram- pante (jussiœa repens), qu'il ne faut pas confondre avec le carambu^ autre espèce du même genre {^juss. caryophyllœa , Lk.). (LN.)

NIRMALA. C'est le nimri. (b.)

jNIRMIDÉS, Nirmidea. Nom donné par M. Léach (Zoo/. miscellan.^ tom. 3 , pag. G^. ) , à sa seconde famille de l'ordre d'insectes qu'il appelle anoplures ; elle répond à notre famille des parasites mandibules ( article ENTOMOLOGIE de ce Dic- tionnaire ), (l.)

IXIRMUS.Ce nom, proposé par Hermann pour remplacer celui de Riciims donné par Degéer aux pous des oiseaux , n'a encore été adoplé que par Olfers et Léach. Les natura- listes français conservent celui de RiCiN. Voyez ce n^^ot et celui de NlRMIDÉES. (DESM.)

Î^IRNOTSJIL. C'est, au Malabar, le nom d'une jolie espèce de Volkamère sans épine {yolkameria inemiis, Linn.); elle est figurée dans Rhéede, Mal. , vol. 5, tab. 49- (lN.)

NIR PULLI. Deux plantes du Malabar portent ce nom: Tune est la Thadescanteaxillaire, et l'autre TIndigutier glabre, (ln.)

NIR-SGHULLI (Rbéede , Mal.,89, t. 46). Cette plante paroit être une espèce de Crustolle voisine de celle dite ruellla difformis par Linn^us (ils. (ln.)

NIRURI. Nom vulgaire d'une espèce de Phyllanthe. Dans quelques ouvrages on applique ce nom au genre en- tier, (b.)

NISA, Nisa. Genre de plantes établi parDupelit Thouars pour placer deux arbrisseaux <ju"il a observés à Madagascar. Ses caractères sont : calice turbiné à cinq ou six découpures; cinq ou six pétales redressés, insérés sur le calice ; des glan- des alternes avec les pétales ; cinq ou six élamines opposées aux pétales; un ovaire à demi inférieur, surmonté de deux ou trois styles. (B.)

NISBERRY-TRÉE. C'est dans les colonies anglaises le nom d'une vai^iélé à petits fruits du Sa POTIllier (ac/iro* saputa , Linn. ). (i.N.)

NISR ou NISER. C'est le /na/'50H/«enNorwège. K.Dau-

PUIN. (s )

NISL V. NiNSIN. (LN.)

NISJIL et NEDJIL. Selon Forskaël, ces noms arabes

6 N I S

désignent le Chiendent pied de Vovle (poniatm dadyion, Linn. ). (ln,)

NISOT. C'est un Buccin. V. ce mot. (b.)

NISPEROS. Nom de la Sapotille dans quelques cantons de l'Amërîque méridionale, (b.)

NISSA, Espèce de Palmier des Célèbes, avec les feuilles de laquelle les habitans couvrent leur manger, (b.)

NISSER-TOKOOR. F. Phène. (v.)

NISSJ 1 et JAliU-NlNSIN. Noms de la Carotte (Jaucu* taroUa ) , au Japon , suivant Thunberg. (ln.)

NISSKAMM. Noms qu'on donne à la Bécasse épineuse, coquille du genre rocher {murex irUmlus). (desm.)

NISSOLA ou MISSOLA. Nom patois du Squalb Emissole , à Nice, (desm.)

NÏSSOLE, A755o//a. Genre de plantes de la diadelphledé- candrie, et de la famille des légumineuses, qui offre pour carac- tères :un calice campanule, à cinq dents inégales et persistantes; une corolle papilionacée , à étendard unguiculé , ouvert , plus grand ; à ailes oblongues et à carène fermée ; dix étamines réunies en un tube, avec une fente dorsale ; un ovaire oblong, comprimé , pédicule, à style ascendant et subulé , terminé par un stigmate en tête ; une capsule pédiculée, membra- neuse , comprimée , renflée à sa base , et ensuite formant une aile longue, mince , arrondie. Il n'y a ordinairement qu'une seule semence oblongue et réniforme placée à la base , au contraire des Mirospermes , qui l'ont placée au sommet.

Ce genre , en y réunissant celui appelé Macheri {machœ-' rion ^ Pers.), renferme des arbres ou arbrisseaux à rameaux volubles, à feuilles ternées ou ailées, avec impaire, à (leurs disposées en grappes simples ou composées , axillaires ou ter- minales , parmi lesquelles il faut distinguer :

La NissoLE en arbre , qui a les capsules un peu recour- bées et aiguës. C'est un arbre de petite taille , dont les fleurs paroissent avant les feuilles. Elle croît au Mexique.

La NissoLE articulée qui a les capsules articulées et con* tenant plusieurs semences. Elle croît au Mexique.

La NissOLE QuiNATE qui a les feuilles composées de sept folioles velues en dessus, et la capsule droite. Elle croît à Cayenne. Il découle de son écorce une gomme rouge , trans- parente , et d'un goût fort astringent. Aublet l'appelle qui^ naie. (b.)

NISSOLIA. Ce genre, établi par Tournefort et adopté par Adanson, a été réuni aux Gesses {laihyrus) , par Lin- »seus. Les feuilles simple* et sans vrilles ; les étamines mona^

N I T j

fielphes, sont les caractères essentiels de ce genre. Le la- thyrus nissoUa , Linn. , s'y rapporte. Le nissolia de Jacquin est «n genre différent. V. NissOLE. (i,N.)

NISSOOU. Nom qu'on donne, en Languedoc , à la Terre-noix , bunium bulbocastanum. (ln.)

jyiSU. Nom du Froment , en Finlande, (ln.)

NISUS. Nom latin de I'Epervier. (s.)

NITCHOLLS. On donne ce nom , à l'Ile-de-France , à la Carmantine gandarusse, qu'on cultive dans les jardins, à raison de la beauté de ses feuilles et de ses fleurs, (b.)

NITÈLE , Nitela , Lat. , Oliv. Genre d'insectes , de l'or- dre des hyménoptères, section des porle-aiguilions , famille des fouisseurs , tribu des nyssoniens.

Ces hyménoptères ont de grands rapports avec les crabro de Fabricius , et plus pai-ticulièrement avec les oxybèles. Us n'ont aussi qu'une seule cellule cubitale complète. Ils diffè- rent des premiers par leurs antennes presque droites , et la forme ovoïde-conique de leur abdomen ; des seconds, parce que leurs antennes sont de la même grosseur, avec le second et le troisième article de la même longueur , et en ce que leurs mandibules sont bidentées à leur extrémité. Leur écus- «on et leurs jambes n'ont point-d'épines, et les pelotes de l'extrémité de leurs tarses sont très-petites.

La seule espèce connue est la Nitèle de SPiistOLA, nitda Spinolœ.YWe est longue de deux lignes , et entièrement noire. Ses habitudes n'ont pas été observées; mais je soupçonne que la femelle fait sa ponte dans les petits trous du vieux bois, à la manière àes femelles des iijpoxylons ou apius de Jurine, aux environs de Paris et dans le Midi de la France, (l.)

NITHAFILUJM. Nom arabe de la Quintefeuille. (ln.)

NITIDULAIRES , Nitidularlœ. Nom que j'avois donné à. une petite famille d'insectes coléoptères, composée du genre nitidule de Fabricius , et de quelques autres analogues. V. les articles Clavicornes et Peltoïdes, (l.)

NITIDULE , Nitidula , Fab. Genre d'insectes, de l'or- dre des coléoptères , section des pentamères , famille des cla- vicornes , tribu despeltoïdes , ayant pour caractères : les trois premiers articles des tarses courts, larges, velus ; le troi-»- sième au moins , bilobé ; le quatrième très-petit , et le der- nier allongé ; antennes courtes, de onze articles, dont le pre- mier grand , large ; le troisième notablement plus long que le suivant, et dont les trois derniers forment une massue or- Liculalre ou ovale, déprimée, perfoliée ; bouche découverte; mandibules comprimées , arquées , bifides à leur pointe ; palpes courts , filiiorme» ou presque filiformes ; mâchoires à

8 N I T

un seul lobe , sans onglet ; corps ovale ou presque orbiculaire; souvent déprimé , rebordc , avec le corselet plus ou moins échancré en devant, pour recevoir la Icte , ordin,nironient large ou transversal ; l'extrémité postérieure de l'abdomen le plus souvent nue ou point recouverte par les élytrcs; jam- bes antérieures, et quelquefois les autres , presque en forme de triangle allongé,

-Linnœus et Degéer ont placé les nîtidules parmi les hoii- cliers. Geoffroy les a rangées parmi les derviesles. Fabricius a distingué ces insectes, et en a formé un genre sous le nom de nilidula , du mot nitidus ^ qui signifie liîlhmt. Laicbarling a cbangé le nom donné par Fabricius , et lui a substitué ce- lui à'ostuma. Quelque peu convenable que soit le nom de «/- iidule au genre qui fait l'objet de cet article , relativement à l'extérieur des insectes qui le composent, comme il est géné- ralement adopté , nous l'avons adopté nous-mêmes.

Les nitidules diffèrent des boucliers par leurs mandibules ëcbancrées on bifides à leur extrémité, et par leurs mâcboi- res dépounues d'onglet écailleux onde dents; (]os dermesfes^ par ces mêmes mandibules , leurs antennes , la figure et les proportions des articles de leurs tarse^s, et encore par la forme de leur corps. Elles se rapprochent davantage des pr/ù's de Fabricius, des rolobic/iiesy des lyiwes et àescerqiies; mais dans les coloiiqiies^ la bouche est couverte. Les peliis ont les arti- cles des tarses simples et étroits; les r.eiques et les lyhnesoviX la massue de leurs antennes plus allongée et moins brusque ; le troisième article et le suivant sont presque de la même longueur.

Ces insectes, généralement petits, ont le corps ovale ou déprimé ; leur tête est ovale , enfoncée dans le corselet; les yeux sont arrondis, saillans ; les anlennep terminées en mas- sue perfoliée , sont assez courtes et insérées en avant des yeux ; le corselet est presque aussi large que les élylres , or- dinairement échancré antérieurement, et coupé droit à sa partie rostérieure ; les élytres sont peu convexes, assez du- res , rebordées ; elles couvrent deux ailes membraneuses re- pliées ; les pattes sont de longueur moy^ennc, avec les jam- bes assez fortes , élargies à leur extrémité; les tarses courts, velus , et terminés par un article long et armé de deux cro- chets assez robustes.

Quelques espèces à forme plus allongée, et qui se trouvent ordinairement sous les écorces des arbres , ont été placées par Fabricius dans son genre des îps. l'^uelques autres ont les étuis très-courts.

On trouve les nitidules dans les charognes, sur les substan- ces animales desséchées , sous i'écorce pourrie des vieux ar-«

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bres , dans les champignons , les vesses-de-loup , et même sur les fleurs. Les espèces qui fréquentent les fleurs volent plus souvent que celles qui se trouvent dans les cadavres ou sous Técorce des arbres. Les couleurs sombres, obscures, peu brillanles, du plus grand nombre des nitidules, contras- tent un peu avec le nom générique qu'on leur a donné; mais nous croyons qu'il vaut mieux conserver un nom peu conve- nable que d'en substituer un autre qui , sans ajouter à nos connoissances, augmente toujours la confusion delà nomen- clature.

Les larves des nitidules ressemblent beaucoup à celles des houdicrs. Leur corps est aplati , d'une forme ovale , allon- gée , composé de douze anneaux terminés latéralement en un angle assez aigu. Le dernier anneau semblable à celui des larves de boucliers, est garni de deuxpetils appendices coniques. Elles ont six pattes courtes, écailléuses. Parvenues à tout leur accroissement , elles s'enfoncent dans la terre , pour y subir leurs métamorphoses.

Le nombre des espèces de nitidules décrites est d'environ cinquante. Nous citerons, parmi celles de nos environs:

La NiTiDULE BIPUSTULÉE, Niiidida bipusiiiluta, Fab. ; Nitî- diilehiponduèe, pi, G 3 j , 9 de ce Dictionnaire. Elle est ovale, déprimée, noire , avec uu point rouge vers le milieu de cha- que élylre.

La NiTiDULE OBSCURE , Niiidula ohscura , Fab., Oliv., Co~ Impl. , tom. 2 , n. 12 , tab. i , fig. 3 , « , i , semblable à la précédente ," mais srns point rouge sur les élytrcs. Les anten- nes sont d un brun fauve, avec la massue noire. On la trouve dans les cadavres.

La NlTlDULE VARIÉE , Nilldula varia , Fab. ; Oliv. , ih'id. , tab. 2 , fig. 10 , a , h. Elle a la forme des précédentes , avec le dessous du corps d'un brun noir ; la tête noire ; le cor- selet noir au milieu, et ferrugineux sur les côtés , et les ély- 1re3 mélangées de ces deux couleurs.

La NlTiDT'LE DISCOÏDE , iSiliduIa di'scdidea , Fab. ; Oliv., ibid. , tab. 2 , fig. 8 , a , b. Elle est noire , avec les bords du corselet d'un fauve pâle , et les élytrcs d'un jaune fauve dans leur milieu.

La jSniDULE rayée , Niiidula fin'gata, Fab. ; Oliv., ihid. , tab. 2, fig. 12 , rt! , /;. Elle est ovale, convexe , noirâtre , avec les bords latéraux du corselet, un point oblong à la base des elytres, et une raie transverse, ondée, près de leur extrémité, roussâtres.

La NiTiDULE QUADRTPUSTULÉE , Niiidula qiiadiipiistulata y Oliv. , ibid. , tab. 3 , fig. 22 , a , h. ; ips quodripiistulaia , Fab. Elle est oblongue, déprimée , d'un noir luisant, pointillée,

lo N I T

avec deux taches rouges sur chaque e'îytre , l'une presque triangulaire , située près de la base , et l'autre arrondie, pla- cée un peu au-delà du milieu.

Quelques espèces se tiennent sur les fleurs, comme :

La NiTimJLF. veudÂTRE , Nîlidu/a virescens, Fab. ; Oliv. , ibid. , tab. 4- , fig. 3o , dont le corps est d'un vert bronzé , avec les antennes et les pattes fauves ; la Nitidule bronzée , niUdula œnea , Fab. ; Oliv. , ibid. » tab. 3 , fig. i , 20 ; semblable à la précédente , mais avec les anlennes et les pieds noirs.

La Nitidule striée, Nilidula striata d'Oliv., ibid., tab. i, fig. 7 , que l'on trouve dans les lycoperdons , me paroît, à raison de la forme de ses tarses , devoir se rapporter au genre pellis de Fabricius, ou à celui que j'ai nommé thymale. V". cet article, (l.)

NITI-TODDA-VALLT. Nom indien d'une plante qui paroît être la Nélite naime. V. Nitu todda. (b.)

NITRAIRE, Niiraria. Genre de plantes de la dodécan- drie monogynie et de la famille des ficoïdes, qui présente pour caractères : un calice très-petit, persistant, et à cinq dents ; une corolle de cinq pétales oblongs, ouverts et cana- liculés ; environ quinze étamines ; un ovaire ovale-oblong , surmonté d'un style court , dont le stigmate est capilé et divisé en trois lobes ; un drupe ovale , aigu , contenant un noyau osseux, uniloculaire dans la maturité, s'ouvrant au sommet en six parties; semence attachée au sommet du noyau, à pé- risperme nul, à embryon droit, à lobes charnus, planes, convexes, et à radicule supérieure.

Ce genre contient trois arbrisseaux à feuilles alternes, un peu épaisses , quelquefois fasciculées ; à Heurs disposées en panicule ou en cime terminale.

La N1TRAIRE DE Sibérie, Nilraria Schroberi , a les feuilles oblongues , très-entières, et le drupe conique. Elle croît en Sibérie, dans les lieux salés. On la cultive à Paris.

La NiTRAiRE DU Sénégal a les feuilles ovales et le drupe, trigone. Elle croît au Sénégal.

La NiTBAltfETRiDENTÉE , a les feuilles trldentées et char- nues. El'e se trouve à Tunis, d'où elle a été rapportée par Desfontaines, (b.)

NITRATE DE CHAUX ou NITRATE CALCAIRE. V. Chaux NiTRATÉE. (ln.)

NITRATE DE MAGNÉSIE. F. Magnésie nitratée.

(LN.)

NITRATE DE POTASSE. F. Potasse nitratée. (ln.) NITRE ou SALPÊTRE. F. Potasse nitratée. (ln.)

N I V II

MTRIÈRE. Lieu l'on exploite le Nitre. V. à l'arlicle Potasse mtratée. (ln.)

NITSAN e\ NITSTHALS. Noms qui , chez les Hé- Ireux, rcpondolenl au mot Fleur, (ln.)

NISTiV. Arbre peu élevé, dont la feuille ressemble à celle dulaurier , et dont les graines sont renfermées dans une gousse longue et étroite , et sont entourées d'une poudre jaune de soufre. Cette poudre délayée dans l'eau ciiaude, est très-agréa- ble au goût , et se mange , soit seule , soit mêlée avec d'au- tres substances alimentaires, (b.)

NITU-ÏODDA. Willdenow rapporte cette plante figu- rée pi. 20, vol, ^ à&VHoriiis malaliarirus^ k son desmanthus virgaiiis , et à son desmanthus nataiis ; mais ici il écrit nid taddu' valli^ Rhéede, Mal. 9 , lab. 21 ; ce qui ne paroît pas exact. Ces plantes sont des Mimeuses pour les botanistes qui n'ad- mettent pas les nouveaux genres faits aux dépens du mimosa^ Linn. (ln.)

NITZLEIN. V. Nieswurzel. (ln.)

NIU. Nam du Sapin {pinus picea , Linn.) dans la Permie, en Sibérie, (ln.)

NIVAR. Espèce de Rocher , qui a été appelée murex morio par Gmelin. (b.)

ISilVARIA. Nom donné par Heister et Moëncli au genre leucoium, Linn. Voy. Nivéole. (ln.)

NIVA TOKA. Nom du Sureau noir au Japon. On se sert , dans ce pays , de sa moelle pour faire des mèches de chandelle, (b.)

NIVEAU D'EAU DOUCE. Nom sous lequel on a dé- signé le branchipe stagnai. V. Branchipe. (l.)_

NIVEAU DE MER. C'est le Squale marteau, (b.)

NÎVENIE, Nhenia. Genre de plantes établipar R.Brovv» aux dépens des PROTÉESde Linnœus.

Il offre pour caractères : un involucre de quatre folioles renfermant quatre (leurs; un réceptacle plane sans paillettes; un calice caduc à quatre divisions égales ; un stigmate en massue; une noix ventrue, luisante, à base non émar- ginée.

Les Protées sceptre, spatule, et huit espèces nouvelles , constituent ce genre , que Salisbury avoit appelé Para-

KUMA. (b.)

NIVÉOLE , Leucoium. Genre de plantes de l'hexandrie monogynie , et de la famille des narci«soïdes , qui offre pou»

12 K î W

caractères : une sp>^t!l^ monnphyile , s'oiivr.inf pnr le cAté ; «ne corolle rampauiforine, ouviM le , divisée en six décou- pures profondes et un pou épaissies à leur sommet : six éta- mines à filamens insérés sur nue t;! indc (|ui reconvr ^''ovaire, et à anthères fjua<lranguiaires ; un ovaire inférieur, .urondi, surinonté d'un style obtus à sliginale sétacé ; une capsule turbinée à trois valves, à trois loges contenant des semences noiKbreuses et rondes.

Ce genre , appelé Nivaip.e par Moench , renferme des plantes vivaces, à racmes bulbeuses, à feuilles radicales longues et épaisses, et à hampe à une ou plusieurs (leurs, dont on compte trois espèces propres à 1 Europe ; savoir:

La NivÉOLE PP.INTANIÈKE, (|:ii a la h uTipe uniflore et le style en massue. Elle se trouve dans les prés, sur le bord des ruisseaux, et (ieuril aus^ilol que les neiges sont fondues; ce qui I a fait appeler perce-neige. Elle est quelquefois si abon- dante, que de loin le terrain paroît couvert d'un lapis blanc.

La NivÉOLE d'été a la hampe mulllHore et le style en niassue. Elle se trouve dans les parties méridionales de la France , et fleurit au commencement de Télé. Elle est un peu plus grande , mais diffère du reste à peine de la précédente.

La NivÉOLE d'automne, qui a la hampe muhidore et le style filiforme. Elle se trouve dans les parties méridionales de l'Europe et en Barbarie, Poiret l'a vue couvrir les clairières des bois de ses (leurs. Elle Heurit blanches au com- mencement de l'automne.

Ces trois plantes se cultivent dans les jardins , surtout la première, que la précocité de sa (loraison rend plus intéres- sante. Leur culture ne consiste qu à enterrer les ognoiiâ assez profondément pour que les labours ordinaires ne puis- sent pas les atteindre» Elles ne produisent jamais un plus bel effet que lorsqu'elles sont en grosses touffes. On ne doit, en conséquence , relever les ognons qu'au bout de plusieurs an- nées, et, lorsqu'on veut faire une plantation , ne diviser les trochées que le moins possible, (b.)

NïVEREAU. V. Pi?^soN de >'eige, article Frîngille. (v.)

NÏVEROLLE. T. ibid. (v.)

NIVULI. Nom que les Branies donnent à plusieui'S espèces d'EuPHORBES ; par exemple , Anxeiiphorljia aritiqitonim , nereifuUa et t'irucalli; trois espèces qui sont nommées par les babilans de la côte de Malabar schudida-calU , ela-callî , tiru- lalii. (ln.)

NIWA. r.NoEIE. (LN.)

NIWA-(iESA. L'un des noms japonais de ^A^^SERnsE «u GaÉNOPODE A BALAIS {^rheiiopodUim scopana, Llnn.). (Ll>î).

N O C ,3

NIWATOKA. Nom japonais d'une espèce de CoR- liîOLlLl.ER (rorni/s japom'ra , Tliunb.). (ln.)

KiXBLUME. Nom allemand de la Mouène {hydrocharis mursusranœ) et du Nvmpheau , deux pianles aquatiques, (lîn.)

NIXA. V. Naxicm. (ln.)

NJULCHA. Nom du Douleau chez quelques hordos tar- tares. (i.n.)

NJ UR-TU(i. Nom dîi Lède des marais (Jedumpaluslre^ Linn.) chez les Tartares Wostjaks. (ln.)

NLANNETONS. Nom que l'on donne, au rovaumc de Slam, à des insectes d'un beau vert doré. Seroit-ce le/jupresfis vittata de Fabricius , que les Chinois vendent aux Européens avec d'autres insectes btillans , tels que le sagra purpiina de leur pa} s ? (l.)

NO. C'est, en Chine , le Riz à grains glufineux. (^.^'.)

NOBERKt et NOHBERG ou NACHBERG. C'est dans le comté de Mansfeld , en Saxe , 1 Argile calcaire schisteuse et bitumineuse qui forme le sol sur lequel repose le schiste cuivreux, (ln.)

NORIR et NTWA. Noms japonais de l'AiL odoraiST {allium cnJorurn, Th.), suivant Thunberg. (lm.)

NOoLE-EPiNE. Nom vulgaire du Néflier aubépine. Dans les environs de Lille, on l'applique exclusivement aa YiNETiEiv ou Epine -viNLTTE. Foy. aussi l'article Aubé- pine, (b.)

NOBULA. C'est ainsi qu'Adanson nomme le genre Phyllis de Linnseus. (ln.)

NOCCA, Nocra. Arbrisseau à feuilles opposées, pétiô- lées , ovales -aiguës, dentées, à Heurs violettes à leur base , et blanches à leur sommet , ramassées dans les aisselles des feuilles supérieures, lequel forme un genre dans la penlan- drie monogynie, ou dans la syngénésie agrégée.

Ce genre, établi par Cavanilles et appelé Hutchin.sie par Alton , offre pour caractères : un calice commun mono- phylle , oblong, à six ou.huit divisions lancéolées, dont les extérieures sont plus larges; un calice propre, monophyllc, tubuleux , à cinq dents; une corolle universelle, uniforme ; une corolle propre , tubulée , pédicellée , divisée en cinq par- ties; cinq élauiines; un ovaire supérieur cylindrique, à style filiforme et à stigmate bifide ; une semence renfermée dans le calice propre , couronnée de poils à peine visibles.

Le réceptacle commun est creusé de trous ciliés en leurs bords.

Ce genre se rapproche beaucoup du Laxemanke.

^A N 0 C

Un autre genre du même nom , établi par Jacquln , s'ap- pelle actuellement Lagasca. (b.)

INOCCA. JNom italien de I'ëllébore noir (Helleèorui niger ^ Linn.). (ln.)

JNO(^Ci\EA. Silicule oblongue , presque tétragone, à loge polyspernie : tel est le caraclère essentiel de ce genre, fondé par Moënch pour placer Viheris rotundifotia, Linn. Ce genre est dédié à Nocca , professeur de botanique à Man- toue. Il n'a pas été adopté ; mais le nom est resté à un autre genre établi par Cavanilles, qui l'écrit «oca/ , etWildenow noccea. Ce genre a des rapports avecie teUanihus de Swartz. V. NorxA. (j.N.)

NOCCUS. Césalpin donne ce nom à une espèce de SciRPE {scirpus maritlnius) , qui est très-commune dans tous les marais d'Europe, (ln.)

NOCE. Synonyme de Noix en italien. Nocciuoldla signifie Noisette, (ln.)

NOCHELIS de Dioscoride. Cette plante est rapportée à la Ballote par Adanson. (en.)

NOCHIZO. Nom espagnol du Coudrier, (ln.)

NOCîiOl-NURlN. Nom kalmouck d'une espèce de Myosote {myosolis lappuhi ^ Linn.). (ln.)

NOCHOJA-ARAN {Vent de chien). Nom que les Tar- lares Kalmoucks donnent à la Herse (^nV>w/«5 ierrestris^ L. ).

(LN.)

NOCHTOTOLT. C'est, dans Seba, le 50z//-mang^amarro/ï pourpré^ à poitrine rouge. F. Soui-maNGA. (s.)

NOCKAINEN et NUCULAINEN.Noms de I'Ortie, en Finlande, (ln.)

NOCTILION ou BEC DE LIÈVRE, i\W///o, Geoffr., Dum. , lllig. ; vespertilio ., Linn., Gmel. ; /?/groyOi/5, Erxleb. Genre de mammifères carnassiers de la famille des cbeïrop- tères ou cliauve -souris.

Les noctilwns ont quatre dents incisives supérieures , dont les deux intermédiaires sont les plus larges; deux incisives inférieures placées en avant des canines, celles-ci fortes et au nombre de deux à chaque mâchoire ; quatre molaires tant en haut qu'en bas, à couronne garnie de tubercules aigus; museau court, renflé, fendu et garni de verrues ou de tu- bercules charnus ; le nez confondu avec les lèvres , sans crêtes ni feuilles niembraneuses , ni sillon sur le chanfrein ; les oreilles petites, laiérales et isolées; l'oreillon intérieur; la membrane interfémorale très-grande et saillante ; la queue moyenne , enveloppée en grande partie , et libre dans le r^ste , en dessus de cette membrane : deux mamelles situées

N O G iS

sur la poitrine; les ongles des pieds de derrière très-ro- bustes , etc.

Ces chauve-souris ont particulièrement des rapports avec les nyctinomes et les taphiens. Comme elles, les nyctinomes ont la lèvre supérieure largement et profondément fendue ; mais leurs oreilles sont très-grandes et réunies , et leur queue est libre au-delà et non au-dessus de la membrane inlerfémo- rale , qui est médiocrement développée. Les taphiens ont aussi le museau renflé comme celui dos noctilions; mais leur chanfrein est concave , et leur lèvre supérieure n'est pas fen- due. En outre , ces deux genres présentent des combinaisons différentes dans le nombre des dents incisives et molaires. Danslestaphiensontrouve:/'«ew. f-; can.-^; mol. |^» Et dans les nyctinomes : incis. ^ ; can. | ; mol. ^.

Les noclilions sont des chauve-souris de TAmérique méri- dionale , dont les habitudes n'ont point été observées. M. Cu- vier, dans son Règne animal., n'en reconnoît qu'une seule espèce. M. Geoffroy en distingue trois.

Première Espèce. NocTILION UNir.OLOR , Noctilio imicolor^ Geoffroy vespertilio leporinus , Linn. , Schrob, , Saeugth , tab. LX peruvlan bal., t*eunant, Shavv, Gai.,Zoo/. , tom. I, part. I, pag. 189 , pi. 4-i rhawe-souris de la vallée d Ylo , Eeuillée , Obs. i , p. 628 chawe souris rougeâtre de Azara

Ce noctilion est de la taille d'un rat ; tout son pelage est d'un fauve roussâtre uniforme; ses membranes sont d'un brun plus clair que celles des autres espèces.

Seconde Espèce. NoCTILlON A DOS R \YÉ , Nuciilio dorsati/.s ^ Geoffroy; ptcrupus leporinus^ Erxleb. Nous croyons pouvoir rattacher a cette espèce la description que Erxleben donne Ae son pterupiis leporinus , parce qu'elle rapporte expressément que la couleur générale esl d'un gris ferrugineux, avec une bande blanchâtre tout le long du dos.

L'ini^vidu de la collection du Muséum a seize pouces d'envergure environ, et son corps a trois pouces et demi de longueur ; le pelage est d'un fauve jaunâtre , avec une ligne dorsale étroite, plus pâle.

Troisième Espère. NOCTIHON A VENTRE BLANC, Noctiliq albioeniris , (leoffroy.

Un peu plus petîl que les deux premières espèces , celui- ci a le dos roussâtre , le ventre blanc et les membranes moins obscures que celles du noctilion à dos rayé.

Doit-on lui rapporter Xo. vespertilio leporinus du Pérou, var. i^. de Pennânt^ dont la tête et le ^as 90Q,t ^raa» et le rentre

i6 ^ 0 C

cendré? C'est ce qu'il est impossible de de'cider, attendu îc peu de rcnseignemcns que nous possédons sur ces chéirop- tères, (dlsm.)

ÏSOCTILION pOCxUE. M. Geoffroy avoit d'abord donné ce nom au Molosse mulot volant. (ntsM.)

NOGTILION LEPTUHE. V. Tapuien leptuue.

ÏSOCTILION LŒVKE. Voy. jNoctilion umcolor.

(desm.)

NOCTILUQUE, Noctiluca. Genre établi par M. Surirai parmi les radiaires. Il se rapproche beaucoup des Béuoés, et encore plus des Glèbes de Bruguières. Ses caractères sont : corps très-pelit , gélatineux , transparent , suLsphérique , réniforme dans ses contractions , et paroissant enveloppé d'une membrane chargée de nervures très-fines; bouche in- férieure, infundibuliforme contractile, munie d'un tentacule filiforme.

Cegenrenecontientqu'une espèce, qui se trouve danslamer voisine du Havre en si grande quantité, qu'il forme , suivant M. Surirai, une croûte épaisse à la surface de l'eau. C'est à elle qu'il attribue laphosphoresccnce de l'eau de la mer pendant Tété. J'ai aussi observé cet animal dans les mêmes parages, mais je n'ai vu en lui qu'un VoLVOCE ; et je me suis assuré et ailleurs que la phosphorescence de la mer étoit due à des milliers d'espèces différentes, (b.)

NOCTUA. Nom employé par M. Savigny pour désigner un genre des oiseaux de proie nocturnes, (v.)

:N0CTUA. V. Noctuelle, (o.)

NOCTUÉLITE. V. Noctuellite. (l.)

NOCTUELLE, Noclua, Fab. Genre d'insectes, de l'ordre des lépidoptères, famille des nocturnes, tribu des noctuéliies, ayant pour caractères: antennes sétacées, ordi- nairement simples ; une langue longue , cornée , roulée en spirale ; les palpes supérieurs très-petils, cachés; les deux inférieurs recourbés, avec le second article grand , fort com- primé , très-garni d'écaillés , el le dernier très-petit; corps tout recouvert de petites écailles, avec i'abdomen^onique ; corselet souvent huppé ; ailes en toit , dans le plus grand nombre; chenilles ayant ordinairement seize pattes ; quatre ou deux de moins dans quelques-unes ; chrysalide dans une coque , peu serrée , et le plus souvent placée en terre.

Les noctuelles, comme tous les autres lépidoptères, ont les ailes recouvertes d'une poussière écailftuse , que le moindre .frottement enlève , les inférieures sont plissées dans leur lon- gueur , au côté interne. On trouve ordinairement ces insectes dans les bois, les jardins et les prairies , autour des plantes les fenaellei vont déposer leurs œufs, ils ne volent guère

N O C ,^

que vers le corichef du soleil ; pendant le jour , ils restent cachés sous les feuilles, tapis le long des branches ou fixés sur des murs. Ils s'aceouplent presque aussitôt qu'ils ont quitté leur peau de nynlphe ; le mâle meurt après l'accou- plement , et la femelle quand elle a fini sa ponte.

Les chenilles de ces insectes ont seize pattes, rarement quatorze ou douze ; les unes ont le corps lisse , les autres l'ont plus ou moins velu. Elles se nourrissent des feuilles des arbres et des plantes. Parvenues à leur grosseur , elles se changent en nymphes ; les unes , celles qui sont ordinairement très-velues, subissent cette métamorphose sous des feuilles qu'elles lient avec quelqaes brins de soie ; les autres , et c'est le plus grand nombre, s'enfoncent dans la terre , elles font une espèce de coque avec des grains de terre qu'elles attachent ensemble avec de la soie. Beaucoup restent peu de temps sous la forme de nymphe ^ les autres passent îhiver dans leur coque, d'où l'insecte parfait sort le printemps suivant. Parmi ces ehenilles il y en a , suivant des observateurs, quelques espè- ces qui sont très -carnassières ; elles tuent non- seulement toutes les chenilles qu'elles peuvent attraper , mais encore celles de leur espèce ; elles les saisissent avec leurs mâchoires par le milieu du corps, et les sucent jusqu'à ce qu'elles n'aient plus que la peau.

Ce genre a été établi par Fabricius , mais Linnœus Ta- voit déjà indiqué ; il comprend les phalènes pourvues d'une langue, de sa seconde division (*2 * ).

Olivier, qui a décrit 4^9 espèces de noctuelles (^Encydop. méihod.), partage cette coupe , ainsi qu'on l'avoit fait précé- demment, en cinq familles: i.» ailes étendues; 2.° corselet lisse; ailes planes, en recouvrement, le bord interne des unes recouvrant le bord interne des autres; 3," corselet lisse; ailes penchées de chaque côté ; 4-° ai^es en recouvrement ; corselet en crête ; S.» ailes penchées ; corselet en crête. Mais ces divisions sont bien insuffisantes. Les auteurs du Catalogue systématique des Lépidoptères de Vienne ont établi , dans le même genre , vingt-cinq familles. Les caractères sont pris du nombre des pattes des chenilles, de leurs formes, de leurs couleurs, et du port d'ailes de l'insecte parfait. Cette distribution , supposant la connoissance des chenilles , ne peut être admise dans une méthode artifi- cielle. MM. Hiibner et Ochsenheimer ( Lépidoptères d'Eu-' rope) divisent en un grand nombre de genres celui des noctuelles de Fabricius. Schrank en avoit déjà établi quel- ques-uns (Fauna boicu). M. Ochsenheimer, qui a écrit le dernier, n'a donné à cet égard qu'aune simple nomencla- ture, et les caractères distinclifs de ces coupes, qui sem-

t8 N O C

blent correspondre, pour la plupart, à celles qu'avoient déjà proposées les auteurs du Catalogue sysi^maiique des lépidop- tères de Vienne , me sont inconnus. Si ces signalemens sont exacts , faciles à saisir et comparatifs , cet auteur aura bien mérité de la science.

Dans mes Cunsi de rations générales sur.Vordre naturel des in- sectes^ j'ai d'abord détaché des noctuelles, sous le nom gé- nérique d'ERÈBE , Erebus , plusieurs espèces presque toutes exotiques, ordinairement très-grandes, à ailes étendues hori- zontalement et dont le dernier article des palpes inférieurs est aussi long ou plus long que le précédent , et sans écailles. Telles sont les noctuelles zénohie^ strix , grand-duc, odorante, crépusculaire ^ mycerine de Fabricius ; la noctuelle alchimiste de notre pays me paroit même devoir y être l'apportée.

Les espèces dont les palpes inférieurs sont terminés par un article plus court que le précédent, et garni d'écaillés , composent le genre Noctuelle, Noctua , proprement dit; on pourroil en séparer les espèces dont les antennes sont en peigne, du moins dans les mâles. 11 en est d'autres, ainsi que la noctuelle concha, dont les palpes inférieurs sont remarqua- bles par leur grandeur; elles pourroient former aussi un genre propre. Les chenilles de plusieurs autres noctuelles n'ont que douze pieds , au Heu de seize , qui est le nombre le plus général. Ces espèces , dans un ordre naturel , paroissent encore devoir en être séparées. N'ayant point fait une étude particulière des genres que MM. Hiibner et Ochsenheimer ont établis dans celte section très-difficile des lépidoptères nocturnes , je me bornerai à coordonner à leur méthode la série des espèces de noctuelles indigènes que je mentionnerai dans cet ouvrage.

L Chenilles pourvues de seize pattes, dont les ventrales de la mêms grandeur.

I. Les ACRONICTES , Acronicta , Ochs. ; Apatelœ ^ Hiibner ; 'Noctuelles^ i\ B. du Catalogue des lépidoptères de Vienne.

Les chenilles sont velues et ressemblent à celles des bom- byx. La chrysalide est renfermée dans un cocon dont la soie est dense et hors de terre. L'insecte parfait a ordinairement le corselet en crête et les ailes inclinées et cendrées ou d'un gris obscur , avec une petite tache annulaire ; les antennes sont sétacées et très-grêles.

A. Ciienilles garnies de poils très-longs , sans tubercules.

T^OCTUELLE DE l'Erable , Noctua acerîs^ Fab. ; V Omicron ardoisé , Engram. , Papil. d'Europe , pi. 216, fig. agS. Ailes su- périeures d'un gris blanchâtre , avec des raies noires ondées

N O C ig

et deux taches la couleur du fond, arrondies, entourées d'une ligne noirâtre ; la seconde plus grande , presque en cœur; la base du ventre brune. La chenille vit sur le marro- nier d'Inde, l'érable, etc.; elle aie long du dos une rangée de taches, dont les unes blanches et les autres noires , et sur les côtés des touffes de longs poils implantés sur la peau , jaunes pour la plupart ; les autres sont rouges. Vers le mi- lieu de juillet , elle quitte l'arbre dont les feuilles lui ont servi de nourriture, se cache dans quelque trou de mur ou sous la saillie de quelque toit, y file sa coque, quelle épaissit et fortifiée à l'intérieur avec les poils de son corps qu'elle s'est arrachés. Au bout de quelques jours , elle s'y transforme en nne chrysalide d'un brun rougeâtre, et qui n'éclôt qu'au prin- temps suivant.

B, Chenilles tuberculées.

Noctuelle cheveux - d'or , Nucfua auricoma^ Fab. ; la Chevelure dorée ^ Engram., ii/</., pi. 2i3,pag. 28g. Ailes supé- rieures d'un cendré pbscur, avec des raies et des caractères noirs : extrémité des pieds annelée de blanc.

Sa chenille vit sur la ronce , l'airelle , la bruyère, le bou- leau blanc ; elle est noire , avec les pattes d'un rouge fauve , et une suite de verrues ou de tubercules de la même cou- leur , et d'où partent des faisceaux de poils fauves.

Noctuelle TRIDENT, iVoc/wa ^nWcrts, Oliv. ; Noduapsî^ Fab. ; la Trident^ Engram. , ibid. ,, p. 212, fig, 287. Ailes su- périeures cendrées , avec des taches très-noires , trifides ; les inférieures noirâtres.

La chenille se trouve sur l'aubépine. Elle est noire, un peu velue, avec une raie jaune sur le dos , divisée en deux par une ligne noire; le quatrième anneau a une éléva- tion conique et velue ; les côtés du corps ont des points blancs et des points rouges ; au-dessous est une ligne de cette couleur.

Noctuelle psi , Noctua psi , Oliv. ; Nofiua fn'dens, Fnb. ; le Psi, Engram., ibid., pi. 212 , fig. 286. Ailes supérieures d'un gris blanchâtre, avec une ligne à la base et des caractères noirs ; les inférieures blanches. Sa chenille est très-commune dans nos jardins , et vit sur l'abricotier et sur le prunier; elle est noire , un peu velue , et offre , comme la précédente , une élévation conique , sur le quatrième anneau; le dos a une large raie jaune; les côtés ont des taches rouges ; les trois premiers anneaux n'en ont qu'une , tandis qu'il y en a deux sur chacun des suivans.

Celte division comprend encore les noctuelles : Trirgace- phala ^ rumicis y eiipJiorbiœ., etc.

20 N 0 G

2, Les DiPTHÈRES, Diplhera, HUbn., Ochsenhcimer.

Un» parile de la divison II , E, des noctuelles du Cata- logue des lepidoplères de Vienne. Cofselet en crête ; les ailes en loit, comme dans la aeclion précédente. Chenilles velues.

NoCTi'ïLLE JOYEUSE, Nodua /lulifica , Fab. ; la Joyeuse y Engram., iùid., pi. 226, fig 323. Ailes supérieures d'un blanc jaunâtre, avec un grand nombre de raies noires en zigzag, et une suite de taches de cette couleur sur la frange ; abdomen jaune, avec trois rangs de points noirs.

La chenille , que les uns disent se trouver sur le chêne, et que les autres font vivre sur le saule , est velue et luberculée , rayée de bleu et de jaune , avec des taches blanches près de la tête et à rextrémité postérieure du corps. La chrysalide est noire , avec des angles rouges, et renfermée dans une coque.

MoCTUELLE d'avril, Noclua apriUna ^ Fab.; VAonlière , Engram., ibid., p. 227, fig. 335. Corselet d'un blanc verdâlre, avec deux bandes noire;s , transverses, dont la postérieure interrompue; ailes supérieures d'un blanc verdâlre , avec des taches blanches ; trois bandes sinuees, irrégulières , in- terrompues , noires , et une suite de taches lunulées , noires , surmontées de blanc , sur le bord postérieur ; abdomen gris.

La chenille se trouve , au mois d'avril, sur le chêne. Elle est d'un noir bleuâtre , velue, avec trois taches d'un blane jaunâire sur le dos, et une suite de plusieurs autres taches roussâtres.

\ud xïOCiueWe panthea deFabricius ( cœnohita , Esp., Hiibn. ) est de cette division.

3. Les CoLOCASiES, Colorasia, Ochsenheimer.

Le bombyx cojyli de Fabricius et sa noctuelle géographique ( bombyx scricina , Hiibner ).

4.. Les Fœcilies , Fœcilia, Schr. , Ochs. ; Jaspidia , Hiib.

Ce genre se compose d'une partie des divisions II , E , et II , \ , des noctuelles du Catalogue des lépidoptères de Vienne ; le corselet est huppé ou en crête , et les ailes sont en toit.

Noctuelle du Lichen , Nocfua lichems, Fab. ; la perle ^ Engram, tizV/., pi. 226, fig. 322. Ailes supérieures (ainsi que le corps) verdàtres en dessus avec diverses taches noires , noirâtres en dessous.

La chenille se nourrit des lichens des murs.

Noctuelle perle , Noclua perla , Fab. ; la glandifère , Eagram., ibid. , pi. 226, fig. 32i. Ailes supérieures cendrées, avec des lignes ondées noires et deux taches noirâtres.

Sa clienille vit de la même manière que la précédente.

N O C =1

Noctuelle pariétine , Nortua àlgœ , Fab. ; l^oci. , Deg. ; Hsp. Lepid., tom. 4-» lab. 14.8, fig. l^.-S. Corselet en crête, ailes penchées , les supérieures obscures , avec deux bandes ver- dàlres.

La chenille vit sur le lichen saxatilis et quelques autres végétaux.

Cette division comprend en outre les noctuelles spolia- ùicula , rapirirula^ etc. , du Catalogue systématique des lépi- doptères de Vienne.

5. Les Episèmes , Episema , Ocbs. graphiphorœ , hetero- morphce, , Hiibner.

Corselet huppé ; ailes en recouvrement ; antennes des mâles pectinées. Chenilles rases.

Noctuelle I tsoir, Noclua cincta, Fab. ; noctua\ dnctum, Hiibn. Lepid., tab. 3o , fig. i44- Dessus des ailes supérieures obscur, ayant au milieu une tache grise entourée d'une ligne sinueuse noire , avec une petite tache transverse de cette couleur au centre ; d'autres taches noires sur le bord postérieur.

Noctuelle gothique , Nortua gothîca , Fab. ; ejusd. nun- airum ; Xdi gothique ^ Engram. , ihid.^ pi. 266, fig. 422. Dessus des ailes supérieures brun , avec un arc et un point noirs au milieu.

La chenille vit sur une espèce de caille-lait ; elle est rase ; d'un vert jaunâtre , parsemé de points jaunes , avec une ligne jaunâtre sur le dos , et une raie blanche de chaque cAté.

6. Les Agrotis , Agrotis^ Ochs. ; Agivtes, graphiphorœ^ Hubner.

Corselet en crête; ailes en recouvrement; antennes des mâles pectinées; chenilles rases.

Noctuelle rectangle , Noctua redangula , Fab. ; le paie noir y Engram. ihid. pi. 266 , fig. 4-23. Corselet noir en devant ; dessus des ailes supérieures obscur, avec quatre taches noires au milieu, dont deux à la côte.

Sa chenille se trouve sur le mélilot.

Noctuelle du froment, Noctua tritia\ Oliv.; Hubner, Lepid. ^ noctua^ lab. Sa, fig. i5i. Dessus des ailes supérieures cendré , avec deux lignes plus claires bordées de noir , et deux taches entre elles , dont la supérieure allongée , noire , plus claire dans son milieu, et dont l'inférieure presque en forme de rein, entourée d'un anneau noir; ailes inférieures blanches.

Sa chenille vit sur les épis de froment; elle est rase, jaune , avec trois raies longitudinales blanches.

Noctuelle moissonneuse , Noctua segetis^ Fab. ; la Mois- sonneuse , Engram. , Aid. , pi. 278 , fig. 4^4* Ailés supérieures

aa N 0 C

d'un gris ferrugineux, avec quatre raîes plus claires, et deux taches, dont la supérieure petite , oblongue, pâle, située vers le milieu , et dont l'inférieure rénifornie , noirâtre, bordée de gris ferrugineux ; ailes inférieures blanches.

Sa chenille vit dans la terre, et ronge les racines du blé et celles de quelques autres plantes ; elle est rayée longitu- dinalement de brun et de gris obscur, avec une raie plus claire sur le dos, et quatre points noirs sur chaque anneau; les derniers ont souvent des taches jaunâtres.

Noctuelle exclamation , Noclua exdamationis , Fab. ; la Double tache ^ Engram. , ibid.^ pi. ayS , fig. 4-42- Dessus des ailes supérieures d'un gris de souris, avec un trait et une ou deux taches noires ; les ailes inférieures blanches -, les mC'jnes cendrées dans la femelle.

liCS noctuelles signifem ^ siiffusa ^ valtigera ^ fumosa, pyro- phila , flammaira àe. Fabricius, une autre espèce dont la che- nille vil sur le pancratium maritimum , et nommée pour cette raison , pancralii, sont rapportées à la même section.

7. Les Graphiphores , Gmphîphora ^ Hiibner , Ochsen- heirrier. Corselet en crête ; ailes en recouvrement; antennes des mâles peclinées ; chenilles rases.

Noctuelle augur , Noctua atigur, Fab. ; Hubner, îbid. , tab. 3i , fig. 14.8. Dessus des ailes supérieures obscur, avec diverses taches , en forme de caractères, noires, et une tache postérieure de cette couleur, formée par une suite d'arcs.

-liiocTU elle CORDON-BL ANC , iVo/:/Ma/5/e/;/fl, Fab.; le Cor- don blanc, Engram., ibîd. , pi. sGj, fig. 4-J9- Dessus des ailes supérieures brun ; un peu plus de la moitié antérieure de leur côte , une ligne située vers l'extrémité postérieure, et le contour des deux taches ordinaires , blanchâtres.

Sa chenille est verte , avec la tête brune , et vil sur le caille-lait.

Noctuelle C.-noir , Noclua C.-nigmm , Fab.: le C.-r2oir, Engram. , ibid. , pi. 267, fig. 424- Corselet obscur, avec sa partie antérieure blanchâtre et marquée dune raie roussâ- tre ; dessus des ailes supérieures d'un gris foncé , avec une tache noire , en forme de C , au milieu , et une autre tache en dessous , réniforme et d'un gris jaunâtre ; ailes inférieu- res blanches.

La chenille est mélangée de gris et de brun , avec de pe- tites lignes transversales noires , et une raie longitudinale de chaque côté. Elle vit sur Tépinard.

Nofa. Plusieurs autres noctuelles représentées par Esper et Hubner se rangent dans cette section. Ces espèces, ainsi «jue celles des dcu>i divisions précéfjenles,, ont les ailes près-

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que horizontales et en recouvrement au bord interne. Les antennes des mâles sont sensiblement peclinées. Ce dernier caractère distingue ces noctuelles de celles de la division sui- vante qui , par leur port d'ailes et quelques autres parlicula- rilés , ont de l'affinité avec les précédentes.

Ces espèces composent^s divisions II , M et N, du Ca- talogue systématique des lépidoptères de Vienne.

Les chenilles sont allongées, presque cylindriques, rases, subissent leurs métamorphoses en terre , et s'y cachent même souvent le jour. Plusieurs rongent les racines de divers vé- gétaux.

8. Les TripHjENES, Tn'phœna , Ochsenheimer.

Noctuelle hibou , Noctua pronuha , Fab. ; la FUmcce , Engram. , ibi'd.^ pi. 270 et 271 , fig. l^.?^f^.\ la Phalène hihuu ^ Geoffroy. Corselet en crête ; ailes en recouvrement; (b-ssus des supérieures cendré ou brun, avec une tache noirâlre en forme de rein , près du milieu , et une petite tache noire, à la côte , près de son extrémité ; ailes inférieures jaunes, avec une bande noire , transverse , près du bord postérieur.

La chenille vit sur le séneçon, la laitue, l'oseille, la primevère et quelques autres plantes. Elle est rase , presque cylindrique , verte ou d'un vert-jaunâtre , quelquefois brune, avec deux petites lignes noires , longitudinales , sur la plu- part des anneau.^, et une raie jaune, longitudinale, de chaque côté.

Noctuelle suiva>;te, Nodua orbona , Fab. ; la Suhanle^ Engram. , ihid. ^ pi. 272, fig. 4-^5. Très-voisine de la précé- dente , mais ayant près du milieu des ailes inférieures une tache noirâtre et arquée, outre la bande noire située près du bord postérieur.

Sa chenille vit sur la morgeline.

Noctuelle gris-df.-lin, JSocUia linogrisea^Y-Ah.; la Li- gnée^ Engram., ibid. , pi. 272, tig. 4-3G. Semblable à la noc- tuelle hibou quant aux ailes inférieures, mais ayant le des- sus des supérieures plus varié , avec une bande ferrugi- neuse transverse près du bord postérieur , et près du milieu du bord interne une tache particulière, sur laquelle est pla- cé wn trait noir formant un angle.

Noctuelle FRAINGÉE , Nocluafimbria , Fab. ; la Frangée , Engram., ibid.^ pi. 26g, fig. 4^2. Dessus dos ailes supérieu- res d'un gris fauve , avec quatre raies et deux taches annu- laires; le dessus de l'abdomen et les ailes inférieures d'un jaune souci; une bande noire tr.ès-large , en forme de trian- gle allongé sur ces ailes ; le milieu du côté inférieur des supc-» ricurcs de cette couleur.

La chenille noarrit des racines de primevère , de

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pomme-de-lerre , eic. Elle est d'un gris un peu fauve , avec une ligne dorsale blanchâtre, et des points noirs sur les cô- tés , entoures d'un cercle blanchâtre ; son corps est épaissi vers son extrémité postérieure.

Noctuelle JATSTHINE, Nodua janlhina , Fab. ; le Cas(/ue ^ Engram. , i/nd. , pi. 270 , fig. 433i|j^)essus des ailes supérieures d'un gris-violet , avec deux taches annulaires et deux bandes Iransverses plus pâles : dessous des mêmes ailes, bordé de jaune; ailes inférieures de cette couleur, avec une bande noire , transverse , près du bord postérieur ; leur base noi- râtre en dessus.

La chenille est blanchâtre, rayée de noirâtre, el se nour- rit de la plante nommée pied-de-veau ; mais elle la quitte et se lient cachée hors du temps de ses repas.

9. Les Amphipyres , AmpJiîpyra^ Ochs. ; Pywphilœ\, Hubner.

Noctuelle pyramide , Noctua pymmidea , Fab. ; la Pyra- mide ^ Engram., ibid. , pi. 233, fig. 337. Corselet en crête ; ailes un peu inclinées -, le dessus des supérieures d'un gris noirâtre, avec des raies plus claires, ondées, bordées de noir, et une petite tache grise, arrondie , ayant un point noir central ; ailes inférieures d'un brun ferrugineux.

La chenille est rase, verte , avec des lignes et des points blancs; le dessus de son dernier anneau s'élève en forme de pyramide pointue. Elle vit sur différens arbres , mais plus parliculièrenienl sur le chêne.

Noctuelle du salsifïs , Noctua traf^opogonis , Fab. ; Trlponctiice ^ Engram., ihid. ^ pi. 234-, fig. 338. Corselet en crête; ailes inclinées; le dessus des supérieures d'un gris foncé , avec trois points noirs au milieu, formant un triangle; les inférieures d'un gris ferrugineux.

La chenille est d'un vert clair , avec cinq lignes longitudi- nales blanches; elle vit sur les salsifis, l'épinard , la pa- iience, le chou, etc.

M. Ochsenheimer place dans ce genre les noctuelles /t/r<z , îîmla , perjlua el spectium de Fabricius. Celte dernière , le Spectre, Engram., ihid.^ pi. 32o, fig lîGa , qui se trouve dans les déparlemens méridionaux de la France , est une des plu's grandes. Son corps et ses ailes sont d'un gris cendré un peu brun; le dessus des supérieures offre Irois raies ondées , obscures, dont la dernière est conliguë à une autre ligne , mais d'un gris clair ; le milieu a une tache rémforme peu njarquée. Suivant de \iilers, la cheîiille est rase, verte, avec des lignes noires , longitudinales. On croit qu'elle se nourrit sur le genêt. Je présume, par analogie, que ses patles mem- braneuses et anféricmes son! x\\u^ ronrles <}ue les .<;nlvantes ,

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et que celte espèce doit être placée près de la noclneile lu- naris de Fabricius el autres , composant le genre ophiusa àjs M. Ochsenheimer. Elle en a d'ailleurs le port.

lo. Les Mormons , Mormo , Ochs. ; Lémures ^ Hiibner. M. Ochsenheimer rapporte ici la Noctuelle maure , Noctua maura , Fab, ; la Maure , Engram., ihid. , pi. 3 19, fig. 56i ; mais je pense qu'elle appartient à la même division que les noctuelles specirum , lunaris, etc. Cette espèce après de troispouces de largeur, les ailes étendues. Son corps est d'un gris très-foncé. Son corselet est en crête; les ailessont presque horizontales , ou en toit, très-écrasées el dentées ; le dessus des supérieures offre à la côte et au milieu plusieurs taches noirâtres; il est traversé , vers les deuxtiers de sa longueur, par une bande un peu anguleuse , pareillement noirâtre ; le dessus des inférieures est noirâtre , avec deux raies grises iransverses, dont Tune au milieu et l'autre au bord posté- rieur.

On la trouve sur les murs , et quelquefois nfiême sous les ponts. La chenille, selon Engramelle , vil sur l'aubépine. Elle est noirâtre, avec une raie grise sur les côtés.

M. Ochsenheimer comprend encore dans ce genre la nôe- taelle typica de Fabricius.

II. IjCsHadÈnes, h adena , s chr. , Ochsenheimer. L'espèce la plus commune de cette division est la Noc- tuelle méticuleuse , Noctua meiîculosa de Fabricius ; la rraintioe^ Engram., ibid., pi. 290, fig. 487- Corselet en crête , gris , rayé finement de brun en dcs^mt ; ailes en toit; bord postérieur des supérieures festonné et un peu échancré près de l'angle interne ; leur dessus gris , nuancé d'incarnat, avec une grande tache triangulaire , verdâtre , et deux autres petites ; une double raie noirâtre le long du bord posté- rieur.

La chenille a été nommée par Goëdart , la méticuleuse ou rraintive , parce qu'elle se cache le jour et ne sort que la liait pour manger. Elle se nourrit d'un grand nombre de })lantes , comme la giroflée, Tortie , la mercuriale, l'ab- sinthe , la pimprenelle , la primevère, la lavande, etc. Elle est rase , d'un vert foncé , avec une raie fine d'un blanc jaunâtre sur le dos , et deux autres jaunes , une de chaque côté. Elle paroît dans nos jardins avant la fin de l'hiver, et même pendant cette saison, entre en terre pour se méta- morphoser, en février, mars ou avril, selon la tempéra- ture. L'insecte parfait éclôt en mai ou en juin.

Noctuelle de la fougère , Noctua pteridh , Fab. ; lu Ju- oeniine ^ Engram., ibid. , pi. aSi , fig. 334.. Klle a , comme la précédente, le corselet en crête , les aiîes en toli, el le

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bord postérieur des supérieures denté. Leur dessus est rou- geâtre , mais avec du noirâtre à la base et au milieu , ce qui divise la couleur du fond en deux grandes bandes ; on y voit aussi quelques taches blanchâtres. Les pattes antérieures sont roussâtres et très-velues ; de le nom de manicata , que ."Villers avoit donné à celte espèce.

Les noctuelles populaiis, dentina ^ rUmlarts ^ lucipara, con- £giia f coînfergens ^ ligustri , de Fabricius, sont rangées par M, Ochsenheimer dans le même genre.

12. Les MisÉLiES , MW/a , Hiibner, Ochsenheimer.

Les bombyx annulata ^ oleagina y de Fabricius ; ses noc- tuelles , compta , culta , oxyacanlhœ , bimaculosa.

i3. Les Polies, Polia ^ Hiibner, Ochsenheimer.

Le bombyx celsia , de Fabricius ; ses noctuelles , serena , seladonia , flavicincia , advenu , ocndla , polyodun , prasina , et la suivante :

Noctuelle cm, Noclua chi ^ Fab. ; la Gloutewne y En- gram. , ibid. , pi. 24.1 j fig. 354- Corselet huppé ; ailes en toit; le dessus des supérieures d'un gris blanchâtre, mar- bré et rayé d'obscur, avec une petite ligne noire vers la base , une autre derrière les taches ordinaires , représentant la lellre -J/ des Grecs , et deux rangées de taches noires vers l'extrémité , dont les supérieures tricuspidées.

La chenille est rase, verte , avec deux raies blanchâtres de chaque côté. Elle vit sur i'ancolie vulgaire, le laileron , le glouieron , etc.

14.- Les AcHATiES , Acathia, Hiîbn. ; Trachea , Ochsen- heimer.

Les noctuelles : afriplids , prœcox , picta ^jlammea ( la même que le bombyx spreta') de Fabricius.

i5. Les Apamées, Apamœa ^ Ochsenheimer. Les noctuelles : cinerago , strlgilis , basUinea , cœspilis ^ gra— minis , de Fabricius.

16. Les Mamestres , Mamestra, Ochsenheimer.

Les noctuelles : pisi, oleracea , chenopodiï, de Fabricius , et les deux suivantes :

Noctuelle de la persicaire, Noctua persirariœ, Fab. ; laPolygonicre , Engram. , ibid.^ pi. 282, fig. 335 ; V Omicron géographique, Geoff. Corselet huppé ; ailes en toit; dessus des supérieures brun, avec quatre raies ondées, grisâtres ou jaunâtres, et une petite ligne blanche , accompagnée de poinis de la môme couleur , sur le bord postérieur ; la tache réniforme ordinaire blanche , avec le centre jaunâtre.

La chenille est verte ou grisâtre , avec une ligne longitu- dinale blanche sur le dos , une double tache noirâtre sur les premier, quatrième et cinquième anneaux , et une élévaliou

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conique sur le dernier. Elle vit sur la persicaire , la renouée et quelques plantes potagères , auxquelles elle fait , dit- on , beaucoup de tort.

Noctuelle du chou, Noctua brassicœ ^ Fab.; la Brassî- caire , Engram. , ihid.^ pi. 277, fig. 4-S6. Corselet en crête ; ailes en recouvrement ; dessus des supérieures d'un gris obs- cur mélangé de noirâtre, avec un crochet noir derrière la première tache ordinaire , un peu de blanc au-dessous de la seconde , et deux raies blanchâtres et ondées par-delà.

La chenille est rase,, d'un vert obscur ou brun , plus clair en dessus , avec une ligne plus foncée sur le dos , et une ligne jaune de chaque côté. Elle se trouve sur le chou.

17. Les Thyatires, Thyalira ., Ochsenheimer. Noctuelle iîatis , Noctua La/is, Fab. ; lu Bâtis , Engram,

ibid. , pi. 281 , fig. 333. Corselet sans crête ; ailes inclinées; les supérieures d'un gris foncé , avec cinq taches d'un blanc incarnat , dont le milieu est plus obscur.

On trouve la chenille sur la ronce , en juin, juillet et août. Elle est d'abord verdâtre, et devient ensuite brune ; plusieurs de ses anneaux ressemblent à une pyramide tétraèdre; la pre- mière , et qui est formée par le second anneau , est four- chue à son sommet. Elle se file , en automne, une coque légère , d'un jaune-brun , et l'insecte parfait n'éclot ordinai- rement qu'en mai ou juin de l'année suivante. Quelquefois, cependant , ce développement a lieu vers la fin de septem- bre de la même année. M. (^)chsenheimer associe à cette espèce , la noctuelle derasa de Fabricius.

18. Les Calyptres, Calyptra^ Ochsenheimer. Antennes un peu pectinées ; palpes inférieurs plus grands

que la tête , avec le dernier article allongé ; corselet en crête-, ailes en recouvrement ; les supérieures découpées ou angu- leuses au bord postérieur.

Noctuelle découpée , Noctua lilmtn'x, Fab. ; la Découpure, Engram., îbïd., pi. ig5 , fig. a58. Corps ferrugineux; dessus des ailes supérieures mélangé de celle couleur et de gris- brun , avec un point blanc à la base ; un ou deux autres de la même couleur , plus bas , séparés du précédent par une raie grise et sinuée ; trois autres raies grises , en arrière de ceux-ci.

La chenille est verte , avec une ligne d'un vert obscur sur le clos , et une ligne noire , très-fine , de chaque côté. Elle vit sur le saule , l'osier et le rosier ; elle n'entre pojnt en terre, et subit sa métamorphose dans une coque formée de feuilles rapprochées et liées avec des fils de soie- Ce l/ombix capucma d'Esper , ou celui du thaUctrum d'Hub- îier , est de celle divisiop.

2^ N O C

19. Les Mythym^ses , Mythymna , Ochsenheimer.

Les noctuelles : ncelosellœ ^fcrra^o , alhtpuncta^ conigera de Fabricius, el la suivanle.

Noctuelle TURQUE, Nortua Uirca , Fab \la Turque, Engr., ihid. , pi. 294. , fig. 4.97 Corselet en crête ; ailes en loii; dessus des supérieures d'un jaune fauve , jaspé d'obscur, avec deux raies noirâtres, l'une près de la base , el l'autre près du bord postérieur; une tache allongée , transversale , jaune , entou- rée de noirâtre, dans l'intervalle.

La chenille vit sur une espèce de jonc {pihsiis^. Elle est d'un rouge-brun, parsemée de petits points plus foncés, avec une large bande de chaque côté , et des lignes do»'sales , d'un brun clair; la tête est d'un brun foncé. CeMe rhcnillo ériot en automne , et se lient dans la terre pendant l'hiver. On la trouve arrivée à la moitié de sa croissance dans les pre- miers jours du printemps; elle fait son séjour dans les prai- ries, tout près de la terre. Elle se Iransfo'me, au commen- cement de juin , entre d;'s brins d h rbe enlacés , el la noc- tuelle paroît un mois après.

20. Les Orthosies, Orthosia, O 'iscnbeimer.

Les noctuelles cœcimnrula , iii^'nhlli^ , m'inda , tyrarilis , ce- rast\ minîosa^ nitida^ humills ^ lychnidis, pisladna de Fabricius; son bombyx Iota.

21. Les Caradrines , Caradr.'na , Of hsenhcimer.

Les noctuelles quadripunctala , hlanda , quercus , vi'rens , de Fabricius.

22. Les Simyres , Simyra , Orbsenbeimer.

La noctuelle neivosa de Fabricius , el quelques autres d'Hiibner.

23. Les LEUCA^"IES, Leucania^ Ocbs, ; Hellophilœ, Hubner. Les noctuelles ^a//f/75 , les/-. aVnim de Fabricius.

Cette division et les quatre précédentes embrassent en grande partie les sections 11 Q , R , du Catalogue systéma- tique des lépidoptères de Vienne.

24. Les NoNAGRiES , Nonagn'a , Ochsenheimer. Plusieurs noctuelles dont les chenilles vivent sur des plan- tes aquatiques , et la suivante :

Noctuelle du roseau , Noctua anmdinis , Fab. ; la Mas- SPtte^ Engram. , ihid. .^ 296, fig. 5o3. Corps cendré ; corselet uni; ailes en toit; le dessus des supérieures d'un gris obs- cur, luisant, pointillé de noir; trois petits points plus clairs que le fond , sur le bord antérieur ; huit crolssans noirs , pris du bord postérieur; ailes inférieures pâles , avec une lac^e centrale , et les bords extérieurs plus obscurs.

La chenille est d'un vert terne , avec quelques tubercules noirs, sur chaque anneau , d'où part un poil presque imper

N O C ,rj

ceptible. Elle vit dans l'intérieur des tiges du roseau et de la masselte. On croit qu'elle nuit aux chevaux qui mangent ces plantes, lorsqu'elle s'y trouve en grand nombre. Elle s'y métamorphose , et l'insecte p rfait en sort au bout de quel- ques semaines.

25. Les GoRTiNES , Gortlna , Orhsenheimer. Noctuelle drap dor , Nurtua rutUaf^u , Fab.; UBrap-d ar^ Engram. , ibid., pi. 3o2 , fig. 517. Dessus des ailes supérieu- res, jaune, avec plusieurs raies transverses , et de petits points ferrugineux; une bande à rexlrémiié et une autre à la base , obscures ; les deux taches annulaires très-distinctes.

La chenille vit de la moelle du glouleron et i\\i verlasnim ihapsus. Dans sa jeunesse , elle est , suivant Sepp , jaunâ- tre , avec la tête et la plaque du premier anneau du corps , noires et des arêtes brunes. Elle ne touche point aux feuilles du glouteron, et ne se nourrit que de sa moelle ; elle s'y in- troduit par un petit trou rond, et s'y pratique un logement. Elle marche d'abord à la manière ans arpentenses , ne se servant que de douze pattes ; mais après sa première mue , elle marche avec ses seize pattes. Après la dernière mue, le corps est en partie couleur de terre , et en partie blan- châtre, avec la tête d'un jaune pâle ; le bouclier du cou et l'anus, noirs; les anneaux sont chargés de points de cette cou- leur, disposés régulièrement. A mesure qu'elle gagne le haut de la tige , le bas se remplit de ses excrémens. La plante épuisée , elle passe à une autre , et s'y introduit de la même manière ; c'est qu'elle subit sa métamorphose. L'insecte parfait sort ordinairement au mois d'aotit , après avoir passe trois ci quatre semaines en état de chrysalide.

26. Les Xanthies , Xanthia , Hiibn. , Ochsenheimer. Cette division, la précédente, et une partie de la suivante, répondent à celle des noctuelles qui est désignée par la let- tre S , dans le Catalogue systématique des lépidoptères do Vienne. Les chenilles sont rases , avec la tête ordinairement jaunâtre, et d'une seule couleur; le corps, son dessous prin- cipalement, a une teinte claire et agréable. La métamorphose s'opère en terre. L'insecte parfait a une crête aiguë , sur le corselet; les ailes en toit ; les supérieures d'un fauve vif ou jaunes, et souvent traversées par trois raies obliques, plus foncées ; les ailes inférieures ordioairemenl blanches. Noctuelle safranée , Noctua croceago, Fab. ; la Safranèe, Engram. , ifdd. , pi. 3o2 , fig. 5 18. Tête , corselet et dessus des ailes supérieures, d'un jaune fauve ; ces dernières sont traversées par trois raies obscures, et ont six petits points blancs à la côte.

3o N 0 C

La chenille est jaunâtre , avec une raie obscure le long du dos , et des lignes obliques , d'un jaune orangé , sur les cô- tés. Elle vit sur le chêne.

Noctuelle éblouissante , Nort. aurago , Fab. ; VÉMouis- sante y Engram. , ibid. , pi. 3o3 , fig. Sao. Tête et devant du corselet , d'un jaune un peu fauve ; dos de cette dernière par- tie , d'un jaune orangé ; milieu du dessus des ailes supérieu- res, de cette même couleur; la base et l'extrémité, d'un jaune ferrugineux , coupé par des raies plus vives ; les deux taches annulaires, d'un jaune rouge.

La chenille est grise , avec des lignes noirâtres et obliques. Elle vit sur le peuplier.

Noctuelle citronelle , Noct. cltrago , Fab. : la Citronnelle^ Engram. , ibid. , pi. 3o5 , fig. 627. Tête, corselet et dessus des ailes supérieures , d'un jaune ferrugineux; ce dessus traversé par quatre raies d'un jaune rouge , presque droites ; la pre- mière tache annulaire placée entre la seconde et la troisième raie; la seconde ou celle qui est réniforme , située entre la troisième et la quatrième.

Degéer a trouvé sa chenille sur le tilleul. Elle est d'un gris-brun, avec des taches noirâtres. Suivant Fabricius, elle vit sur le saule et le prunier à grappes. Cette division com- prend encore les noctuelles luteago ^ riifina , sulphurago ^Jlava- go , cenigo et gihago de Fabricius.

27. Les CosMiES , cosmia y Hubner , Ochsenheimer. Noctuelle nacarat , Noctua diffinis , Fab, ; le Nacarat,

Engram., ibid. , pi. 3ii , fig. 54.3, Corselet huppé; ailes en toit ; les supérieures couleur de rouille , avec trois taches blanches à la côte , et d'où partent autant de lignes grises un peu sinueuses.

La chenille vit sur l'orme et sur le charme. Elle est verte , rayée de blanc, avec la tête et les pieds noirs.

Noctuelle TRAPÉziNE,iVbrfua/ra/jezmrt, Fab.; pi. M 17, 3 de cet ouvrage; la Trapèze ., Engram., ibid. , pi. 3i3, fig. 546. Corselet uni ; ailes en recouvrement , jaunâtres ; dessus des supérieures ayant une bande plus foncée , presque en forme de trapèze , avec un point noir au milieu ; une suite de points de la même couleur près du bord postérieur.

La chenille est rase , verdâtre , avec des raies dont les unes cendrées , les autres blanchâtres, jaunes, et quelques points noirs sur les anneaux. Elle vit sur le coudrier, le hêtre, l'é- rable , l'osier , le chêne , attaque quelquefois d'autres che- nilles , cl n'épargne même pas celles de sa propre espèce.

La noctuelle affinis de Fabricius est de la même division.

28. Les Cérastides, Cerastis , Ochsen,; gtaetx^ Hubner.

N 0 G 3i

Les noctuelles rubricosa^ ruhiginea , vaccinii , polUa , silène et satellltia de Fabricius.

ag. Les Xylènes , Xykna , Hiibn., Ochsenheimer. Cette division et la suivante répondent à celles II, i et Il , K , du Catalogue s^'stématique des lépidoptères de Vienne.

Les chenilles sont rases , souvent tachetées de manière agréable , ou rayées , et vivent en plein air ; plusieurs ne se nourrissent que de fleurs.

La métamorphose s'opère dans la terre , et la coque est tantôt formée avec les particules que la chenille en a déta- chées, tantôt avec une toile légère.

Ces noctuelles ont ordinairement le corps étroit et allongé,' une trompe longue , et dont la longueur est même déjà re- marquable dans la chrysalide ; la huppe du corselet s'avance^ dans plusieurs , au-dessus de la têle ; les ailes supérieures sont souvent de la couleur du bois , avec des veines ou des taches.

NocrUELLE INCARNAT , Nortua delphinii , Fab. ; F Incarnat, Engram. , ihid. , pi. 3io , fig. 538. Corselet en crête; ailes ea toit ; dessus des supérieures rose à leur base ; d'un rose foncé ensuite , avec le milieu traversé par une large bande d'un blanc un peu rose , sur laquelle est une tache obscure, et extérieure ; l'autre partie de l'aile divisée en deux ban- des , dont la supérieure d'un rose foncé , et l'autre , d'un rose clair.

La chenille est rase, jaunâtre ou rosée , ponctuée de noir, avec deux raies d'un jaune de soufre sur le dos, entre les- quelles sont des taches noires , îrrégulières, souvent réunies. Elle se nourrit de la plante nommée pied-d' alouette ( delphi- nium ) , entre en terre vers la fin de l'été , pour se changer en chrysalide ; l'insecte parfait n'éclôt que l'année suivante. Noctuelle de la linaire, Nodua linariœ , Fab. ; la Lino" rieite , Engram. , pi. 287 , fig. 347. Corselet en crête ; ailes en toit; dessus des supérieures, gris, avec une ligne blanche descendant de la base ; deux taches arrondies, blanches, bordées de noir; des traits noirs et quelques points irrégu- liers , blancs ; la frange grise , avec une rangée de points blancs.

La chenille vit surlalinaire;elleest rase, avec une raie jaune assez large, sur le dos ; une raie grise , de chaque côté, cou- pée par des taches noires , et deux autres raies au-dessous , dont l'inférieure noire, et la supérieure jaune.

Noctuelle antique, Nodua exoleta , F ah.; TAntii^ue y Engram., iùid.^ pi. 24.9 ,^(j. 370. Corps étroit , allongé ,

32 N O G

presque cylindrique; corselet en crête ; sa partie antérieure et la tOte d'un jaune fauve ; l'autre partie d'un brun foncé; dessus des ailes supérieures mélangé de fauve , de gris et de brun; cette dernière couleur dominant vers le bord Interne

La chenille est rase , verte , avec une ligne blanchâtre de chaque côté , et quelques points d'un vert blanchâtre. Elle vit surl'arroche , la patience , le framboisier, le sureau, le tilleul, etc. Elle se métamorphose en terre.

Noctuelle LiTHOx Y LÉE, Noct. Ulhoxylœa^ Fab.; la Citrine, Engram. , ibid. , pi. 2l)i, fig. 378. Corselet en crête , d'un gris jaune, ainsi que la tête ; ailes inclinées ; les supérieu- res dentelées ; leur dessus d'un gris jaune nébuleux , avec trois raies en zigzag, jaunes , une rangée de points noirs après la seconde , et deux séries de petites nuances noires au bord postérieur.

La chenille vit sur le poirier.

Les Noctuelles : conformis ( dont la n. lumlda n'est qu'une variété), rizoliïha, peirificaia ^ piitris , rureci ^ hepatica , ra~ tlicea ^ pinastrt , perspicillaris ^ hyperici , de Fabricius , et ses bombyx cassinia ^ centrolinea.

3o. Les CUCULIES , Cucullia^ Schr. ,Osch. ; TrlhonopUora^ HUbner.

Noctuelle du bouillon blanc, Nociua verhasci ^ Fab.; la Brèche , Engram. , ibid. , pi. 24.6 , fig. 363. Antennes d'un jaune fauve ; partie antérieure du corselet très-élevée en crête, grise, bordée de brun postérieurement; son dos gris, avec quelques houppes brunes ; ailes supérieures dentelées, ayant le dessus d'un gris jaunâtre , bordé de brun clair; une ligne blanche sur le bord postérieur.

La chenille vit sur le bouillon blanc et la scrophulalre ; elle est rase , d'un gris verdàtre, tachetée de noir et de jaune; sur le point de se métamorphoser, elle descend au pied de la plante dont elle s'est nourrie , y reste quelques jours sans manger , puis entre en terre ou demeure quel- quefois à sa surface , et s'y forme, avec des feuilles et des écorces qu'elle mâche et des fils de soie, son cocon. La chry- salide y passe l'hiver, et la noctuelle n'éclôt qu'au printemps de l'année suivante^

Noctuelle de la laitue, Noclua larlucœ , Fab.; l'Her- mile, Engram. , ibid. , pi. 24.8 , fig, 368. Corselet cendré , avec une raie obscure en devant ; dessus des ailes supérieu- res cendré, mélangé de gris clair, avec quelques lignes longitudinales et inae ou deux raies peu marquées et ondées, noirâtres.

La chenille vit sur la laitue , le lalleron , la chicorée amère, etc. ; elle est d'un non bleuâtre , avec une série

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taches jaunes et contigues sur le dos , et deux ralts blanches de chaque côté; sa tête est noire , avec une ligne jaune, bi- furquée en devant ; elle se lient ordinairement au haut des tiges, et ne se nourrit que des petites feuilles qu'elle y trouve. Au temps de sa transformation , elle entre en terre , s'y enfonce à trois ou quatre pouces de profondeur, y creuse une voûte allongée , qu'elle tapisse de soie , et forme sa coque avec de la terre.

Les noctuelles : abrotani ^ absinthit, artfmisiœ , argentina y laclea, ianaceit^ umbrutlca^ chamomillce y et asteris de Fabricius.

3i. Les Anartes, Aiuirla^ Ochsenheimer.

Noctuelle du myrtille , Noctua myrtilH ^ Fab. ; la Myr" tllle^ Engram., ibid.^ pi, 278, fig. li.i'J. Corselet huppé ; ailes en toit ; dessus des supérieures d'un rouge fauve , avec des raies noires et des raies pâles; une tache au milieu et trois autres sur le bord antérieur , blanches ; une raie jaunâtre et sinuée près du bord postérieur ; ailes inférieures noires, avec le disque jaune.

La chenille est verte , avec des taches noires très-régu- lières et des points blancs ; chaque anneau , excepté le premier , a cinq tubercules , dont la base est en pyramide carrée. Cette chenille vit sur le myrtille , l'airelle uligi- neuse et la bruyère; elle fait sa coque dans les feuilles mêcnes, et l'insecte parfait en sort au bout d'environ un mois.

Les noctuelles : albirena^ mœsta , lyncea ^ trîsiis , funebrii , heliophila d'Hiibner, et celle de l'arbousier , aréw// de Fa- bricius.

32. Les HÉliotides , Heliotis, Hiibn. , Ochsenheimer. Les noctuelles : ononis, dipsucea , sculosa^ barbara et mar"

ginata, de Fabricius.

Ces espèces et celles des quatre divisions suivantes , em- brassent les sections II, v et H, w du Catalogue systé- mallqiit des lépidoptères de Vienne. Elles volent le jour et sucent les fleurs ; leurs ailes sont assez larges et les in- férieures sont mélangées de blanc et de noir; la métamor- phose s'achève en terre, et la coque de la chrysalide est dure.

33. Les AcONTiES , Acontia , Ochsenheimer.

Les noctuelles : mahœ , aprica et chloris-^ d'Hiibner, ainsi que celles nommées par Fabricius, albicollis et italica.

34.. Les Erastries, Erastria , Ochsenheimer; Erotylœi HUbner.

Bombyx /«^uèm de Fabricius ; sa pyrale uncana ^ et plu- jiieurs noctuelles d'Hiibner.

35. Les Catéphies^, Catephia ^ Ochsenheimer.

La noctuelle alchymiste de Fabricius , et la n. leucomelas d'Hiibner.

xxiii. 3

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36. Les Anthophiles, Anthophila , Hiibn. , Ochsenheîmer. La noctuelle purpun'na de Fabricius el celles qu Hiibner

nomme : œnea , communimaaila , fluvida ^ amœna et inamœna. La seconde de celles-ci est un bombyx pour Fabricius.

37. Les Abkostoles, Alrostula^ Ocbs. ; Plusîœ ^ Hiibner, Celle division est presque analogue à celle que les auteurs

du Catalogue systématique des lépidoptères de Vienne indi- quent 11, Y. Les chenilles sont rases, et quoique pour- vues de seize pattes , marchent à la manière des chenilles arpenteuses, ou géomè/res, en élevant en arc une partie de leurs anneaux; le quatrième ou le cinquième est ordinairement marqué d'une tache. La chrysalide est renfermée dans une coque de soie ; l'insecte parfait a le corselet huppé, les ailes le plus souvent en toit , avec une teinte métallique sur les supérieures ; il vole pendant le jour et suce les (leurs.

Les noctuelles : iriplasia , asclepiadis, consona, et illustiis de ï'ab.; la première eslla phalène ai/e-ùrime à base fauve, de (Geof- froy , ou [a phalène liineUe à' iingvâmeWe^ ibid., pi. 332, fig. ByS. le dessus des ailes supérieures est gris et présente deux lignes transversales ferrugineuses , arquées et opposées en sens contraire ; l'espace compris entre elles ou le milieu , est plus foncé , avec trois taches annulaires noirâtres.

La chenille est verte, avec des lignes blanches et obli- ques sur les côtés, deuxglbbosités en devant et une autre au- dessus de l'anus ; elle vil sur l'orlie , le laiteron , le mouron et le houblon.

II. Chenilles (^marchant à la manière des chenilles arpenieuses ou géomètres ) , pôunmes de seize pattes , mais dont les quatre pre- mièresdes membraneuses sont plus courtes quêtes suimntes , ou simplement nidimentaires.

1. Les Catocales, Catocala , Schrank , Ochs ; B/e/>/?ara, Hiibner; Noctrelles, Il , X , du Catalogue systématique des lé- pidoptères de Vienne.

Les chenilles sont de la couleur d'écorces d'arbres ou de leurs lichens, longues, étroites , rétrécies vers la tête , qui est de forme cubique ; les côtés du corps , près des pieds , sont garnis de cils; le huillème anneau est tubercule; le onzième a souvent sur le dos une élévation bicuspide; ces chenilles ayant les quatre pieds antérieurs du ventre beaucoup plus: courts que les suivans , marchent à la manière des che- nilles «/jo^ztowes; elles vivent sur différens arbres et se chan- gt'nt en chrysalides , hors de terre, dans des coques formées de feuilles liées avec de la sole.

Ctfs noctuelles sont grandes, ont le corselet huppé , les

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ailes Inrges, presque horizontales ou en toit très-écrasé , dentées; le dessus des supérieures est plus qu moins gris pu cendré , avec des lignes noires , transverses, très-anguleuses ; les inférieures sont le plus souvent rouges, jaunes pu Lieues avec des bandes noires. Elles ont un vol rapide , et plu- sieurs entrent dans les maisons et se tiennent tranq^illonient le jour sur les murs.

Noctuelle du FrÊWE, Noctua fraxini, Yah.; la Llkenée hleue , (àeoff; la Likenêe bleue ^ Engram., ////'t?., 820 et 32i , fig. 563. Celte espèce , la plus grande de celles des environs de Paris , a le corselet huppé; les ailes supérieures en des- sus d'ua gris blanchâtre, avec des lignes et des bandes d^un gris foncé ; les inférieures noires , avec une large b^nde d'un bleu pâle ; le dessous des supérieures est blanc , avec' dès bandes noires ; et celui des inférieures bleuâtre , avec des bandes noires. Sa chenille vit sur le freine et le peuplier, et suivant quelques auteurs sur Térable , le noisélieV, le châ- taignier , Toruie et le bouleau. Ji,lle est d'un gris cendr;é , couverte d'une poussière noire ; elle fait t^n cocon, très-lâche entre des feuilles.

Noctuelle FIANCÉE, Nuclua sponsa ^Yah.', la Likenée rouge^ Geoff; la Likenée rouge^ Engram. , ibid^^ jpl. 3'25", fig. ^68. Elle a le corselet huppé ; les ailes supérieures d'un gris foncé, avec des taches irrégulières et des lignes bruàes ; les inférieures rouges, avec deux bandes transversales noires; le corps gris. On la trouve en Europe. Sa chenille a seize pattes ; elle est grise, avec des nodosités sur le corps; elle se nourrit de feuilles de chêne. .Parvenue au terme de sa grandeur , vers le milieu de l'été, elle se change en nyinphe dans une coque de soie très-lâche, qu'elle file entre delix feuilles ; l'insecte parfait paroît au commencement de l'àii- tomne.

On trouve sur le saule les chenilles de trois autres espè- ces , Vépouse ( uxor^ Hiibn. ) , la mariée ( mipta , Fàb. ) , çt la choisie (^ elecla, Hiibn.), très-analogues aux précédenles ; la teinte rouge des ailes inférieures, et le dessin des.supérieù- res présentent des différences sensibles.

La noctuelle accordée { pacta ^ Fab.) est une espèce rare du nord de l'Europe , qui diffère des précédentes , dont elle est encore très-voisine, par le rouge qui colore le dessus de son abdomen. Quelques autres, telles que ïkyméuée (^liy- menœa ^ Fab. ) , la paranymphe (^ paranymphe , ej'usd.), la pa— silhée (^pasithca^ Hiibn. ), la converse (^conversa^ Esp. ), ont le fond ouïe disque des ailes inférieures jaune, La chenille de la seconde vit sur le prunier, et a sur le huitième anneau une épine assez élevée et un peu courbée.

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2. Les Bréphos, Brephos^ Ochs.; Brepha, Hiibner. Le bom- byx vidua de Fabricius , que les auteurs du Catalogue des lépidoptères de Vienne placent dans la division précédente. La noctuelle puella , d'Esper, etc.

3. Les Ophiuses , Ophiusa , Ochsen. ; Ascalaphœ , Hûb- ûer ; Noctuelles , III , A , a, *, du Catalogue systématique des lépidoptères de Vienne.

Les chenilles ont une forme serpentine, et de le nom d''ophiusa^ donné par M. Ochsenheimer à cette coupe ; elles sont rases et ont des raies longitudinales ; l'insecte parfait a le port des espèces de la division précédente.

Noctuelle lunaire, Noctua lunaris^ Fab. ; ejusd. Noct. me- retri'K; pi. M. 17, 2, de cet ouvrage; la Lunaire^ Engram., ibid., pi. 34.0, fig. 599. Corps et ailes gris; dessus des ailes supérieu- res ayant un petit point noirâtre près de la base ; ensuite une ligne transverse, plus claire que le fond; un autre point et une tache réniforme noirâtre ; puis une autre ligne sembla- ble à la première ; extrémité postérieure d'un gris roussà- tre ou plus foncé , avec une ligne obscure , irrégulièrement dentée, et une suite de points noirâtres.

La chenille est brune , avec des taches blanchâtres , cl un tubercule sur le onzième anneau. Elle vit sur le chêne.

Les noctuelles : lusoria^ tirrhœa^ de Fabricius ; les n. trian- gularis^ parallelaris ^ cingularis^ etc. d'Hubner. Ces trois der- nières se trouvent dans les départemens de la France situés sur la Méditerranée.

III. Chenilles ( marchantà la manière des chenilles arpenteuscs) n^ ayant que douze patles : les quatre premières des membraneuses ventrales manquent.

I. Les EucLiDiES , jEuc/ic^m , Hub., Ochsenheimer ; Noc- tuelles , III , A , a , ** du Catalogue systématique des lépi- doptères de Yienne.

Les chenilles ont de grands rapports avec celles de la division précédente. L'insecte parfait a le corselet uni ou sans crête, et les ailes en toit.

Noctuelle- MI , Noctua mi , Fab. ; VM noire , Engram. , ibid. , pi. 34.1 , %• 6o3. Dessus des ailes supérieuresnoirâlre , avec des raies irrégulières blanches; un point noir, très- marqué, avant le milieu, et des taches entourées par des raies blanches ; dessus des inférieures noir, tacheté de blanc; leur dessous offrant une tache en arc et une bande en forme de la lettre M.

La chenille vit sur le trèfle et la luzerne. Elle fait sa coque entre deux feuilles.

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Noctuelle glyphique , Noctua glyphica ^ Fa'o. ; pi. M. «7 , I , de cet ouvrage ; la Doullure jaune , Geotf, ; Eiigram., ibid. , pi. 34.2 , fig. 604. Le corselet est d'un gris-brun , avec le devant plus clair ; le dessus des ailes supérieures d'un gris- Lrun , avec des bandes transverses et des taches plus foncées ou brunes ; le dessus des intérieures jaunâtre , avec la base et une baude iransverse , brunes ; le dessous des quatre aile» jaunâtre.

La chenille vit sur le trèfle et le verhascum ihapsus. Quel- ques auteurs lui donnent quatorze pattes ; mais, suivant les auteurs du Catalogue s^'siémalique des lépidoptères de Vienne , elle n'en a que douze. Elle se montre en juin et en septembre. Son corps est tantôt jaunâtre , tantôt d'un jaune rougeâtre ou brun , avec des raies longitudinales obs- cures. Elle se file un cocon ovale , d'un blanc sale , entre les feuilles de la plante dont elle se nourrit,

La noctuelle iriquetra , de Fabricius, et à laquelle M, Och- senbeimer rapporte celle qu'il nomme fortificaia , est de la même division.

2. Les Plusies, Plusia, Hubn. , Ochsenheimer; Noctuelles III , Z , du Catalogue systématique des lépidoptères de "Vienne.

Les chenilles sont ordinairement vertes , parsemées de poils rares et très-fins , avec la tête petite , comprimée , et la partie du corps qui l'avoisine plus menue. Elles font une coque molle , blanche , et le plus souvent entre les feuilles.

La plupart de ces noctuelles ont une crête large et élevée sur le corselet ; les ailes très-rabatlues , avec des taches ou des lignes soit dorées, soit argentées sur les supérieures.

Parmi ces espèces , les unes ont les palpes inférieurs de grandeur ordinaire ; telles sont les suivantes :

Noctuelle GAMMA, Noctua .gamma, Yah.; le Lamlda, Geoff. ; Engram., ibid. , pi. 338 , fig. 594. Son corselet est huppé ; ses ailes supérieures sont , en dessus , mélangées de différentes nuances de brun , et sont remarquables par une tache blanche ou jaune , représentant la lettre lambda des Grecs, ou celle qu'ils nomment ^û«ma, couchée décote. Lorsqu'on presse le bout de l'abdomen du mâle , on en fait sortir deux belles houppes rondes de poils , qui rentrent lors- que la pression cesse.

La chenille vit sur l'ortie et sur un grand nombre de nos

Elantes potagères. Elle est d'un vert d'herbe , avec des lignes lanchâtres sur le dos et une jaune de chaque côté ; la tête et les pattes sont obscures.

Noctuelle vert-doré , Nuduachrysitis , Fab. ; le Volant- doré, Geoff.; Engram. , ibid, pi. 335, fig. 588. EUe a le cor-

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selet happé ; les ailes supérieures sonld'un brun fauve , avec des lâches d'un brun foncé, et deux bandes d'un vert-doré très-brilîant ; lés inférieures sont d'un gris foncé: on la trouve en Europe. Sa chenille vit solitaire sur l'ortie et quelques planles laljiees. Elle est d'un vert pâle, avec des lignes îongîludinaîeé plus claires.

Noctuelle fétuqué, Noduafestucœ^ Fab.; luRiche^ Engram. ibid. , pi. 334, , fig 585. Elle a le corselet huppé ; les ailes supérieures d'un jaune varié de brun et orné de trois grandes taches argentées très-brillantes : on la trouve en Europe. Sa chenille se nourrit de \a féluquejîollanle et de Vabsinlhe ; elle est lisse , de couleur verte. - Les noctuelles : oricludrea , hractea , lamina , circumflexa ,, iota , interrogationis , Aîvergens , de Fabricîus.

D'auircs espèces de celte division sont remarquables par la grandeur insolite de leurs palpes inférieurs ; et telles sont les noctuelles /;o/2f//rt eijjioiiefa de cet auteur, (l.)

ISOCTUELLITÈS ou NOCTÛÈLITES , NociuœUles. Tribu(aupa.ravant famille) d'insectes, de l'ordre des lépidop- tères, ainsinommée,dugent-e noc/uade Fabricius, dontelle est plus parliculiè rement composée. Ce sont des lépidoptèi-es noc-

} urnes, àoni les ailes sont entières, tantôt étendues, horizonf a- es ou à recouvrement, tantôt en toit et foi-manl, avec le corps, un triangle peu allongé et |)oînt élargi vers sa basé. Ils ont tous une langue et les palpes inférieurs recourbés , trè.s- comprimés, garnis d'écaillés, et terrhinés brusquement par iin article plus grêlé , et ordinairement beaucoup plus court que le précédent. La plupart de leurs chenilles ont seize pattes; les autres en ont douze. V. Noctuelle, (l.)

^ NOCTULE. C'est le nom d'une espèce de diaùoe-soùri%- nos climats. Voyez Vesî>Ertilion noctùle. (desm.)

NÔGTUO-hÔMBYClTËS , NùcUto-Bomhydtes. J'avois ainsi désigné une famille d'insectes, de l'ordre des lépidop- tères, composée des homlyx , de Fabricius , qui ont les antennes et le port de ces insectes , mais qui sont pourvus d'une langue ^distincte , quoique plus souvent courte et pcfi cornée. ,K Faux-Bombyx, (l.)

NOCTURNES (ANIMAUX et VÉGÉTAUX). De- puis long-temps les naturalistes ont observé beaucoup d'ani- ynaux et plusieurs plantes qui veilloient de nuit , tandis ifiue l'absence de la lumière plonge en général dans le repos la plupart des êtres vivans. JVÏais aucun auteur que je sache n'a recherché spécialement les causes de cette singulière diver- sité, sujet non irioins curieux en physiologie que piquant pour i'hisloire naturelle. Etablissôiis d'îibord les faits.

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§ I. Animaux t<îoctur>'ES , mammifères.

On connoît des hommes nyctalopes ou voyant de nuit, et qui sont, au contraire , offusqués par la vive lumière du jour: tels sont les individus très-blancs et très-blonds de peau, ayant les yeux rougeâtres; les blafards ou dondos, albinos et nègres Lianes. ( Voyez aux mots DégenÉration et NÈGRE la cause de cet état de la peau. )

Parmi les singes , plusieurs alouates {simia beehebut et seni- culits), des sapajous sont, sinon nocturnes , du moins crépus- culaires, ou préfèrent le demi-jour du soir et du matin; il en est de même de quelques makis ou lemur , ainsi nommés a cause qu'ils apparoissent dans l'ombre à la manière des fan- tômes {^lémures des anciens).

Les chéiroptères ou chauve-souris, noclilions , galéopî- thèques et les carnassiers insectivores , tels que les hérissons , musaraignes, taupes, et même des plantigrades, comme les ours et blaireaux , puis le genre entier des chats, des vioeira puans , les putois, plusieurs didelphes , sont nocturnes; celte qualité semble même convenir particulièrement à tous les carnivores qui, gueitaîît leur proie , cherchent à la sur- prendre endormie. Imitateurs des assassins et des brigands >, ils recherchent l'ombre et le silence , pour porter des coups plus sûrs.

Parmi les rongeurs, on trouve aussi des espèces crépuscu- laires ou demi-nocturnes , par crainte, sans doute, de leurs ennemis. C'est ainsi que les rats, les loirs, les lièvres, sor- tent ou de nuit ou de grand matin.

Les édentés, comme les tatous , les fourmiliers et pango- lins, sont pareillement nocturnes , par crainte et faute de moyens de défense.

Oiseaux nocturnes. C'est principalement la sombre famille des hiboux, effrayes et chevêches {siriges) ^ ennemie des petits oiseaux qui les détestent. On sait que l'art de la pipée est fondé sur cette haine de leurs destructeurs ; car, pendant le jour, les chouettes sont aveuglées et font des gestes ridi- cules.

D'autres oiseaux sont plus ou moins crépuscudaires, comme les merles (^turdus polyglottus el turdus orp?ieus) y les rossignol* qui chantent ou le soir ou très-matin , les cincles, les engou- levens surtout qui poursuivent le soir les papillons sphinx et les phalènes. Parmi les gallinacés, il y a des faisans qui s»nt crépusculaires aussi , et l'on sait que le coq s'éveille vers le milieu de la nuit. Il paroît en être de même des aicctors et des hocco& de la Guyane, de plusieurs tétras et coqs de bruyère.

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Tels sont aussi le dur-bec {^loxia eniicleator) ^ le cujelier {alauda arborea ).

Parmi les échassiers , les grues volent de nuit, ainsi que les cigognes ; la plupart des barges , des bécassines , des cour- lis, des chevaliers, aussi les râles, les foulques, et plusieurs palmipèdes , comme des plongeons , etc. , cherchent de nuit leur pâture ; ils voient plus clair par une atmosphère bru- meuse , comme dans les temps gris d'automne , que dans une rive lumière qui \ts offusque.

Reptiles nocturnes. On dit que les crocodiles voient de nuit comme les chats ; les tupinambis ou monitors et dragonnes marchent quelquefois de nuit, comme divers iguanes; ce sont surtout les anolis et des geckos qui sont nocturnes , soit pour guetter leur proie , soit pour se livrer à leurs amours. Plu- sieurs ne se reconnoissent entre eux dans les ténèbres qu'au moyen des odeurs qu'ils répandent.

Les serpens se cachent la plupart dans l'ombre ; ils peu- vent, à ce qu'il paroît , chasser aussi de nuit. On sait que les grenouilles peuvent être attirées de nuit par les pêcheurs, au moyen d'une lumière.

Poissons nocturnes. Quoiqu'on ait peu d'observations sur celte classe , on n'ignore pas que les squales et les raies sont des poissons nocturnes , et qui paroissent fort bien voir dans l'obscurité pour chasser leur proie ; car ce sont des carnas- siers. On en peut dire autant des anguilliformes , des mu- rènes, qui rampent surtout de nuit. Les poissons voyageurs continuenl ordinairement leur route de nuit, comme les sal- mones, et surtout les scombres.

Mollusques nocturnes. On ne connoît guère que les sèches et poulpes, animaux très-carnivores, qui cherchent de nuit leur proie dans les bas fonds des mers.

Crustacés nocturnes. On pourroit dire qu'ils le sont généra- lement y car depuis les cloportes et les scolopendres qui fuient le jour, jusqu'aux crabes tourlouroux qui ne sortent que de nuit sur les rivages pour dévorer leur proie , ce sont des ani- maux lucifuges , à l'exception peut-être des squilles et che- vrettes, et des monocles.

Arachnides nocturnes. Il en est plusieurs de telles, en qualité de carnassiers et de dévorateurs de gens , car toujours le crime cherche à se cacher; ce sont particulièrement les my- gales , les atypes et ériodons qui se tiennent sous terre, comme le brigand Cacus dans son antre. Les scorpions, les galéodes et pycnogonides, fuient aussi la lumière.

Insectes nocturnes. Ce sont , parmi les coléoptères , surtout les métasomes; tels que les ténébrions etblaps, les ptiues

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et vrillettes , les lampyres, plusieurs staphylîns , les nécro- phores , les dermestes, et autres pillards nocturnes, les es- carbols et hannetons, ouïes scarabéides , etc.

Chez les orthoptères, on compte surtout les blattes, les grillons, voleurs domestiques, les courlilières souterraines. Entre les hémiptères, il y a plusieurs punaises nocturnes , comme des acanthies, des réduves puantes. Observons que la nature a donné ces émanations aux êtres pour écarter leurs ennemis dans l'obscurité , ou pour se reconnoîlre entre eux.

Dans l'ordre des lépidoptères, il y a deux familles bien distinctes de nocturnes, savoir : les phalènes , comprenant les bombyx, les noctuelles , les pyrales , les teignes et aiacites y toutes volant de nuit , se brûlant souvent aux flambeaux, et se tenant cois de jour ; puis les sphinx qui volent seulement en bourdonnant pendant le crépuscule du soir et du matin.

Parmi les diptères , on sait que les cousins , les tipules, sont aussi crépusculaires ; enfin la puce est aussi nocturne.

Vers et zoophytes nocturnes. Il est très-probable que plusieurs le sont; mais ces animaux, dont la vie est toujours obscure, n'ont pas de distinction marquée de veille et de sommeil , comme dans les races plus parfaites. Les vers intestinaux tourmentent plus dans la matinée ; mais c'est sans doute par l'état de vacuité des intestins.

§ II. Végétaux nocturnes.

On a moins d'observations sur cet intéressant sujet que pour les animaux, et l'on y auroit peut-être à peine prêté at- tention , si Linnœus n'avoit pas fait sa dissertation sur le sommeil des plantes {Amœnit. acad.^ t. IV, p. 333).

Nous remarquerons que la plupart des cryptogames , les mousses , les algues, sont plutôt nocturnes et hybernales que diurnes ou estivales. Aussi le soleil dessèche et fait périr ces plantes, de même que les champignons, tandis que les temps îmmides et sombres leur sont si favorables pour les faire croître et multiplier.

Parmi les fleurs qui veillent de nuit, on a surtout remarqué celles nommées , par cette cause,' lesnyctages, nydagines , Jussieu, comprenant les 7mraA//AS ou belles-de-nuir, voisines àes plumbago. L'on trouve aussi, dans les jasminées, le sam- bac, nyctanthes ^ L, , et le beaumogori, mogorium ^ Juss. , voisin des jasmins et des troènes, qui effectivement répandent plus d'arôme de nuit que de jour, ainsi que le chèvrefeuille en exhale davantage dans la soirée. Parmi les gattiliers et les scrophulariées , on trouveroit sans doute aussi différentes fleurs nocturnes, si cette recherche étoit faite avec soin. On en voit des exemples manifestes encore parmi les solanées

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chez les cestrum^ dont quelques-uns sont diurnes au contraire. Lesborraginées à fruils en baies, comme des iuwne/oriiaci àc& varronia^ sont des arbustes analogues, sous ce rapport, aux cestreaux; enfin, Je géranium triste^ L. , attend le soir pour s ouvrn-, ainsi que diverses fleurs de cactus et de mesemhryan- tkemum; semblables à la vertu utodeste , elles paraissent dé- rober au grand jour leur éclat et leur parfum.

§ III. Causes qui rendent ces animaux et ces plantes èoeiliés de nuit.

La terre sur laquelle nous vivons est , comme on sait , assu- jettie à deux mouvemens principaux, de même que les autres planètes ; l'un elliptique et annuel autour du soleil , Taulre de rotation sur son axe dans l'espace de vingt-quatre heures. Cette révolution perpétuelle expose tous les êtres vivans et végétans à la lumière couiine aux ténèbres ; elle détermine donc une succession habituelle de fonctions de veille , de sommeil et d'autres actions vitales qui retournent chaque jour dans ce cercle régulier et nécessaire. Ainsi les périodes de notre existence se rattachent au mouvement de l'astre que nous habitons et au soleil autour duquel nous circulons. Tel est ce grand orbe du teuips qui nous entraîne dans son tour- billon rapide, et qui dévide coniinuellement le fuseau de la vie , comuie s'exprime Platon (i).

Que l'on considère, en effet, les différens états de l'air» de la chaleur, de l'humidité , de l'électricité aux diverses époques du jour et de la nuit ; comme nous l'avons fait voir ailleurs (2) , cl Ton connoîlra les principales sources des in- fluences qui modifient la vie des corps organisés. D'abord, la présence ou l'absence de la lumière règle, en général, l'ac- tivité et le repos chez presque tous les animaux et les végé- taux , puisque ceux ci peuvent éprouver aussi une sorte de

(i) Si les antres planètes sont hnbite'es , tous les êtres qui y rivenf, doivent nécessairement avoir une existence coordonnée arec les mou- vemens de ces globes. Par exemple , dans Jupiter dont le jour et la nuit ont lieu en moins de dix heures , la vie doit être singulièrement coupée en ses cycles journaliers ; mais Tannée tropique égalant près de douze des nôtres (11 ans 3i5 jours 14 heures et demie) peut rendre l'exisfenre plus prolongée. Voyez Huyghens , Cosmolhêoros , Paris, 1698, ir!-4.°, ou sa traduction l'ran^aije par Dufour, Amster- dam, 1710, iii-i2 , partie 2-*, sous le titre de JSoufeau Traité de la pluralité des mondes.

(2) Ephémerides de la vie humaine , ou Recherches sur Ja révolaiisa fottrnaliere , etc. Thèse soutenue par J.-J. Virey , doct. en médecine. Paris, ibi4, in-4.<*

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sommeil; rie plus , le jour est plus chaud que la nuit, 11 s'éla- biit ainsi dans les corps un mouvement du dedans au dehors pendant le premier, et un refoulement du dehors au dedans pendant la seconde. Cet élat d'expansion journalière et de concentration nocturne devient une habitude nécessaire à l'existence. Ainsi la vie extérieure ou sensilive des animaux s'exerce avec toute son énergie dans la première circonstance, et la vie intérieure ou réparatrice dans la seconde.

Or, nous avons fait voir (articles Dégenération et Albi- nos) que les animaux dégénérés par la leurose^ comme les nègres blancs, les individus blafards, les lapins blancs, les chiens, chats,pigeons,etc.,blancs, et dont les yeux sont rouges, avoient ces organes si sensibles à la lumière, qu'ils ne j>ou- voient pas supporter l'éclat du grand jour, mais qu'ils voyoient bien plus clair que les individus non dégénérés, dans le cré- puscule ou la demi-obscurilé.

La cause de cette sensibilité extrême est facile à trouver. Si l'on considère la choroïde et l'uvée , formant la chambre obscure de l'œil de ces hommes et de ces animaux dégénérés, on trouvera ces membranes presque dépourvues d'une pein- ture noire ou brune, destinée à défendre l'entrée aux rayons de la lumière , excepté à la pupil'e. De vient que leur ré- tine , mal garantie contre les rayons lumineux , en est facile- ment éblouie pendant le grand jour, et elle en reçoit assez dans le Crépuscule pour voir clair. Au contraire , chez des individus bruns et noirs particulièrement, tels qiie les nègres , la peinture ou le pigmentum nigrum , qui enduit l'intérieur de la choroïde ou de la chambre de Toeil, défend bien l'entrée des rayons Idmineux, à l'exception du trou naturel de la pu- pille. JDe vient que les nègres supportent facilement l'éclat du grand soleil, avec leurs yeux noirs, tandis que les yeux bleus ou gris ou cendrés de plusieurs hommes blonds d'Eu- rope sont si tendres à la lumière , qu'il leur faut souvent les en garantir par des verres colorés.

Chez les hommes aux cheveux très-blonds et à peau très- blanche, il manque donc cette humeur brune ou noire , qui non-seulement enduit la choroïde ou forrtie L'uvée de l'œil , mais imprègne encore le tissu muqueux sous-cutané, et passe dans les cheveux, les poils, pour les teindre. Aussi les che- veux noirs ou châtains accompagnent d'ordinaire des yeux à iris plus ou moins brun. Il s'ensuit que les bruns et noirs sou- tiennent mieux les rayons du jour, et que les blonds et blancs , placés naturellement dans les régions froides et polaires , sont plus propres à voir dans le crépuscule ou la nuit(i). Tels sont

^i) Au..:il loiis iej auiinaux nocturnes peuvent dilater davantage ieur

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aussi les peuples septentrionaux dans leurs longues nuîls d'hi- ver, à la lueur de leurs crépuscules , de leurs aurores boréales et des reflets de leurs neiges.

Tous les animaux , comme les hommes , dépourvus plus ou moins de ce pîgmentum , onl la peau très-sensible, la fibre très-délicate et grclc , ainsi que les cheveux , les poils blan- châtres, fins et soyeux. Ces êtres sont aisément accablés par la chaleur, la vivacité de la lumière ; ils sont donc plutôt af- faissés de jour, et trouvent de nuit de foibles rayons plus proportionnés à leur délicatesse. Ils transforment donc natu- rellement le jour en un temps de sommeil , et la nuit en une période de réveil.

Veut-on une preuve évidente que chez la plupart des ani- maux nocturnes , en effet , la teinture colorante du réseau muqueux sous-cutané est moins vive que dans les races diur- nes .'' On la trouvera dans les teintes naturelles de leur robe. C'est une observation générale (mais dont on n'avoit point encore connu la cause), que les animaux nocturnes portent des nuances trisles, lugubres , des rêtemens gris ou cendrés , rayés de noir, ou ponctués, ou sales , non-seulement chez les mammifères et les oiseaux de nuit , mais jusque chez les in- sectes, comparés aux espèces voisines diurnes. Quelle diffé- rence , en effet , entre les papillons de jour et les phalènes , les bombyx et sphinx! Combien la triste famille des oiseaux de Minerve est obscure à côté de celle des perroquets ou des. colibris éclatans de l'or du soleil de la zonetorride! Comme le pelage des lions et des tigres est sombre et sévère à côlé de celui des plus gais quadrupèdes ! Comme la peau livide et chagrinée des squales et des roussettes est inférieure en éclat et en beauté aux riches écailles d'or, d'argent ou d'azur, qui étincellent sur la brillante cuirasse des zées , des chétodons , des coryphènes , des perches, etc.!

M. Marcel de Serres , en observant les yeux des insectes , a remarqué que ceux des blattes, des sphinx, des ténébrions , et autres lucifuges , étoient dépourvus de choroïde , ce qui les exposant trop à être éblouis du grand jour, les faisoit fuir dans les ténèbres. Ces yeux des insectes lucifuges montrent, eu effet, plusieurs caractères fort remarquables.

Les animaux nocturnes ont, en outre, cette particularité de s'avancer à petit bruit, afin de surprendre leur proie. On connoît le vol presque imperceptible des oiseaux de nuit , à cause des pennes molles de leurs ailes ; il en est de même du

rrtini'lie pendant la nuit, pour prendre un plus grap.d faisceau de rayons alors , que les animaux diurnes; car ceux ci ont besoin , au CQutraire , de resserrer Isur pupille pour éviter le trop grand jour.

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voltigement des chauve-souris et de celui des papillons noc- turnes. Les sphinx crépusculaires , agitant violemment leurs ailes , produisent eux seuls un bourdonnement ; mais d'ail- leurs ils sucent le nectar des fleurs, et les bombyx ou cossus ne prennent pas d'alimens sous leur dernière forme. Les autres nocturnes, du moins la plupart, sont des carnivores, ou vivent de proie par surprise, la nature leur ayant inspiré le même instinct du crime qu'aux lâches quin'osent commettre .leurs attentats à la face du soleil. Mais , en revanche, la na- ture décèle leur approche en les imprégnant souvent d'odeurs fétides.

Comment les végétaux deviennent-ils nocturnes ? Cette question est bien aussi curieuse que pour les animaux , et nous sommes guidés par l'analogie à la résoudre par des rai- sons correspondantes. Sans doute , les plantes n'ont pas de nerfs; mais si leur irritabilité s'affaisse, dans leur sommeil ^ chez lespapilionacées, les sensitives , par exemple, pendant la nuit , qui empêcheroit que des végétaux , dans un état ana- logue à celui des animaux albinos, ne dormissent de jour et ne veillassent de nuit comme ceux-ci ? Observons, en effet, que les végétaux nocturnes ont tous des fleurs blanches ou de couleurs pâles, et que celles-ci sont toujours plus promp- tes , en général , à se faner à la vive lumière , que les pétales très-colorés. Ainsi, hommes blancs, animaux blancs , fleurs blanches , surtout par dégénération , seront toujours les plus délicats à la chaleur du jour, et les plus disposés, par ce mo' tif , à devenir nocturnes, (virey.)

NOCTURNES {Ornithologie). F. Accipitres nocturnes.

NOCTURNES, Noctuma, Latr. Famille d'insectes, de l'ordre des lépidoptères , que je caractérise ainsi : un cria écailleux, fort, acéré, partant du bord antérieur des ailes inférieures , près de leur base , se glissant , lors du repos dans un anneau ou dans une coulisse du dessous des supé- rieures , et les retenant dans une situation horizontale ou incliné*; antennes sélacées, en peigne dans plusieurs.

Cette famille se compose du genre des Phalènes (phalœna) de Linnaeus, comprenant des lépidoptères qui ne volent ordi- nairement que la nuit, ou le soir, après le coucher du soleil. Plusieurs n'ont point de langue. Quelques femelles sont pri- vées d'ailes, ou n'en ont que de très-petites et inutiles au mouvement. Les chenilles, dont le nombre des pieds varie de dix à seize , se filent , le plus souvent, une coque ; celles dont la peau est rase la font , presque toujours , dans la terre ou dans quelque abri retiré , et elle est cachée. Les chrysa- lides sont toujours ovalaires ou coniques, arrondies, sans

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proéminences en forme d'angles ou de pointes. La durée to- tale des niélamorphoses est souvent de huit à neuf mois.

Je partage celte famille en huit tribus : Bombycites , Faux- Bombyx, Phalenites , Deltoïdes , Tineïtes et

FlSSlPENKES. (L.)

NODALFAR. Nom arabe d'une espèce de Renoncule.

(LN.)

NODDI. V. Sterne NODDi. (v.) NOUIE. r. ÎSoDDi. (s.)

NODSEN KADSURA et NOTSJO. Noms japonais d'une espèce de BlGNONE (J>i^nonla gmndijlorà) , suivant Thun- berg. (LN.)

jNOEL VALLI. Arbre qui croît au Malabar, etqu'Adan- son rapporte à son genre so/or/, et Linnœus fils, au dalbergia lanceolaria. Cet arbre de la famille des légumineuses est figuré pi. 22 du vol. 6 de Vllurt. malaharkus. (LN.)

NOELl-TALl. (Rhéede, Mal. 4, t. 56). C'est le nom malabare de V anlidesma alexileria , nomnié besinim par les Brames. Cet arbre ne doit pas être confondu avec le maU- Onilji^ qui est une autre espèce du mêuie genre {(utt. syheslris , Lk. ). Willdenow le rapporte aussi au stilago bunius , mais c'est sans doute par erreur, (ln.)

NOE\l. Nom égyptien du Coracan (^cyperus coracanus y Linn.), selon Vesling. (LN.")

NOEMBA. Nom du Rhinocéros , à Java, (desm.)

NOENOEK. Arbre de Tîle de Timor, qui paroît être le Figuier des pagodes, (b.)

NOERZ ou NOERZA. Quelques naturalistes anciens, tels qu'Albert-le-Grand et Agricola, ont écrit que, dans les forêts de la Souabe, vers la \ istule , se cache une espèce de belette dont le poil a presque la couleur de la loutre^ et qui exhale une très-mauvaise odeur. JSoerza est le nom que porte dans le pays ce petit quadrupède, que l'on peut rapporter au genre des Martes; c'est le muslela lutreola des auteurs systématiques, (desm.)

NOETÏE. En Laponle , on donne ce nom à la Marte.

(desm.)

NOEUD. Poisson du genre silure {silunis nodosus^ Linn.). V- au mot Pimelode. (b.)

NOEUD, JSudus. ( Botanique. ) On appelle ainsi les parties de l'arbre les plus dures, les plus compactes , et auxquelles sont attachées les racines et les branches. Les nœuds donnent

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<le la force à Tarbre. Plus il a de branches et de rameaux , plus il a de nœuds. On dit qu'un bois est noueux, quand il en est rempli. V. Arbre, (d.)

NOEUDS ou GENOUX {botanique) , Genkula , articles des liges et des racines, (o.)

NO-FvVNNA. C'est, au Japon , le nom du Chrysan- thème DES Indes ( ch. îndicum). (ln.)

NOGAL et NOGUERA. Noms espagnols du NoYEn.

(LN.)

NOGARA et NOSA. Nom du Noyer et de la Noix , dans Tétat de Venise, (ln.)

NOGOS-SU. Nom mongol de TAune {betula alnus j Linn. ). (ln.)

NOGOT. Nom tartare des Amandiers, (ln.) NOGOTKI. Nom russe du Souci des jardins {calenâ'ila officinaUs ^ L.). Celle plante est appelée nogieiek en Polo- gne, (ln.)

NOGROBE, Nogrohs. Genre de Coquille établi par Denys-de-Monifort. Ses caractères sont : coquille libre, uni- valve, cloisonnée, droite, et à sommet contourné; ouver- ture festonnée, horizontale; cloisons coniques, festonnées, et percées par un siphon central.

La seule espèce qui constitue ce genre est un fossile qui se trouve à Amboine et dans les environs de Basle. Elle est figurée dans Knorr, sous le nom de tuyau vermicuhnre ttstacé à quatre pans ; sa longueur est d'un pouce et demi, (b.) NOGUEIRA. Nom portugais du Noyer, (ln.) NOGUEP»^UELA. Suivant Clusius, c'est le nom qu'on donne, dans les environs de Salamanque, à VEuphorbia clia- mœsyce. (ln.)

NOHOMUSCHEN. Nom de I'Aubépine ( crato^ws oxyarantha ^ Linn.), chez les Tartares Kalmoucks. (ln.) NOIER. V. Noyer, (ln.) NOIR. V. Nègre, (s.)

NOIR-AURORE.r.GoBE-MOUCHE(PETiT) NOIR aurore, à l'article Mougherolle. (v.) NOIR-BLEU. V. Oiseau-mouche bancroft. (v.) NOIR-BOUILLARD. C'est, en Picardie, la dénomina- tion du Chevalier BRUN, (v.)

NOIR DES GRAINS. C'est ou la Carie , ou le Char- bon, (b.)

NOIR-MANÏEAU. V. Goéland, à l'article Mouette

NOIR-SOUCI. V. Gros- bec. (v.)

NOIRA. V. LOIII-NOIRA. (,Y.)

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NOIRAUD. Poisson du genre Achanturê. (b.)

NOiRPRUN. C'est la même chose que Nerprun, (b.)

NOISETIER, COUDRIER, Cor^lus {monoécie polyan- drie ). Genre de plantes de la famille des amenlacées , dont les fleurs sont monoïques , c'est-à-dire d un seul sexe , et pla- cées ( mâles et femelles ) sur le même individu. Les fleurs mâles viennent sur un chaton allongé , cylindrique , couvert d'écaillés imbriquées et velues. Chaque écaille , tenant lieu de calice, est découpée en trois segmens inégaux; celui du milieu, élargi au sommet, est plus grand que les deux autres qu'il recouvre. A la base des écailles sont insérées huit éta- mines, à filamens très-courls, à anthères droites et oblon- gues. Les fleurs femelles, séparées des mâles, naissent dans un bouJon écailleux et sessile , qui en contient plusieurs. Cha- cune d'elles a un calice formé de deux grandes folioles coria- ces, droites, déchirées sur leurs bords, de la longueur du fruit, et à peine sensibles au moment de la floraison : l'o- vaire est presque sphérique. Les styles, au nombre de deux, sont saillans , de couleur pourpre , et terminés par des stig- mates simples et en alêne. Le fruit est une noix ovoïde , tronquée à la base , en partie recouverte par le calice, qui s'est beaucoup agrandi. Cette noix renferme une , et rare- ment deux semences.

Les espèces de ce genre, encore mal connu , sont de petits arbres ou des arbrisseaux. On en compte huit à dix , dont font partie ;

Le Noisetier COMMUN, Corylus avellana , Linn. Cet arbris- seau élevé est connu de tout le monde. Il croît naturelle- ment dans les forêts et dans tous les bois de l'Europe ; on le trouve même sur les montagnes les plus élevées. Quoi- qu'il soit , par cette raison et à cause de la médiocrité de son fruit , moins cultivé que beaucoup d'autres , on en a pour- tant obtenu, par la culture , d'assez belles variétés. Ces va- riétés sont: le noisetier franc; i.° à fruit blanc ; 2.° à fruit rouge oblong ; 3.° à gros fruit rond ; c'est V aveline ; ^-^ le noisetier en grappes ; 5.* enfin le noisetier d Espagne à gros f mit anguleux.

Ces variétés sont regardées comme des espèces par quel- ques botanistes.

Le noisetier se plaît partout en France ; toute exposition , tout terrain lui est à peu près indifférent. Il croît pourtant avec plus de succès dans les terres sablonneuses et humides, à l'exposition du nord ou du couchant, à l'ombre et au bord de quelque ruisseau. On le multiplie , ou par semis qu'on fait en février, après avoir conservé le fruit dans du sable sec; ou par drageons enracinés qu'on sépare eu novembre: il faut alors conserver toutes les branches et les raccourcir à cinq à

N O I ig

six pouces ; ou enfi» par marcottes. Par les semis, OU n'ob^v tient par toujours des fruits aussi bénux que ceux qui ont éïé mis en terre ; au lieu {^ue les marcottes reprennent facîleYnéilt et poussent assez de racines dans une année pourpou\r<>ic ^'re transplantées. \ ' ,

L'amande de la noisette a une saveur douce; elle est agréa- ble à manger; mais, q!i3nd elle est frnîclie , elle pèse à l'es- tomac et se digère difftciiemei'*; et si o»i la mange sèclie, ia pellicule qui ia recouvre excàt uu picote-renl dans lè^osièi-. On relire de Tamandé sèche, et par expression, nn'i? Imiie très-douce et recherchée, que les Chinois melleni dans le thé qu'ils boivent. Elle caime îa toux- invétérée. Les rioisettiîs sauvages sont moins bonnes que les autres. Les uiei!i"eures d'e' toutes sont les avelines qu'on nous apporte du royaume dte' Nnples, et qu'on couvre de sacre chez les confiseurs. '

Quoique le bols de noisetier nesoil pas fort cslimé,' il ne laisse pas que d'être utile. Sa flexibilité le rend suriopl -pro- pre aux ouvrages de vannerie. On en fait des cerceahx, des claies, des harts , des faussets; il. fournit des baguedespour faire des supports de ligne; ii estaussi. employé dansJa nié^-ï nuiserie et I ebénislerie : on le tourne, et à Saint-Claude ;on en fjit des étuis; il est d'une assez jolie couleur de chair pâle ,■ ayant un grain égal et assez plein ; mais comme il est tendre , il ne peut recevoir un poli bien vif. Quand le noisetier a une certaine grosseur, on en fait des échalas, pour soutenir les vi- gnes basses En fagots il sert à chauffer le f>)ur, et réduit en charbon , il est recherché pour la poudre à tirer. .

Noisetier du Levant, Coijlus columa^ Linn. 11 diffère d,;i précédent par ses fcui'les plus fortement dentées , plus héris- sées de poils, et par ses fruits dont le réceptacle est plus char- nu, dont la noix est plus obtuse. C'est un grand arbre dont l'aspect est très-agréal)le, et avec le bois duquel lés Turcs. construisent leurs vaisseaux. On le cultive dans nos jardins il donne des trochées de fruit de la grosseur du poing , mais dont les amandes son fort petites. Je ne puis trop enga- ger à le multiplier dans les jardins paysagers, et même dans \qs bois.

INcMSETiER d'Amérique, Corylus amencana, Lam. , a les feuilles cordiformes , forlemenl crénelées , les divisions du calice multifules et couvertes de poils glanduleux. Il est ori- ginaire de rAméri.'jue septentrionale , il ne s élève qu'à six ou huit pieds de haut. On le cultive dans nos jardins, et ii y donne queiquefoisune si grand- quantité de fruits qu'ils cz- chentles feuilles. Son atuande est fort petite, mais debcngoôl.

II y a encore le NoiSETiER TUauLÉ, dont le calice s'; 1- longe de plus d'un pouce, reste ouvert, et le Noisetier ro^~

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TRÉ , dont le calice s'allonge également , mais se contourne et se ferme. Ils viennent également de l'Amérique septentrio- oale , et se cultivent dans quelques-unes de nos écoles de botanique, (d.)

NOISETIER DE SAINT-DOMINGUE. Voy. à l'ar-i ticle Omphalier. (b.)

NOISETTE. Coquille du genre desBuLiMES. (b.) NOISETTE. Sorte de fruit. Il se rapproche de la Noix. y. Noisetier, (b.) NOISETTE D'INDE. C'est le fruit de I'Aréquier. (lk) NOISETTE NOIRE. Petit Agaric , couleur noisette en dessus, et presque noir en dessous, dont le pédicule est contourné. Il se trouve, en automne, dans les bois des envi- rons de Paris, et n'est pas dans le cas d'être mangé. Paulet l'a figuré pi. io6 de son Traité des champignons, (b.)

NOISETTE DE TERRE. On donne ce nom au fruit de I'Arachide et au tubercule bulbeux d'une espèce de Lion- I)i,NT , Leonlodum bulbosum , Linn. (ln.)

NOIX, Nux, Fruit du Noyer. On donne ce nom par ana- logie à plusieurs autres fruits revêtus, comme la noix , d'une coque dure et ligneuse. C'est ainsi qu'on dit noix de coco , noî» d'acajou^ etc. V. Fruit, (d.)

NOIX D'ACAJOU. V. au mot Acajou, (b.) NOIX D'AREQUE. V. au mot Arec, (b.) NOIX DE BANCOUL. Fruit du Bancoulier. Il s'ea récolte beaucoup dans les îles de France et de Bourbon. On en tire une très-bonne huile qui est l'objet d'un commerce de quelque importance, (b.)

NOIX DES BARBADES. C'est le fruit du Ricin ou MÉ-

DICINIER CATHARTIQUE. (B.)

NOIX DE BÉCUIBA. Fruit très-résineux de l'Inde, dont on dit Thuilo spécifique contre les cancers et certaines., espèces de coliques. On ignore à quel arbre il appartient, (b.) NOIX DE BEN. V. au mot Ben. (b.) NOIX DU BENGALE. C'est le Mirobolan citrin. (b.). NOIX DE CASTOR. Fruit d'un arbre qui croît natu- rellement à Sierra-Léone. On emploie avec succès ce fruit contre les contusions, (b.) NOIX DE COCO. V. au mot Cocotier, (b.) NOIX DE COURBARIL. V. au mot Courbaril. (b.) NOiX DE CYPRE. C'est le fruit du Cyprès, (b.) NOIX DE DIAMANS. Espèce d' Agaric qui croît aux environs de Paris , et dont la saveur est acide. On le recon- ooîl à son chapeau globuleux , blanc , couvect de luberçuleiS

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roux, à ses lames d'abord colivertes d'un voile , à son pédi- cule bulbeux et très-gros. Il est figuré pi. 162 du Traité des champignons de Paulet.

Donné a des chiens, il n'a produit aucun effet, (b.) NOIX DE (tA.LLE. C'est une excroissance produite par un insecte sur un chêne du Levant , et dont on fait un grand usage dans les arts comme astringent. Voyez, aux mots CnÈNE, DiPLOLÈPE et Galle, (b.)

NOIX DE GIROFLE. C'est le fruit du Ravenala. (b.) NOIX D'INDE. On donne ce nom, tantôt au fruit du Cacaotier , tantôt à celui du Cocotier, (b.)

NOIX IGASUR. C'esi la Fève de Saiot-Ignace. (b.) NOIX DE JAUGE. C'est une variété très -grosse de notre Noix ordinaire , Jugfans regia. (ln.)

NOIX DE MADAGASCAR. F. Noix de girofle, (ln.) NOIX DE MALABAR. C'est le fruit du Balanghas, espèce de Tong chu, SiercuUa. (ln.)

NOIX DE MARA IS. Fruit de 1' An acarde oriental, (b.) NOIX MÉDICINALE. Fruit du Rondier. (b.) NOIX DE MÉDECINE ou PIGNON D'INDE. C'est le fruit d'une espèce de Médicinier ( Jatropha curcas. (ln.)

NOIX DU MÉDICINIER.C'est le fruit du Médicinier cathartique. (b.)

NOIX DU MÉDICINIER D'ESPAGNE. C'est le fruit du Jatropha muUifida. (lv.^ ^

NOIX DE MER. Les huiles ampoulles et rayées sont des noix de mer. Voy. le mot Bulle.

On donne aussi le même nom au Pétoncle velu, (b.) NOIX MÉSANGE. C'est le nom d'une variété de la Noix ordinaire , dont la coque est très-mince etfragile. (ln.) NOIX METHEL. Fruit de la Stramoine métel. (b.) NOIX DES MOLUQUES. C'est la noix vomique ou le fruit d'un Strycnos. (b.)

NOIX MUSCADE. C'est le fruit du Muscadier. V. ce mot. (b.)

NOIX NARCOTIQUE. Fruit des Indes qui occasione des vertiges et même le délire à ceux qui en mangent , et qu'on emploie dans les emplâtres anodins. On ignore à quel arbre il appartient, (b.)

NOIX PACANE. C'est le fruit du Noyer pécan. (b.) NOIX PÉTRIFIÉES. Ces noix ont été trouvées à en- viron cent quatre-vingts pieds de profondeur, en creusant de nouveau des anciens puits de salines à Lons - le - Saulnier. L'amande de ces noix a changé de nature ; elle fait efferves-

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cence, tandis que la coque et le zeste ont passé à l'état sili- ceux. L'on a cru que ces noix étoicnt des noix abandonnées par les ouvriers, et qui avoieni été pétrifiées ensuite. Mais il suffit de les examiner un peu pour s'assurer qu'elles ne sont pas de la même espèce que nos noix communes; un habile botanisie leur trouve des rapports avec les noix des Etals- Unis. Il est question de ces noix dans l'Histoire de l'Aca- démie royale des sciences (ann. 174.2 , pag. 33 ) , et dans le Catalogue de Davila , qui en donne deux figures, pi. 7, fig. 9, N. o du vol. 3. On en voyolt deux échantillons dans le beau cabinet de M. de Drée , à Paris ; l'un éloit une noix rongée sur un bout et implantée par l'autre dans une espèce de bois pétrifié avec une agglutination sableuse.

L'on a trouvé aussi des noix pétrifiées en Piémont , près de Turin ; l'amande est calcaire. En général, ces fruits sont très-rares; il seroit curieux de constater les espèces des fossiles qui accompagnent ces Lituocarpes. (ln.)

IMOIX DE PIS TACHE. F. au mot Pistachier, (b.)

ÎSOIX DE RICIN. V. au mot Ricm. (b.)

NOIX DE SERPENT. Fruits de rAnouAi , de la Feuillée a feuilles en cœur , et du Nançirobe. (b.)

NOlXDETERRE.On donne ce nom, au Tonquin,àune racine tuberculeuse qu'on mange et qu'on estime beaucoup. 11 y a lieu de croire que c'est TArachide ou un SouciiET.

On donne aussi ce nom à la racine du Suron. (b.)

NOIX VOMIQUE. C'est le fruit du Strychnos. (b.) î^OIXVOMIQXJES FOSSILES. Quelques naturalistes ont donné ce nom , sans doulc par inadvertance , à des Pierres lemicllaires ou Numismales. V. Leistiv.ulaire.

(PAT.)

NOKTHO. Nom du Pélican, au royaume de Siam. (v.) NOLANE , Nolana. Plante annuelle qui pousse des tiges tendres, lisses et étalées parterre; des feuilles ovales, alternes, deux par deux , pétiolées , légèrement ciliées ; des ileurs bleues , portées sur de longs pédoncules simples et axil- iaires.

Cette plante forme un genre appelé Neudorfie par Adan- son, dans la pentandrie monogynie et dans la famille des solanées. 11 a pour caractères : un calice turbiné à sa base , à cinq côtés et à cinq découpures ouvertes, aiguës et persis- tantes ; une corolle monopéiale , campanulée , plissée , ou- verte , à cinq lobes peu marqués; cinq étamincs à anthères ovales; cinq ovaires supérieurs arrondis, du centre desquels s'élève un style droit , terminé par un stigmate en tête; cinq drupes un peu charnus, ovales, acuminés , à trois ou quatre

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loges, renfermant des semences soHtalres et un peii en bec , dont l'embryon est annulaire, et situé près des bords d'au périsperme charnu,

La nolane croît naturellement au Pérou , et est cujlivée dans les jardins de botanique de Paris. Quatre autres es- pèces , du même pays , ont été nouvellement rapportées à ce genre, (b.)

NOLENGU. F. Onatu. (lti.)

NOLGASTRO, Le Millet des, bois , M///>/z f/wsw/» , porte ce nom en Italie, (ln.)

NOLLME-TANGERE. Nom donné par Gesner à la Balsamine des bois , à laquelle il est resté comme nom spécifique , impatiens nolitcngere , Linn. Anciennement on le donnoit aussi à TElatérion , à cause de son fruit qui s'ou- vre avec beaucoup d'élasticité lorsqu'on le touche, (ln.)

NOLINE , Nolina. Plante de Géorgie , à racine bul- beuse , tuniquée , vivace , à feuilles linéaires, rudes, de sept à huit pouces de haut, à hampe portant à son sommet une grappe de petites fleurs blanches , laquelle forme un genre dans i'hexandrie trigynie , et dans la famille des liliacées.

Ce genre , établi par Michaux , Flore de t Amérique septen- trionale , offre pour caractères : une corolle divisée en six parties ouvertes, presque égales et ovales; six étamines ; un ovaire supérieur trigone, à style très-courtetà trois stigmates recourbés; une capsule membraneuse trigone , triloculaire , contenant trois semences, dont deux avortent souvent.

(B.)

NOMADE ,Nomada , Scop, , Fab., Oliv, ; Jpis, Linn, Genre d'insectes , de l'ordre des hyménoptères, section des porte-aiguillons, famille des mellifères , tribu des apiaircs, ayant pour caractères : pieHs sans brosse ni duvet , propres à récolter le pollen destleurs; labre presque demi-circu- laire ou en demi-ovale, petit ou de grandeur moyenne; man- dibules étroites, arquées , pointues, sans dentelure au côté interne ; fausse trompe, fléchie en dessous; palpes maxillaires de six articles; languette à trois divisions, dont les deux lalé- rales en forme de soies, mais plus courtes que les palpes labiaux; antennes filiformes ; corps presque glabre ou légère- ment pubescent; abdomen ovale; écusson à deux tubercules ou convexe ; trois cellules cubitales aux ailes supérieures, dont les deux dernières reroivenl chacune une nervure récurrenle. (Geoffroy avoit confondu les insectes de ce genre avec les guêpes ; mais leurs organes de la manducaliou sont Irès- differens ; ici , d'ailleurs , les antennes sont coudées et ren flées au bout ; les yeux sont échancrés et les ailes supérieures sont doublées. Linnœus avoit mieux apprécié les rapports na-

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turels des nomades , en les plaçant dans son genre des abeilles apis , qui compose notre famille des mellifères. Les nomades ont une fausse trompe fléchie en dessous , ce qui les range dans noire tribu des apiaires. Elles ont , ainsi que les cœUoxydes^ les ammohates , \ts philérèmes , les épéoles^ les pasites , les oxèes , les crodses et les mélecies, des habitudes parasites , ce qui est indiqué par ce caractère négatif : point de brosse ni de duvet aux pieds , propres à récolter le pollen des étamlnes. Les cœlioxydes , à raison de leur labre paral- lélogrammlque, de leurs mandibules triangulaires dentelées, et de plusieurs autres caractères, appartiennent à cette sub- division des apiaires , qui se compose des mégachiles ^ des osmies , des anihidies , etc. Les autres genres énoncés ci- dessus forment, avec les nomades, un autre groupe, non moins naturel. Leur corps est généralement glabre , ou n'est velu que par places. Leur labre est tantôt triangulaire , tantôt presque demi-circulaire , ou en demi-ovale ; leurs mandibules sont étroites , arquées , pointues , et n'ont , au plus, qu'une dent au côté interne ; la languette a, de chaque côté , une division étroite , pointue , en forme de soie , et allongée. Ces apiaires se rapprochent ainsi des anthophores , des eucères , des macrocères , et de quelques autres apiaires analogues, mais dont les pieds postérieurs sont très-garnis de poils , et recueillent la poussière des étamines. Les no- mades sont distinguées des oxées , des crocises et des mé- lectes , parce que les deux soies latérales de la languette sont beaucoup plus courtes que ses palpes , et que leur corps est presque glabre ou simplement pubescenl; des ammobateset des pbllérèmes, à raison de leur labre, qui a la forme d'un demi-cercle ou d'un demi-ovale ; enfin , des épéoles et des pasites , par le non»bre des articles de leurs palpes maxil- laires.

Lesnomades ne vivent pas en société, et on ne voit parmi elles que deux sortes d'individus, des mâles et des femelles. Celles- ci sont armées d'un aiguillon ordinairement foible, et dont la conformation est h peu près la même que celle des abeilles Ces Insectes parolssent dès les premiers jours du printemps. On les rencontre dans les lieux sablonneux, exposés au soleil, ceux les andrènes et les apiaires solitaires font leur nid. Ils détruisent , à ce qu'il paroït , la postérité de ces autres in- sectes , en déposant leurs propres œufs dans les habitations que ceux-là préparoient à leurs petits.

Ce genre doit fixer l'ai tentlon des naturalistes , soit parce qu'on ne connoit pas d'une manière certaine les habitudes des petits animaux qui le composent , soit parce qu'il est difficile d'en bien distinguer les espèces.

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Nomade rlficorne , Nomada ruJîcornis^'Fiih. -.Jpis vuji- eomis Linn. ; la Guêpe rouge à bandes noires sur le corselet, et points jaunes sur le ventre^ Geoff. Cet insecte est d'un rouge un peu brun , plus vif en quelques endroits ; le corselet a trois lignes noires ; les ailes sont noirâtres, plus obscures à leur extrémité , avec une petite tache lamellée , blanche ; l'abdo- men offre des taches et des bandes jaunefSi les quatre pattes antérieures sont noires en dessous.

Nomade de la Jacobée, Nomada jacobœa , Fab, ; pi. Gr 33, lo, de cet ouvrage. Elle est noire , avec deux points jaunes à Técusson ; l'abdomen a une raie interrompue; trois tâches de chaque côté , et deux bandes postérieures de cette couleur ; les pattes sont d'un jaune fauve, avec le dessous des cuisses noir.

Ces deux espèces se trouvent aux environsde Paris. Voyez, pour les autres, Fabricius , Sysiema piezatonim ; Kirby , Mo- nographia apum Angîiœ;Apis^ ib.\ et Olivier, Encycl. ^ article Nomade, (l.)

NO'MANYEH. Nom arabe d'une euphorbe , euphorbia reiusa , Forsk. (LN.)

NOMBRIL , Umbilicus , est , comme on sait , cette sorte de nœud au milieu de l'abdomen , qui servoit à l'insertion du cordon nourricier du fœtus au placenta. Voyez Ombilic.

(VIREY.)

NOMBRIL BLANC. Espèce de champignon du genre Agaric , que Paulet a placé dans sa famille des Jumeaux, à raison de sa disposition à croître deux ensemble. 11 est d'un blanc gris , et le centre de son chapeau est creusé su- périeurement. On le mange. L'auteur précité l'a figuré pi. 4i de son Traité de champignons. F. Jumeaux, (b.)

NOMBRIL MARIN. On donne ce nom k une espèce de notice et aux opercules de beaucoup de coquilles. V. au mot Natice et au mot Coquille, (b.)

NOMBRIL DE VÉNUS. Kspèce de plante du genre Cotylédon, (b.)

NOMENCLATURE (io/awV«e). C'est (ou ce devroit être ) l'art de joindre aux noms qu'on impose aux plantes, l'idée de leur structure et de leur classification. V. ce que j'en dis à l'article Botanique, (d.)

NOMETJES. C'est ainsi que les Hottentots appellent l'espèce à^aigle de l'Afrique , à laquelle Levaillant a imposé la dénomination de Blanchard, (s.)

NOMIE , Nomia , Lat, , Oliv. Genre d'insectes , de l'ordre des hyménoptères , section des porte-aiguillons. famille des melliXères , tribu des ar.drenètes. Ils ont une

56 NON

grande affinité avec les hallcles , et sous le rapport des or- ganes les plus imporfans , tels que ceux de la bouche et les autennes, ils en diffèrent très- peu ; la languette est seu- leineul beaucoup plus longue , plus étroite et soyeuse. Ce geurf paroîl, à cet égard, faire le passage des andrenètes aux apiaires. Mais les mâles des nomies présentent dans la forme de leurs janmés postérieures un caractère plus facile à saisir. Ces parties ont tantôt une ou deux lobes, tantôt une épine très-forte ou des dentelures : elles sont courbes dans plusieurs. Les cuisses postérieures sont encore quelquefois Irès-renflées; l'écaiile arrondie et en forme de coquille , que Ton voit à rorigine des ailes supérieures, ou la tégula, est proportionnellement pins grande dans les nomies que dans les autres espèces de celle tribu. Les nomies sont pro- pres aux pays chauds, et se trouvent fréquemmentsur les fleurs. Fabririusa place les mâles de quelques espèces exoliquesavec les mégilles et \eseUceres. On trouve dans les départeniens mé- ridionaux de la France la NoMiE difforme, Nomiadlffurmis; Lasius difformis , Panz,, Faim, imcct. Germ. fiisc, 87, tab. i5, mâle: Aiidiena humcra/is, Jurin. Hyménopt., tab. i4., femelle. Le mâle est long de quatre lignes , noir , avec l'écusson bidenté ; les pattes postérieures ont les cuisses très-épaisses et dentelées , avec un lobe jaune allongé etdilaié au bout , aux jambes. Foy. Olivier , Encycl. méthod. , article NoMlE.

(L.)

NOMPAREÏLLE, C'est un Maillot de Lamarck , une

Clausilie de Draparnaud. (b.)

NONARIA, L'un des noms que les Romains donnoient

à TASTRAGALUS. (lN.)

NONAS. C'est le nom qu'on donne, à Amboine , au Cachimatn , Aiinona muticaia , Linn. Dans les Indes occiden- tales , on lui donne celui à'anona. (ln.)

iNO-NATIlLlE , Nonaiclla. (ienre déplantes, dont les espèces ont élé reconnues appartenir au genre Psvcuotre. Files ont été menlionnéespar Gmelinsous le nomd'ORiBASE.

(B.)

ISONAWAE des Japonais. C'est le Nympiieau , Me- nycnt/hes nyntplioïdes ^ Linn. , ou une espèce voisine, (ln.)

ISONiiO. Les Toiigouses donnent ce nom au Lyinx, es- pèce de Chat (desm.)

NONEA. L'un des noms que les Grecs donnoient à la plante appelée ««c/îwia par Dioscoride. (ln.)

.NONÉE, Noneu. Nom donné par Moench au genre appelé depuis EonfoÏDE et Lycopsioe. (b.)

NONE-SO-Pï\ETTY. Nom que les Anglais donnent à une jolie espèce de Saxifrage, Saxifraga pundata, (L^T.)

NON 5;

NONETTE CENDRÉE, K Mésange nonette. (v.) NONETTE. Variété de Fromeist. (b.) NONFEUILLÉE. F. au mot Jonciole. (b.) NONIGÏ. Nom donné, au Japon, à deux espèces de FuMETERRES , Fumai'ia decumbens et Fumaria pallida de Thun- berg. (ln.)

NO-NINSIN et ONI-NO FARI. Deux noms d'une es- pèce de Cerfeuil, Chœrophyllum scahrum, qui croît au Japon.

NON I ONE, Nonîon. Genre de Coquille établi par Denys de-Monifort. Ses caractères sont : coquille libre, univalve , cloisonnée , en disque et contournée en spirale ; mamelonnée sur les deux centres ; le dernier tour de spire percé d'une multitude de pores, et renfermant tous les autres; dos rende ; ouverture arrrondie, recouverte par un dia- phraguie ouvert en croissant contre le retour de la spire qu'elle reçoit dans son milieu ; cloisons unies.

L'espèce qui sert de type à ce genre se trouve dans la Mé- diterranée , et atteint au plus une demi-ligne de diamètre, (b.)

NONjSAT. C'est TAtherine naiise , à Nice. On y ap- pelle aussi normal nègre le Stoléphore risso, (desm.)

NONINAT. On appelle de ce nom, en quelques endroits, tous les petits poissons d'eau douce qui tombent dans les filets des pêcheurs , et dcmt on ne peut faire que de la friture ou des appâts pour la pêche à la ligne des poissons voraces. (b )

JNONNENAUGLEIN et NOiNNENlNELKE. Noms allemands de la Nigelle des jardins , Nigellu damascœna , Linn. (ln.)

NONNENKLEPPEL. L'un des noms de la Scabieuse des champs , en Allemagne, (lm.)

ISONNEISKRAUT. C'est, en Allemagne, leno/ndela

FuMETERRE OFFtCmALE. (LN.)

INONNETTE. Espèce d'aigle de Nigrilie , dont le plu- mage a la couleur de riiabll d'une carmélite avec son scapu- \3i\i'it\A:k\'\c(^lielaiiondplaNigriiie^ par (ialjy). C'est, selon toute apparence , le Pygargue vocifère, (s.)

NOîNNO. Nom tungouse de la Marte de Sibérie ou CnotlOK ^Mustela siberica. (desm.)

jNON-PAREIL. Les Anglais désignent ainsi laPASSURiNE PAPE. V. ce mot. (v.)

NONPAREILLE. Grosse pomme d'automne , aigre- lette , comprimée , d'un vert jaunâtre, (ln.)

ISONSUCH. L'uîi des noms anglais du Compagnon BLAKC , espèce de Licijnide , Ly chais dioicu , Linn. (ln.)

58 N O R

NOPAL. Nom qu'on donne , en Amërique , à tous le^ Cactiers qui ont les liges aplaties et articulées , principa- lement à celui sur lequel se trouve la cochenille, (b.)

NOPALEES. Famille de plantes qui ne diffère pas des Cactoïdes. (b.)

NOPALNOCHEZLl. C'est, au Mexique, le nom du CaCTIER a cochenille , Cactus cochenilh'fer ^ plus connu sous la dénomination de nopal. Le cactus phyllanthus qui croît aussi au Mexique, est le nopalxoch - cuezallicquizi à'Hemandez.

(Lî«.)

NOPHRISetNOPHTA.Noms que les Grecs donnoient à la plante que Dioscoride nomme ballote et marrubium ni- grum, qui paroît être notre Ballotte noire, (ln.)

NOR. C'est, à Java , le Loiu-noira. V. ce mol à l'article Perroquet, (s.)

NORANTE , Ascium. Arbre de la Guyane , qui forme un genre dans la polyandrie mouogynie. îl a pour caractères : un calice divisé en cinq parties aiguës ; une corolle de cinq pé- tales à peine plus grands que le calice ; environ vingt étamines insérées à la base de l'ovaire ; un ovaire supérieur, ovale- oblong, terminé par un si.igmate sessile ; une baie à quatre loges dispermes. Ses feuilles sont alternes , ovales , obtuses, très- entières ; ses fleijrs violettes, éparses , et solitaires sur l'extrémité des rameaux , et presque toutes accompagnées d'un corps utriculaire , rouge , en massue oblongue et pédi- culée , presque semblables enfin à ceux qu'on voit dans le Margrave. Cette singulière conformation est fort digne d'ê- tre observée par les scrulateurs de la nature, (b.)

NORD. Voyez PÔLE. (PAT.)

NORD-CAPER, Balœna glurialis. Espèce de CÉtacÉ décrit à l'article Baleine. V. ce mot. (desm.)

NOREKAPER. V. Nord capes et Baleine, (desm.)

NORF et NORFALCHNEH. Deux noms arabes du Cresson, (ln.)

NORISLEGRAES et NORESTEGRAES. V. Nori.s- legraes. (ln.)

NORK et NORKA. Les Suédois donnent ce nom au Mica schiste ou Schiste micacé , qui contient des tourma- lines ou des grenats, (i-n.)

NORKA. Nom russe de la Marte mink, Muslela lutreola.

(des M.)

NORMAL, adj. qui vient de norma , règle ; c'est-à-dire , régulier. Le terme de /zo/too/ est fréquemment employé pour désigner que la structure ou les fonctions d'un être sont con- formes à l'ordre régulier de symétrie parfaite ou de succès.-

N O R 59

sion la plus convenable à la sanlé , à la vie. Par exemple , tous les animaux vertébrés sont formés de deux moitiés sy- métriques , normales ; mais les limandes, les soles , les tur- bots et autres -çois^ons pleuroncctes ^ aplatis d'un côté, man- quent de symétrie , n'ont plus des loravts normales ^ mais plu- tôt a«o?7w<?5. Les chauve-souris ayant leurs pattes antérieures façonnées en ailes, s'écartent du type «07-m«/ des autres mam- mifères. Les pagures bernard-I'hermite qui se contournent pour se loger dans la coquille vide des buccins , perdent la forme normale des crustacés. Plusieurs fleurs monopétales , au lieu d'être régulières comme les campanules , deviennent irrégulières comme les digitales. De même , la figure nor- male de l'alun ou d'un autre sel peut devenir abnorme , ou sortir de l'ordre régulier par quelque cause qui a modifié leur cristallisation. Les sources de ces déviations sont curieuses à rechercher. V. Créature , Organisation, (virey.) NORMNOLLE. Nom picard du Merle, (v.) NORMESLE. Un des noms vulgaires du Merle d^Eu-

ROPE. (V.)

NORONHIE , Noronhia. Genre proposé par Stadman , pour placer l'Or.iviER émarginé de Lamarck. Dupetit- Thouars , en l'adoptant, y rapporte une seconde espèce ori- ginaire de Madagascar. Ses caractères sont: corolle épaisse, en grelot ; éiamines logées dans une cavité de la corolle ; drupe monospenne , contenant une noix à deux valves, (b.)

NORRIN. C'est la même chose que I'Alvin , c'est-à-dire , les petits poissons que , dans la pêche des étangs , on réserve pour les repeupler, (b.)

NORRQUINÏ. Nom suédois du Pinson d'Ardennes.

(V.)

NORTA. L'un des cinq genres formés par Adanson, de celui d'il sisymhrium par Linna;us. Il a pour type le sisymbrùim sirlclissimum. Ses caractères sont : calice évasé; corolle lâche ou évasée , jaune ; disque des élamines garni de quatre à six tubercules orbiculaires ; silique cylindrique, contenant huit à douze grains ; feuilles simples, (ln.)

NORTENIE, Nortenia. Genre de plantes établi par Dupelit-Thouars , dans la didynamie angiospermie et dans la famille des scrophulaires , pour placer deux herbes de Ma- dagascar , à liges télragoncs, à feuilles opposées, et à fleurs portées sur de longs pédouculs axillaires.

Les caractères de ce genre sont : calice presque à deux lèvres , à cinq angles et à cinq dents ; corolle en masque , la lèvre supérieure , bifide , la lèvre inférieure a trois lobes ar- rondis ; ovaire supérieur à style courbé à sa base , à stigmate bilamellé; caps!.^li;, cnr.ique à deux loges , à deuxvaîres; les semences nt>mbrcuscs. (2.)

6o NOS

NORTH-CAPER. Voyez les articles Baleine etNoRD-

CAPER. (DESM.)

NOSELLA. C'est ainsi qu'Adanson écrit le nozelhas de ■Clusiuè. Voy. ce mot. (ln.)

NOSI des Malabares. V. Négundo. (ln.)

NOSILIGHA. F. Nozelhas. (ln.)

NOSODENDRE , Nosodendron ( maladie des arbres), Xat. Oliv. Genre d'insectes , de l'ordre des coléoptères , section des pentamères, famille des clavicorncs , tribu des byrrhiens.

Le coléoptère d'après lequel j'ai établi ce genre , avoit été découvert dans les environs de Paris, par M. Rose, et placé par Fabricius dans le genre des sphérédie» , dont il diffère totalement par les antennes, la bouche et la manière de vivre. Olivier l'avolt mis avec les byrrhes. Ces insectes et les nosodendres ont, en effet, le corps ovoïde, convexe , la têle inclinée , les antennes courtes , plus grosses vers le bout, cachées dans le repos sous les côtés du corselet ; les palpes courts; les pattes courtes, contractiles, avec les janibes larges; mais les nosodendres en sont néanmoins très- distingués i;ér;ériquement. Les trois derniers articles de leurs antennes forment , réunis , une massue brusque , presque ovoïde, comprimée et perfoliée ; les palpes sont très-courts, presque égaux et presque cylindriques ; les mandibules sont plus fortes ; le menton est fort grand , en forme de bouclier et découvert ; la léte est presque triangulaire ; l'écusson est plus distinct; les pieds ne sont qu'en partie contractiles , les tarses ne sont jamais cachés , et leurs jambes sont grandes, triangulaires et dentées ; le dessous du corps est presque plat.

Olivier , dans l'Encyclopédie méthodique , a adopté ce genre et décrit trois espèces ; mais les deux dernières, ou celles qu'il nomme hérissée et striée , me paroissent devoir en être exclues. Je ne citerai donc que celle qui m'a servi de type.

Le NosODENDttE fascicule , Nosodendron Jasciculare ; Sphœridiumfasciculare^ Fab.; Byrrhus fasci'cularîs, Oliv., Col. toni. 2 , n.° i3 et ch. 2 , fig. 7 ; Panz. , Fann. insect. Gerni., fasc. 24. tab. 2. Cet insecte est long d'environ deux lignes , noir, avec de petits faisceaux de poils c«)urls , d'un brun ferrugineux sur les élytres. On le trouve dans les ulcères des ormes, (l.)

NOSOKOG. Nom russe des Rhinocéros, (desm.)

NOSPRASON, ou NosPRASiufli, NosTELrset Noteras. Ces noms grecs appartiennent, selon Dioscoride, à la plante Ballotte, qui estlc marrube noir des Latins et notre ballotte commune, (ln )

N O T 6r

NOSSELCHENKRAUT. L'un des noms vulgaires de la Mâche {yalérîana lociista^ Linn, ). (r.N.)

NOSTELIS. V. NosPRAsoN. (ln.)

NOSTOG. Nom spécifique d'une plante du genre Tre- MELLE, Voyez ce mot.

Vaucher de Genève , dans un excellent ouvrage sur les Confen>es , a supprimé le genre Tremelle , et Ta remphcé par deux nouveaux genres , dontTuu porte le nom de Nos- roc, et l'autre celui d'OsCELLAlRE. Voyez ce mot.

Ce genre nostuc a pour type le tremella no5/oc de Linnseus ,' et renferme en outre cinq espèces observées aux environs de Genève , les unes terrestres, les autres aquatiques.

On a publié bien des fables sur le nostoc. On a dit , par exe nple , que son eau distillée à la simple chaleur du soleil, prise intérieurement , calmoit les douleurs, guérissoil les ul- cères les plus rebelles, même les cancers et les fistules, qu'elle faisoit croître les cheveux , etc.

Tout le merveilleux de cette plante aux yeux du vulgaire ne consiste qu'à s'imbiber d'eau après la pluie, et à se des- sécher par la chaleur ; mais pour le naturaliste , il réside dans son organisation intermédiaire entre les végétaux et les ani- maux. Sa conlexture est fibreuse comme celle des Confer- VES, ce qui l'éloigné des tremelles avec lesquelles Linnœus l'avoit confondue.

H. Cassini a émis l'opinion que le nostoc étoit une va- riété de CoLLEMA, mais il est difficile de se ranger à son avis. V. Geissodée et Batrochosperme.

Le Nostoc bu ge]siè\re est le Gymnosporange. (r.)

NOSTOC OPAQUE. Synonyme d'OaEiLLE de ceiat.

(B.)

NOSTRZEK-MALY. Le Mélilot commun reçoit ce nom en Pologne, (ln.)

NOT ACANTHE, ISotacanthus. Genre de poisson établi parBloch, etadoplé par Lacépède, dans la division des Abdo- minaux. Il offre pour caractères: un corp3 très-allongé ; une nuque élevée et arrondie ; une tâte grosse; la nageoire anale très-alloagée et réunie avec celle de la queue ; point de na- geoire dorsale , et en place des aiguillons gros et courts.

Ce genre ne renferme qu'une espèce , qui a été figurée par Bloch, pi. 4-^ï de son ouvrage sur les poissons, (b.)

NOTACANTHE, Notacaniha, Lat. Famille d'insectes, de l'ordre des diptères, ayant pour caractères : antennes de deux ou trois articles ; trompe renfermant un suçoir de deux soies; celle des uns très-courte, terminée par deux grandes lèvres saillantes; celle des autres longue , en siphon, ca- diije sous un museau en forme de bec , portant les aoten-

fo N 0 T

nés; dernier article des antennes ayant des dlrisions trans- verses en forme d'anneaux.

Ces diptères, placés par Linnaeus dans son genre musca , et formant , dans la méthode de Geoffroy , ceiix de stratiomc et de némotèle , ont le corps obloog, déprimé , les antennes souvent cylindriques ou coniques, quelquefois terminées en massue; la tête hémisphérique, presque entièrement occupée par les yeux , dans les mâles ; les yeux souvent agréablement et diversement colorés ; trois petits yeux lisses ; les ailes lon- gues , croisées horizontalement sur le corps , avec des ner- vures disposées en rayon et partant d'une cellule discoïdale; l'écusson souvent épineux, et de l'origine du nom donné à celte famille; l'abdomen grand, applali, ordinairement ovale ou arrondi; les pieds courts, sans épines aux jambes, et le bout des tarses muni de trois petites pelotes et de deux crochets. La plupart desnotacanthes habitent les lieux marécageux, leurs larves étant aquatiques, et se tiennent sur les feuilles ou sur les fleurs des végétaux ; quelques autres fréquentent les bois et paroissent faire leur ponte dans la carie ou les plaies des arbres.

Les larves ont le corps long, aplati, divisé en anneaux, dont les derniers ordinairement plus longs , forment une sorte de queue , terminée par des poils à barbes ou plu- meux , disposés en rayon, au point de réunion desquels est l'ouverture qui donne passage à l'air. Leur tête est écail- leuse , petite , oblongue , munie de petits crochets et d'ap- pendices. Telle est notamment la forme des larves aquati- ques de cette famille , les seules qui nous soient bien connues; elles respirent en tenant le bout de leur queue suspendu à la surface de l'eau. Leur peau devient la coque de la nymphe; leur corps ne change point alors de figure ; mais il devient roide et incapable de se mouvoir ; il flotte sur l'eau , et sa queue fait souvent un angle avec lui. La nymphe n'occupe qu'une des extrémités de sa capacité intérieure ; l'insecte parfait sort par une fente qui se fait sur le second anneau ; il se pose sur sa dépouille , son corps se raffermit et achève de se développer. Les uns ont les antennes toujours beaucoup plus longues que la tête , à trois articles dis- tincts, dont le dernier divisé eu huit anneaux. Ils compo- sent la tribu des Décatomes , qui comprend les genres : hermétie^ xylophage et fjéris. Dans les autres notacanthes , les antennes , souvent plus courtes que la tête ou guère plus lon- gues , n'ont au plus que cinq à six anneaux à leur dernier article. Ils forment la tribu des Stratiomydes. Voyez ces mots, (l.)

NOTARCHE, Notarchus, (icnre établi par Cuvier,

N 0 T Gi

parmi les nîoUiî?ques gastéropodes et dans le vorsînage des Laplysies. La seule espèce qui le compose vient de la mer des Indes , et se distingue des laplysies par son manteau , qui est fendu obliquement au-dessus du col , pour conduire aux branchies.

Le NoTARCUE est figuré pi. n de l'important ouvrage de Cuvier , intitulé le Règne animal distribué selon son organisa- tion, (b.)

INOTASP^, Noiaspis. Nom générique, donné par Jean- Frédéric Hermann aux insectes de notre genre Oribate. Voyez ce mot. (l.)

NOTELÉE, Notelcea. Genre de plantes de la décandrie monogynie et de la famille des jasminées , fort voisin des oliviers , établi par Ventenat dans son Choix de plantes. Il offre pour caractères : un calice à quatre dents inégales; une corolle de quatre pétales; deux étamines très-courtes, à fila- meas élargis ; un ovaire supérieur , surmonté d'un stigmate bifide. Le fruit n'est pas connu. Cinq espèces, originaires de la Nouvelle-Hollande , composent ce genre : l'une d'elles se cultive dans nos orangeries, et y fleurit en abondance; mais ses fruits n'y nouent point. C'est un arbuste toujours vert, à feuilles opposées, (b.)

NOTENSTEIN. Selon Reuss , c'est le Grès lorsqu'il est marqué de taches et de lignes qui ressemblent à des note» de musique, (ln.)

NOTERAS. V NosPRASON. (ln.)

NOTÈRE, Noterus. Clairv.,Lat., Olir. Genre d'insectes, de l'ordre des coléoptères, section des pentamères, famille des carnassiers , tribu des hydrocanthares, ayant pour ca- ractères : tarses à cinq articles distincts , presque sembla- bles dans les deux sexes ; lame pectorale , portant les deux pieds postérieurs , ayant une rainure ou coulisse profonde ; point d'écusson ; antennes un peu dilatées et un peu plus Larges vers le milieu de leur longueur, surtout dans les mâles, presque en fuseau ; palpes filiformes ; le dernier article des labiaux ayant une échancrure et paroissant fourchu.

M. Clairville a établi ce genre sur une petite espèce de dytique de Fabricius , qu'il a nommée Crassicorne , crassi- eornis ; elle est brune , avec la tête et le corselet fauves ; les élytres sont vaguement ponctuées; elle est très-con*nune dans les eaux stagnantes des environs de Paris. Voyez Clair- ville , Entomol. heloet. , tom. 2 , pag. 225 , tab. 82 ; et Olivier, EncycL méth. , article Notère. (l.)

NOTGRASS. Nom suédois de la Lob^lie dorte-

MANNE. (LN.)

64 N O T

NOTHRIE. Noihria. Genre de plantes e'iablî par Ber-» g'ms. Il ne contient qu'une plante ligneuse , rampante , qui croît au Cap de Bonne Espérance; elle a beaucoup de res- semblance avec les Frankènes, et quelques botanistes même l'y ont réunie. (b.)

NOTHU S, iVo///H5. Genre d'insecles, de l'ordre des coléop- tères, section deshéléromèr^s, famille dessténélytres, tribu des œdemériles, nommé d'abord par WW^qy palecina ^ et en- suite «a/v/^K^- Olivier, dans l'Encyclopédie mélbedique , lui a conserve la dénomination de nothus , qui lui avoit été imposée par des naturalistes de Vienne en Autriche. Ce genre est très-voisin de celui des cedémèr^s. lien diffère i.° par les an- tennes insérées dans une profonde échancrure des yeux ; 2*. par les palpes, dont le dernier article est très-grand , presque lunule ; 3.° par le corselet qui est presque de la lar- geur de la base de l'abdomen ., carré , avec les bords latéraux relevés. Lesélylres sont plus dures que celles des œdé- fnères, et de la même largeur partout. Les nothus ressem- blent d'ailleurs à ces derniers coléoptères , quant aux autres caractères essentiels ; les cuisses postérieures sont très-ren- flées , du moins dans les mâles,

Nothus glavipède , Noihns clavîpes. Oliv. Long d'un peu plus de quatre lignes , d'un Hoir plombé , avec un léger duvet gris ; palpes, et les trois premiers articles des antennes, fauves. 11 se trouve en Autriche , ainsi que les deux suivans.

Nothus brûlé, N oth m prœustus ., OWv. Un peu plus pe- tit que le précédent, roussâlre, avec la tête , la poitrine , deux taches sur le corselet , le bout des ély très et les genoux noirs. 11 faut peut-êtfe rapporter à cette espèce le drjops Je- morata de F abri ci us.

'^O'ViWJS ï-wo^cwt^ Nothus hipnnctatus ^ Oliv. Noir, avec la bouche , la partie antérieure du front , tous les bords du corselet et une ligne dans son nnlieu, la plus grande partie de l'abdomen et des pattes fauves, (l.)

NOTI. Nom que les cultivateurs de l'Indostan donnent à l'IiSDiGO qu'on retire des pousses de la première année. Les Portugais le nomment Bariga. L indigo obtenu des

f tousses de la deuxième année est désigné par ijerri : c'est e meilleur. Celui de la troisième année est le sassuîa et le plus inférieur. (LN.j

NOTIANOSKEMIN. C'est encore l'un des noms grecs du Ijallottk de Dioscoride. V. Nosprason. (ln.)

NOTITE. Nom proposé par M. Jurlne , pour désigner ces roches primitives qui ont pour parties constituantes le quarz , le feldspath cristallisé et le mica , unis dans une pute

N O T 65

argîlo - siliceuse. Ces roches , dit-il , ressemblent tellement à des granités , qu'on pourroit les confondre aisément, sur- tout lorsque la pâle est discrète. C'est cette apparence que l'auteur a voulu rappeler par le nom de natilCt i\\xi\ dérive du grec nntos, bAlard. Ces roches sont des porphyres et des gra- nités porphyriforme- pour la j)hipartdes nnnéralogisles. (lîJ.)

NOTION et NOTIÔS des (irecs. C'est la plante ^7a- ien'on ( momordica elaicrîinn^ L. ). (lis.)

NOTIOPHILE, Noliopliilus. Genre d'insectes de Tordre des coléoptères, famille des carnassiers, tribu des carabl- ques , établi par xM. Duméril , et qu'on avoit confondu avec celui des e/aphres. Il en diffère, i." parla forme demi-circu- laire du labre; 2.° par celle du corselet qui est presque carré et presque aussi large en devant que la base des élytres ; 3." par les palpes extérieurs , dont le dernier article est ovalaire , et non en cône renversé.

Ce genre compose , dans la I^aune d'Autriche du doc- teur Dufischmid, la première famille de ses élaphres : elle comprend trois espèces ; la première est l'élaphre demi-ponc^ tué { semipunckilus ) de Fabricius , à laquelle M. Duftsch- ii'.id rapporte , comme variétés, VE. bimour.Jieté {biguUatus') de celui-ci. Cet insecte est d'un cuivreux brillant; ses élytres ont des stries ponctuées très-serrées, avec un espace longitudinal et lisse près de la suture. La variété a l'extrémité de ses élytres, la base des antennes et les jambes jaunes. La se- conde espèce e.ît ïé/aphre oqiiaiir/ne{aquaficus)i]eF:\hnc'ms; le Intprcsie à télé cannelée de Geoffroy. Llle ne diffère de la précédente que parce que ses stries sont moins denses, et que ses élytres ont à leur extrémité une tache lisse, indépen- damment de l'espace suturai et poli que l'on voit dans la précédente. Cette espèce est très-commune et pr'-sente en- core une variété, ayant une tache jaune , mais peu distincte au bout de ses étuis. Le troisième élaphre de cellq famille» ou du genre noliophile, est celui que M. Duftschu:>id nomme pulustrls ; il est d'un bronzé luisant , avec des stries ponc- tuées et un espace étroit , près de la suture, le disque du cor- selet et ses extrémités polis et très-lisses. Ce ne sont peut- être que des variétés d'une même espèce, (l.)

NOTJO. Arbrisseau des Lides, dont Adanson fait un genre voisin des Callicarpës ; ses feuilles sont opposées , ailées; les fleurs forment des épis terminaux, et sont com - posées chacune : d'un caiice tubulé à cinq divisions; d'une corolle également tubulée et à cinq divisions ; de cinq éta- mines; d'un style à deux stigmates; d'une baie uuilocuiaire et à quatre graines, (lk.)

NOTOCEivE , "A^oioctfrui. Genre de ^ilanles établi par

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Aifon, pour placer le Vélar bicorne. Ses caractères sont; calice relevé à base égale ; sligmale en tête ; sommet de la siliqiic terminé par fleux cornes, (h.)

NOl'OGNiDION. Genre de poissons Acanthoptéry- GiF-No, établi par l\afinesque-vSchmallz, qui, selon ce natura- liste, diffère de ccbii des Spaues, en ce que la nageoire dor- sale est sans ra^yons épineux et munie antérieurement de deux appendices ou prntr.béranccs écartées et molles.

Ce genre peut être considéré comme formant le passage de celui des CENTRO^'OTES à celui des Spares ; mais il est très-différent des deux; et la seule espèce qu'il renferme, s'en éloigne uon-sculement par les caractères rapportés ci-dessus ^ mais encore par la forme de sa queue et par celle de son lïiuseau.

Le Noi OGM niow sciretsg a est un poisson des mers de Sicile, h. peine long de cinq pouces, dont le corps est comprimé, le museau très-oblus, la ligne latérale courbée et flexueuse dans son milieu ; les nageoires pectorales obtuses et la queue quadnfide. Sa couleur est en - dessus d'un rous- sâlre vineux, uniforme, et cette teinte examinée de près se compose d'une innombrable quanlhc de très-petits points obscurs répandus sur un fond gris-roussàtre. Quelquefois ses flancs sont marqués de bandes alternativement plus claires et plus obscures. Ses yeux sont grands avec l'iris argenté.

NOTOLAENE, 'Notolœna. Genre de fougères établi par Robert Brown , et qui renferme un certain nombre d'es-

Îièccs (environ quinze) appartenant aux genres Grammite, *TERiDE , Ceterach et DoRADiLLE. Devaux l'avoit appelé CiNCiNALE. Ses caractères consistent dans les fructification? marginales, soit interrompues , soit coutiguës. (b.)

NOTONEGTE, Noionecta, Linn. Genre d'insectes, de l'ordre des hémiptères, section des bétéroptères , famille des hydrocorises , ayant pour caractères : bec de la longueur de la tête , conique , déprimé , de trois articles ; labre exté- rieur, triangulaire; antennes très - courtes , cachées sous les yeux, plus grêles vers leur extrémité, de quatre arti- cles ; corps cylindrico-ovoïde , avec la tête verticale , les yeux grands, un écusson très-distinct, et les élytres inclinées; tous les tarses à deux articles ; les quatre pieds antérieurs courbés , presque égaux , avec deux forts crochets au bout ; les postérieurs propres à la natation, avec les crochets du bout très-petits.

Les notonectes, ainsi nommées de ce qu'elles nagent sur le dos, ont le corps oblong, très convexe ; la tête appliquée exactement contre le corselet, arrondie, concave en des- sous , avec les yeux allongés , peu saillans , sans petits yeux

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lisses ; un écUsson triangulaire ; les paties antérieures dou- blées ou courbes, et les postérieures fort grandes.

Les notonecles vivent dans l'eau, tant en état de larves que sous celui d'insectes parfaits. Elles nagent toujours sur le dos ayant le ventre en l'air. La larve ne diffère de Tinsecle par- fait, que parce qu'elle manque d'ailes et d'élytres. Sous leurs différentes formes, les notonecles sont carnassières ; elles saisissent leur proie avec leurs paties antérieures , et la sucent avec leur trompe ; elles attaquent des insectes plus gros qu'elles, et n'épargnent pas même leur espèce ; les larves d'<?)w//<rmcrfi5 sont très-sujetles à cire leurs victimes. Elles forment un genre peu nombreux en espèces : on les trouve presque toutes en Europe ; les plus communes sont la glauque cl la petite; on les rencontre très-fréquemment dans toutes les eaux stagnantes.

NoTONECTE GLAUQUE, Notoiiectu glauca , Linn. , Geoffr. , Fab. ; pi. G 33, II , de cet ouvrage. Elle a la lete jaune ; les yeux bruns ; le corselet moitié noir, moitié jaune; l'écussou grand , d'un noir velouté ; les élylres d'un gris jaunâtre, avec de petites taches marginales brunes.

On la trouve dans les eaux, nageant à leur surface : elle pique très-fort avec sa trompe. Dans l'accouplement , le mâle est monté sur le dos de sa femelle, et ils nagent ensemble avec vitesse. Après l'accouplement, celle-ci pond un grand nom- bre d'œufs allongés, blancs, qu'elle place sur les tiges des plantes aquatiques. Au commencement du printemps, il sort de ces œufs de petites larves, qui, en passant à l'état de nymphes, acquièrent descommencemens d'élytres et d'ailes. Les unes elles autres nagent sur le dos comme Tinsecle par- fait.

NoTONECTE FOURCHUE , Notonecta furcata , Fab. Elle dif- fère de la précédente en ce qu'elle aies élytres bifides à l'ex- trémité , brunes , avec deux taches oblongucs jaunes , à la base. On la trouve aux environs de Paris. On y rencontre encore deux autres espèces dont les caractères distinctifs n'ont pas été étudiés. Voyez la Monographie des hydrocarides et des naucorides de la Suède, par M. Fallcn, et celle des notonectidées de M. Léach , douzième volurAe des Transac- tions de la Société Linnéenne. (l.)

NOTONECTIDEES , Notoneciidea. Nom donne par M. Léach {Linn. Soc. Trans. , tom. 12 ), à une tribu d'insec- tes hémiptères , composée des genres Nototsiecte ot Pléi., formant «ne première famille; et des genres Sigare et CoRiSE , constituant une autre et dernière famille.

Celle tribu est la même que celle à laquelle j'ai donné, dans cet ouvrage (article Entomologie) , le nom de Platv-

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DACTYLES, et quî est la division lo cle la famille fies hvdrof*' coiises de mon Gênera crust. et inseci. Voyez PLATYDACJYLtS et Hydrocorises. (l.)

NOTOPP^DE, AWo^^Ja.On a donne ce nom aux insecte» coléoptères du genre Taupin. /^. ce mot. (o.)

NOTOPODES , Notopoda , Lai. Tribu de crustacés dé- capodes, de la famille des bracliyures , ayant pour carac- tères: les deux ou quatre dernières paires de pieds insérées sur le dos.

Tantôt ces pieds sont crochus à leyr extrémité, comme dans les genres : Drom[e , DoRiPPE, Homolk; tantôt ces pieds et même les précédcns, à Texception des serres, se ter- minent en nageoire; tel est le caractère du genre Ranine. y . ces articles, (l.)

NOTOPTERE , Notopferus. Genre de poissons de la di- vision des Apodes, établi par Lacépède , pour placer deux espèces du genre des (^ym^OTES , différentes des autres.

Ce genre offre pour caractères: des nageoires pectorale, anale et dorsale ; point de nageoire caudale ; le corps très- court.

Le Notoptère kapirat, GymnoUis nofopferus , Linn., a la i.ageoire du dos très-courte; son museau court et arrondi; une petite ouverture au dessus des yeux; des dents inégales aux deux mâchoires ; des écailles variées de couleur d'or ùt d'argent. Il se trouve dans les mers d'Amboine , cl parvient à environ un pied de long. 11 ressemble , à la nageoire du dos piès , aux gymnotes.

Le Notoptère écailleux , Gymnolus asiaiinis , Linn, , a la nageoire du dos tres-loiigue ; le corps couvert de petites écailles arrondies. 11 se trouve avec le précédent. Il a un bar- billon au-devant de ses narines , et plusieurs pores sur la tele ; ses dénis sont aiguës; sa couleur est obscure, avec des ban- des transverses plus brunes. Ce poisson a besoin d'être encore observé.

Le Notoptère fontane a élé observé par Risso , dans la mer de Nice. On le voit figuré dans son ouvrage. (B.)

NOTOSTOMATES , Noiuslumata {bouche sur le dos). M. Léaoh désigne ainsi une sous-classe d'arachnides , ayant pour caractères: bouche siluée sur le dos (six pieds ), Voyez, JNyctéribie et Phthyromies. (l,)

NOTOXE, Noloxus ^ (ieoff ; Cantharis , ejusd. ; llleloe , Linn. ; Anlhims ^ Payk. , Fab. Genre d'insectes , de l'ordre dt-s coléoptères, section des hétéromères, famille des tra- chéildcs , ayant poor caractères : lète en forme de c<€ur ou triangulaire el aiToudic poslérieuremeul, toujours di.'g;tgée ,

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inclinée ; pénultième arlicle de tous les tarses bîlobé ; an- tennes presque filiformes, insérées devant lés yeux, simples et formées d'articles presque en cônes renversés ; palpes maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux, avec le dernier arlicle plus grand , presque en forme de hache; le même des labiaux un peu plus épais que les précédens, pres- que en forme de tête ; yeux arrondis un peu saillans; corse- let presque en cœur , rétréci et tronqué postérieurement , quelquefois cornu ou comme articulé ; corps allongé, pres- que cylindrique ; élytres molles.

Les noloxes sont des coléoptères très-petits, fort agiles > que l'on rencontre soit sur les plantes, soit à terre, et dont les larves sont inconnues. Quelques espèces ont la parlie antérieure du corselet prolongée en cœur et rétrécie en pointe, ou en forme de corne. C'est d'après elles que (ieof- froy a établi le genre nutuxus ^ qu'il a désigné, dans notre langue, sous le nom de Cuculi.e. D'autres espèces privées décernes, mais d'ailleurs entièrement semblables, ont été rangées par lui avec les cantliandes.

Le genre noiuxus de Fabricius comprit d'abord les mêmes insectes et les coléoptères de notre genre opile ^ tribu des clairones. M. PaykuU en détacha les premiers, sous la déno- mination générique d'aniincus, changement que Fabricius a approuvé dans son Système des éleulhérates; mais il a réu- ni aux anlhicus ^ des coléoptères très-différens , tels que les psélupltes et les scydinènes. Plusieurs espèces de noloxes sont aptères.

I . Corselet armé d'une corne.

NOTOXE MONOCEROS, Noioxus monoceros ^ pi. G 33 , 13 de ce Dict. Meloe monoceros, Linn. ; Anlhicus monoceros^ Fab.; la Cuculle^ Geoff.

Cet insecte a deux lignes et demie de longueur; la tête est noire; le corselet est fauve à sa partie postérieure, noir à sa partie antérieure , qui est relevée , prolongée en pointe, et qui s'avance au-dessus de la tête de l'insecte ; les élytres sont teslacées ; elles ont une grande tache noire à la base ; une partie de la suture , une bande transversale vers les deux tiers , et une tache près du bord extérieur , de couleur noire ; le dessous du corps et les pattes sont fauves.

On trouve ce notoxe assez communément sur les fleurs , aux environs de Paris.

La même division comprend encore le Notoxe cornu ; notoxus cornutus ^ très-voisin du précédent, mais dont les ély- tres sont noires, velues, avec deux bandes d'un fauve pâle. Le NoTOXE niîRxOCEROS , noioxus rhinoce/vs , qui est une fois

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Î)lus petit que le précédent , noir , avec le rebord des élytres, es antennes , la lêle , le corselet et les pattes, d'un jaune pâle. Ou les trouve dans les departemens méridionaux de la Prance.

2 . Corselet sans corne.

NoTOXE FLORAL , Notoxiis floralis y Oliv. ; Anthicus jloralis , Fab.; la Cantharide fourmi ^ Geoff. ; long d'une ligne et demie; noirâtre , avec la tête , à l'exception du ventre , le corselet et les pattes, d'un fauve pâle; la base des élytres , plus claire ou roussâlre.

Olivier mentionne trente espèces de notoxes. M. le baron Dejean et M. Dufour en ont trouvé, en Espagne , plusieurs autres qui n'ont pas encore été décrites, (l.)

INOlSCHETZNOPALLîSeiNOPALNOTCHETZ- TLI. Noms que les Mexicains donnoient à la cochenille , petit insecte qui vit sur le NoPAL , espèce de Cactier qu'ils appeloient aussi noctJi. (ln.)

N OTTO LA, Nom toscan de TEngoulevent. (v.)

NOTTOLO ou NOTTOLA.Noms iialiensdc la Ciiau- VE-souHis , appliqué par Daubenton à une seule espèce. V. Vespertilion noctule. (desm.)

IS ou ou GjNOU. V. Antilope gîsou. (desm.) »

]\()UEl\ ( physiq. vègét. ) Ce mot exprime le moment où^ la fécon<]alion de lovaire a lieu, ou, si Ton veut, le passage de la fle(ir au fruit. C'est , dans les plantes , le grand œuvre de la génération , après lequel les parties de la fleur qui y ont concouru , et qui désormais deviennent inutiles, se des- sèchent, et tombent poar faire place au jeune fruit. On dit alors que le fruit e?,i'noué , ce qui signifie que le germe est devenu fruit. Dans ce nouvel état , il craint moins les intem- péries de l'air et de la saison. Cependant, des pluies froides, des rosées blanches , suivies d'un soleil chaud , un vent âpre ou fort , et plusieurs autres circonstances , font souvent tom- ber le fruit noué. (D.)

m)UFAI\ et BACliENYN EL-KHANZYR. Noms ariibes du Lotus {nyrnpJiœa lotus, L. ) , qui croit dans le Nil. Ses Heurs, ainsi que celles du rtymphœa cœrulea , Savign. , sont appelées A'rays el-nyl, épouse du Nil. (L^^)

NOUG, Synonyme de Noyer, (b.)

NOUGHIE et NÉGA. Noms languedociens du Noyer. Noze et nouzësont ceux de la Noix. (ln\)

NOUKAIN. V. NoRRiN. (desm.)

NOIIRIDOU, En Languedoc, on appelle ainsi les Cou- chons d'un an , ou à mettre au gland ou à l'engrais, (desm).

Î^OUnOUIv, Nom de pays de I'Endracu. (b.)

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NOURRITURE. V. Alimens. (yiuey.) NOURRITURE DES ANIMAUXDOMESÏIQUES.

{Economie Turah.) La nourrilure étant le seul iiioy<Mi que ia nature ait donné à tous les êtres organisés pour opérer leur accroissement et réparer les perles de substance tju'ils font à chaque instant de leur existence, si nous la considérons sous le pointde vue_de son utilité, de son administration, et des qua- iitésqu'elledoitavoir pour les animauxdomcsliqucs, elle nous présente les observations les plus importantes. Nous exami- nerons ici les principales, en nous bornant à quelques prin- cipes généraux.

On peut distinguer les mammifères, parmi ces animaux, en herbivores, frugivores et granivores , tels que le cheval, Tâne, le bœuf, le buffle, le bouc et le bélier ; et en carni- vores , ou plutôt en omnivores , comme le porc et le chien , qui préfèrent cependant la chair aux végétaux. La plupart des oiseaux de basse-cour compris sous le nom trivial de volailles^ sont à lafois herbivores, granivores, frugivores, et carnivores. Le petit nombre d'insectes «levenus domestiques, vit exclusi- vement du produit des végétaux; et les poissons que nous renfermons dans nos étangs sont herbivores et carnivores. Remarquons ici qu'aucun animal n'est exclusivement frugi- vore ni herbivore, et que ceux qui vivent iiabiluellement d'herbe ou de fruits, se nourrissent aussi de grains, lorsqu'ils peuvent s'en procurer; de même que les granivores se re- paissent quelquefois d'autres parties des végétaux.

La nature a pourvu chaque espèce d'animaux d'organes digestifs proportionnés au genre d'alimens qui lui sont pro- pres , indépendamment des dispositions importantes qui exis- tent dans les organes de la manducation. Les espèces herbi- vores, frugivores et granivores, ont plus de capacité et d'éten- due dans leurs intestins que les carnivores, parce que , vivant d'alimeos moins substantiels, ils sont obligés d en prendre un volume plus considérable à la fois , pour en retirer une nour- riture suffisante. Les derniers, au contraire , trouvant, spus un petit volume, une substance très-nourrissante , n'ont pas besoin d'intestins aussi développés. D'ailleurs la facilité avec laquelle la chair sepalréfie ne permet pas qu'elle reste long- temps dans leur corps sans danger; eti on observe même que quoiqu'cHc eu soit ordinairement évacuée assez promple- ïnent, leur chair est ossez généralement désagréable au goût et à l'odorat ; leurs humeurs sont dans un état d'alcalescence voisin de la putridlté; leurs excrémens exhalent souvent une odeur extrêmement putride , et leur urine est acre et caus- tique. Au contraire , les alimens végétaux n'acquièrent ja- mais à.'i.i, qualités aussi pernicieuses dans le corps des animaux

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herbivores, et leurs dëjccllons ont une odeur bien moins tlesagréabie.

C'est (Vaprès ce rapport nécessaire entre la masse des fllimens cl l'étendue des organes destinés à les contenir cl à li's élaborer, que nous voyons tous les carnivores n'avoir qu'un seul estomac , simple, d'une capacité médiocre , d'une texture membraneuse , délicate, el des intestins fort courts ; tandis que dans les herbivores nous trouvons toujours l'eslo- luac proportionnellement plus large , quelquefois multiple ou jnnsculeux, el les intestins amples el longs, outre l'appen- dice intcsliiî.sl qui porte le nom de ccrciim ., et qui sert en quelque sorte de supplément ^ l'estomac.

Ainsi, le choix des alimens étant toujours déterminé par le mode particulier d'organisation affecté à chaque espèce , et telle substance qui est appelée par l'une, étant rejetée souvent par l'autre, pouvant même lui devenir nuisible, comme on en voit de fréquens exemples ; tous les animaux , dans l'étal de nature, ayant la faculté de se transporter d'un lieu dans un autre, qnelquefois avec une grande rapidité, ils choisissent la nourriture qui convient le mieux à leulcoiis- lilution, et, guides par leur instinct, ils se trompent rare- ment. Dans l état de domesticité , au contraire , resserrés dans des limites ordlnairetnent fort étroites, livrés enlièie- inent à la domination de l'homme , généralement plus avide que raisonnée , ils sont réduits à apaiser leur faim avec la nourriture qu'on leur présente ; l'art fait souvent ici violence à la nature, el il résulte fréquemment de cette violation de .«^es lois, les accidens les plus graves, qu'on n'attribue pas tou- jours à leur véritable cause.

Le genre , l'espèce, et n»<5me la simple variété des ali- mens, influent aussi, de la manière la plus directe et la plus ])rononcée , sur le caractère el les dispositions habituelles *]('.& Minimaux domestiques. Celui , par exemple , qui vit d'herbe .seulcmenl , lors(pi'elle est très-aqueuse , est ordinairement îuou, lent , peu actif et vigoureux, quoiqu'il puisse jouir d'ail- leurs d'un certain embonpoint ; celui qui ne s'en rassasie que lorsqu'elle approche de sa maturité, et lorsqu'elle a perdu son excès d'humidité, prend plus de force, de vigueur et d'embonpoint réel ; celui qui se nourrit de fruits , l'emporte .sur le dernier , sous ces rapports ; celui qui peut faire choi.K de graines, acquiert encore plus d'énergie ; enfin celui qui se repaît de chair , l'emporte sur tous les autres par sa vitalité » son agilité, son caractère énergique et même féroce. Les animaux omnivores nous fournissent un exemple frappant de j:ette dernière vérité , par l'espèce de méîamorphose qn'é- praùve leur caractère, suivant le î^enre d'alimens auquel ih.

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sont, soumis. On remarque une bien grande diffe'rence à cet égard entre un chien nourri habiluellenient de chair et un autre réduit à des alimens végétaux. Le premier se distingue aisément du second par plus d'énergie, de force, de courage el de férocité , et les carnivores sont ainsi généralement plus robustes , plus agiles, et plus rusiiques que les herbivores , parce que la chair nourrit plus fortement et soutient mieux que les végétaux.

On observe encore qu^en général l'influence de la nourri- ture est plus grande , comme l'a remarqué Buffon , et pro- duit des effets plus sensibles sur les animaux qui se nourrissent de végétaux ; ceux, au contraire, qui ne vivent que de chair, varient moins par cette cause que par l'influence du climat et des autres circonstances favorables ou défavorables sous lesquelles ils se trouvent placés.

C'est suriowt par l'abondance et le choix de la nourriture, que nous parvenons à rendre 'les animaux soumis à la do- mesticité plus féconds qu'ils ne le sont naturellement ; c'est ainsi que nous déterminons une ponte bien plus fréquente dans les femelles des oiseaux ; et c'est encore par ce moyen que nous réussissons à rendre la chair plus tendre , plus sa- voureuse* et plus délicate ; mais c'est principalement lors- qu'ils sont jeunes qu'une nourriture abondante et bien choisie mérite fixer notre attention, car la moindre négligence à cet égard peut influer défavorablement sur leur constitu- tion , tandis qu'on peut par ce moyen corriger en grande partie la foibk-sse origijielle, et avancer l'époque de la pu- berté , en accélérant le développement et en accroissaiH les forces. On peut enfin parvenir à créer des races précieuses, susceptibles de se perpétuer par voie degénération, en con- tinuant l'cnnploi du même iiioyen ; et cette vérité à laquelle on ne fait pas généralement assez d'attention , est d'une haul'j iinporîance dans l'écocoiziie rurale , puisque les premiers alimens auxquels on soumet les jeunes animaux peuvent exercer une si grande influence sur leur état physique, et en outre sur leurs dispositions morales. La parcimonie dans la distribution de la nourriture à ces animaux , ou le mauvais choix dans la qualité, sont donc une fausse économie et un vice d'administration qui peuvent agir également de la ma- nière la plus fâcheuse sur les espèces et les races les plus pré- cieuses , soit en s'exerçant directement sur la génération , soit en nuisant au développement des principales qualités. Il est bien reconnu d'ailleurs que , dans le premier âge , les organes prcponderans dans les animaux sont ceux de la nu- ti!i!::n , de rnen»e qrte dans l'âge adciltc ce sont ceux qui ont rappoii h la reproduction; et le genre , i'alo.îdancc , ainsi

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que la quaîitc de la nourriture, peurent apporter des diffé- r< iices cousliiérables dans la taille et les proportions des in- dividus-, cest ce qui fait que jcs animaux domestiques sont géiféraioiufrjl de plus belle taille et plus prolifiques que les Hiéjires espèces s^juvagos, qui sont moins bien nourries.

Il peut devfuir aussi i'orl utile pour la pratique, de bien se pénétrer de cette autre vérité; c'est qu'en général les petits animaux mangent davantage en raison de leur taille, que les grosses espèces ; aussi ont-ils proportigonellement plus de vie.

La quantité de nourriture nécessaire aux animaux do- mestiques, est en raison directe de la perle de substance qu'ils peuvent éprouver par différentes causes. C'est pour- quoi ceux qui travaillent beaucoup, et toutes les espèces qui sont naturellement exposées à de grands mouvemens', ont besoin de manger en proportion de l'affoiblisscment de leur corps ; lorsque tous ceux dont les mouveniens sont îenls, et dont le travail est léger, exigent peu de nourriture, leur perte étant peu considérable ; et l'on observe que ceux qui passent l'hiver dans l'engourdissemenl , peuvent être long-ten)ps sans prendre d'alimens , ne faisant presque aucune déperdition. Une température élevée diminuant aussi les forces digestives et modérant les mouvemens, rend les alimens moins néces- saire^ qu'une température basse, et elle autorise à en dimi- nuer la quantité, aux époques les plus chaudes de l'année.

Les animaux herbivores peuvent manger presque sans re- lâche ; ils digèrent souvent à mesure qu'ils avalent; au lieu que les carnivores bien repus refusent'ordinairement de man- ger, et restent plus long temps sans le faire. Ces derniers résistent, aussi, bien mieux à la disette d'alimens que les pre- miers , car quelques jours d'abstinence suffisent généralement pour affoiblir considérablement, et même pour faire périr un bœuf, un cheval, un mouton, et toute autre espèce herbivore; tandis qu'on a vu des chats , des blaireaux, des fouines, des loups, et d'autres carnivores résister à une abstinence beau- coup plus prolongée. Des oiseaux de proie , comme l'aigle , le balbuzard , l'effraie , ont plus d'une fois prouvé qu'ils pou- voient jeûner fort long-temps , sans paroîlre même en être affoiblis. iiuffon rapporte l exemple d'un chat enfermé par mégarde sous les scellés, dans une armoire , lequel en étoit sorti vivant, quoique très maigre , après un emprisonne - ment'et un jeiinc de vingt-quatre jours ; on cite aussi l'exeuj- ple d'un blaireau; qui a supporté trente jours d'aljslinence , et celui d'un chien , qui a vécu trente-quatre jours sans boire ni manger. On remarque également que les insectes carni- vores résistent fort long temps au jcûn? , taudis que les ber«

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bivorcs y succombent promptement ; et l'on cite l'exemple d'une araignée qui a vécu dix mois sans manger. Los lézards supportent encore une abstinence si prolongée t-uon a bon^ ïiement supposé que quelques espèces, comme le ca.mélécn , parexemple,vivoieut d'air seulement. Cependant celle facu'lc tient non-seulement à la nature de leur nourrilure habilut ile, mais encore à l'épaisse couverture dont ils sont enveloppés, et qui s'oppose fortement aux déperditions. Enfin . on re- marque également que les poissons peuvenî vivre iort long- temps sans manger , et Lacépède ast^ure qu'ils peuvent rester quelquefois, ainsi que les serpens, plus d un au sans prendre d'alimens , ce qui tient aussi à leur genre de nourriture , à l'état du fluide qui parcourt leurs vaisseaux sanguins, et sur- tout aux écailles ou tégumens visqueux et liuiîés dont ils sont recouverts. Des causes semblables ou analogues produi- sent les mêmes effets dans les tortues ; et l'on en a vu jeû- ner pendant six mois, sans rien perdre de leur substance ; mais l'absence ou la foiblesse des mouvemens y contribue encore puissamment, comme on le remarque dans les chéi- roptères , qui sont carnivores et frugivores , et dans tous les animaux qui bybernent , ainsi que dans les insectes à Tétat de chrysalide , lesquels ne faisant aucun mouvement et ne subis- sant aucune perte , n'ont pas besoin de nourriture. C'est aussi parce que l'activité organique est peu prononcée dans tous les animaux à sang froid , qu'ils supportent beaucoup mieux rabstinencc que les animaux à sang chaud.

D'après les expériences de Levaillant, parmi les oiseaux, le granivore meurt d'inanition dans quarante-huit à soixante heures, tandis que Tentomophage , c'est-à dire celui qui vit d'insectes, résiste plus long-temps. De toutes les espèces, celle qui résiste le moins long-temps au défaut de nourriture, c'est la frugivore; et probablement cette propriété dislinctive est due à son estomac, qui, digérant plus vite, a plus sou- vent besoin d'aliment. D'un autre côté, celte digestion plus prompte produit un avantage ; c'est qu'à égal degré d'affais- sement, l'animal, s'il est secouru , revient à la vie et reprend des forces beaucoup plus tôt qu'un autre. ÎI n'en est pas ainsi du granivore. Parvenu à un certain degré d'affoiblissement , il ne se rétablit plus si on ne lui donne que des graines qui forment sa nourriture ordinaire. Son estomac alors a perdu en partie la faculté de les digérer. Le Carnivore , au con- traire , conserve la sienne jusqu'à ses derniers instans ; et de vient qu'il ne lui faut qu'un moment pour reprendre sa vi- gueur, pourvu qu'on lui ait donné la sorte de pâture qui lui convient.

Poui peu qu'on réfléchisse sur celte différence, on en voit

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clnirement h raison. La viande, par son affinité avec la subs- tance de l'animal , peut s'approprier à lui irès-pioinpt.'inenl ; €t coniiixe ses sucs sont entièrement nutritifs, le secours qu elle lui procure est presque instantané. U en est tout au- trement des graines : pour être digérées , il faut qu'elles sé- journent quelque temps dans Testomac , puisqu'il faut qu'elles s'y ramollissent et y soient triturées. Or, cette opération est longue , et d'ailleurs elle suppose au gésier une action vitale , un mouvement et des forces que le jeûne lui a fait perdre.

Ceci est fondé non-seulement sur des raisons plausibles, mais encore sur le résultat des expériences de Levaillant. Jl prit deux moineaux de même âge, également bien porlans, et les réduisit , par le défaut de nourriture , à un tel point d'affoiblissement, qu'ils ne pouvoient plus prendre celle (ju il leur présenioit. Dans cet élat , il leur fil avaler, à l'un des grains concassés, et à l'autre, des viandes hachées menues. En quelques minutes , celui-ci fut bien portant ; l'autre mou- rut deux heures après.

A observer de près les granivores, on diroit effecti- vement que les graines qui font principalement leur nourri- ture, sont pour eux un aliment trop peu nourricier et insuf- fisant , puisqu'ils y ajoutent encore des fruits , de la chair, des insectes , en un mot tous les genres de substances nutritives qu'ils rencontrent. Le Carnivore , au contraire , soit qu'il vive de chair , soit qu'il vive d'insecles , est un dans ses alimeus ; le sien lui suffit , et il n'a jamais recours aux grames.

De toutes les espèces d'oiseaux , Levaillant assure aussi qu'aucune ne paroil aussi sujette à la faim et au besoin fré- quent de manger, que les piscivores ou mangeurs de poissons; aussi la nature leur a-t-elle donné ou de larges gosiers ou de vastes poches dans lesquelles ils accumulent une grande quan- tité d^ nourriture pour les besoins à venir.

Les animaux domestiques qui sont herbivores par instinct, peuvent rigoureusement être amenés insensiblement, en mê- lant par degrés l'aliment surnaturel à celui qui convient le mieux à leur constitution , à vivre de substances animales , comme plusieurs exemples le démontrent; mais les carni- vores ne peuvent être assez sustentés avec des végétaux ; ils ne prospèrent pas ordinairement avec des alimens non azotés ou animalisés , et souvent même il leur en faut d'un genre particulier.

C'est ce qui empêche de rendre domestiques beaucoup d'animaux , des oiseaux surtout ; c'est le genre de nourriture que la nature leur a prescrite qui les éloigne , comme le dit Jjuffon à 1 égard des gobe -mouches, de toute vie commune

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atrec l'homtns , et leur assure après le plus grand des biens , le seul qui en répare la perle , la liberté ou la mort.

Les animaux à inieslins courts et à estomac simple, sont portés, comme l'homme, à vivre de chair; mais il n'en faut pas conclure que ceux qui ne se nourrissent que de végétiiux soient par nécessité physique réduits à cette seule nourri- ture , comme les animaux carnassiers sont par celte niêuie nécessité forcés à se nourrir de chair. Nous disons seule- ment que ceux qui ont plusieurs estomacs ou des boyaux très- amples, peuvent se passer de cet aliment substantiel et né- cessaire aux autres ; mais nous ne disons pas qu ils ne puissent en user, puisque noJis voyons que les agneaux, les veaux, les chèvres , les chevaux se nourrissent avidement de lait , d 'œufs , et sans être aidés de l'habitude , ils ne refusent p. s la viande hachée et assaisonnée de sel. On pourroit dore dire que le goût pour la cliair et pour les autres nourritures soliiles est 1 appétit général de tous les animaux, ainsi que l'observe encore iiulton en parlant des animaux carnassiers.

En effet , beaucoup de frugivores et de rongeurs ne dédai- gnent pas de se nourrir de substances animales. On voit plusieurs oiseaux tels que les mésanges, ne vivre de graines et d'autres substances végétales que lorsqu'ils n..' ir; uvent pas de proitî animale. On voit aussi les bétes a laine attaquées dj ia pourriture^ maladie dont le déclin est courpliqué d'ex- tréîne foiblesse , rechercher les chairs corrompues et nous indiquer probablement, en obéissant à cette inspiration de la nature , le moyen qui convieudroit pour prolonger leur exisience , et peut-être m;ime pour guérir cette hydropisie , cosume le pense M. Coliaine , ancien ptofesseur à l'école royale vétéiiiiaire de i>iilao , qui nous fournira plus loin des preuves frappantes de l'uliiité de l'administration des subs- tances animales aux bestiaux, dans quelques cas critiques.

On voit encore la plupart des femelles herbivores dévorer les enveloppes du fœtus, connues sous le nom du délivre ovi A',irrièrc-juiv^ lorsqu'on ne les soustrait pas à leur penchant n.iturel pour cet aliment exlraor«linaire ; et il leur est peut- être, aussi, nécessaire pour réparer l'affaiblissement occa- sione parles travaux du par! ; il est bien certain, au moins, ainsi que nous avons eu fréquemment , comme d'autres, l'orr.ision de nous en assurer, qu il n'en résulte pas le plus léger mconvénient.

lUne nourriture animale peut donc quelquefois être admi- rislrée avec beaucoup d avantages aux herbivores et aux gra- nivores domestiques , comme plusieurs exemples remarqua- bles nous le prouvent encore.

JLes verminières arlincielb s , si r commaBdées par Olivier

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de Serres , qui en indique la formation ^ et qui ont si bieii réussi à Rozier et à nous même , sont de la plus grande uti- lité pour 11 nourriture de la volaille, surtout en hiver.

Quel économe rural ignore l'efficacité des œufs frais ad— ininislrés aux jeunes animaux herbivores foiblcs , dans quel- ques cas, peu de temps après leur naissance! Nous en avons vu donner, aussi, fréquemment , en Angleterre , aux étalons , avant la monte , et Ton assure qu'ils produisent sur eux les bons effets qu'on en attend pour les exciter. On assure également qu'on en a donné plusieurs fois à des chevaux de prix, avec un succès , très-prononcé pour les ré- tablir.

On donne aux bestiaux , en Auvergne , de la soupe grasse pour les restaurer , surtout lorsqu'ils sont folbles et ma- lades, et nous retroiivons cette pratique usitée dans plusieurs parties de 1 Amérique septentrionale , les campagnards mêlent, en hiver, le bouillon gras aux végétaux, afin d'aider leurs anim'iux à mieux supporter la saison rigoureuse. Le professeur vétérinaire anglais, Peall , nous apprend aussi que ces bouillons sont réputés avoir été très-efficaces dans son pays, pour rétablir des chevaux très-foibles , après une forte maladie ; et il ajoute qu'il est informé de bonne part que c'est un usage commun dans l'Inde, de mêler avec des substances animales les grains qu'on donne aux chevaux affoibiis ; de faire bouillir le mélange , d'en former une sorte de pâte , qui les met bientôt dans le meilleur état et les rend frès- vigoureux. Pallas nous dit encore que les maquignons russes se servent de la chair du hamster des- séchée, réduite en poudre et mêlée avec de l'avoine , pour faire prendre aux chevaux un embonpoint subit et extraor- dinaire ; et Anderson rapporte dans sa description de l'Is- lande , le froid est excessif, qu'on n'y nourrit souvent les chevaux que de poisson desséché , et qu'ils y sont très-vi- goureux , quoique petits. Nous savons également que dans les îles Féroë , les Orcades, les Hébrides , la Norwége, dont le climat est aussi très froid , et même dans des pays très-chauds , comme à Mascaie , royaume d'\sie ,/ dans l'Arabie heureuse , vers le détroit d'Ormus , dans le pays le plus fertile de toute l'Arabie, on donne aux bestiaux du poisson et d'autres substances animales , en hiver surtout , et dans les temps de disette.

A la vérité , le lait des vaches ainsi nourries a un goût désagréable , et la chair des animaux sacrifiés pour la bou- cherie n'a pas non plus une bonne saveur , parce qu'en général la chair contracte le goût , bon ou riiauvais, des substances diverses avec lesquelles ont été nourris les ani-

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tnaux dont elle provient ; et les substances vi^gétaîes sent préférables , sous ce rapport, aux substances animales , comme le prouve la ehair des animaux carnr>"jcrs , de rapine ou insectivores, des fourmiliers , etc., qui nous l'épu- gne ; et celle de tous les oiseaux, laquelle est d'autant plus agréable à notre goAt , qu ils se nourrissent plus exclusi- vement des matières végétales , par la raison que les subs- tances animales étant , comme noi-i l'avons vu , très-sus-, ceptibles de putréfaction, elles donnent à ceux qui en vivent une odeur alcaline et ammoniacale , qui passe quelquefois même à la putridité. Le poisson corrompu qu'on donne aussi quelquefois aux aniiuaux domestiques dans le nord ,; ajoute encore à cet inconvénient; et il est reconnu, d'ailleurs- que la chair de poisson donne généralement moins de force musculaire , de vigueur et de courage , que la chair de qua- drupède-

11 est possible , d'ailleurs , que l'habitude de la chair , contractée par les animaux herbivores, les rende beau- coup moins dociles, moins traitables , et dang^eux même dans quelques cas ,^comme plusieurs faits le oemonlrent , puisqu'on cite même des chevaux ainsi nourris , qui ont dé- voré leurs maîtres ; il est peu probable aussi que ces ani- maux puissent subsister long-temps d'une telle nourriture, sans inconvénient, parce que leur organisation intérieure est bien différente de celle des carnivores, surtout à ré".ird des ruminans ; mais il n'en reste pas moins démontré , d'après les exemples que nous avons cru devoir rapporter, auxquels nous pourrions en ajouter plusieurs autres , qu on peut, dans plusieurs circonstances , et surtout dans le cas de disette des subsistances ordinaires, ou d'affoiblissement, dans les places assiégées , les campemens , les hivers longs et rudes, etc. , leur administrer, avec avantage , des substances animales , tandis que les animaux carnivores ont indispensablement besoin de chair pour être suffisamment nourris , et soutenir le genre de vie auquel la nature les a destinés.

Afin de démontrer de plus en plus l'utilité des substances animales pour les herbivores , dans quelques cas , nous de- vons dire ici que M. Collaine , dont nous avons déjà parlé, aujourd'hui médecin vétérinaire du département de la Mo- selle , en a tiré le parti le plus avantageux pour combattre le marasme épizootique que la disette ou la mauvaise qualité des fourrages avoit occasioné , en 1817, sur les bestiaux de ce département , comme sur ceux dune grande partie delà France et de l'Europe. Sachant que les anciens livres d'art Vétérinaire sont remplis de recettes destinées à deschevaux, à des bêles à cornes et à laine , et composées , en totalité , de

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millèrcs animales , en nature ou en consommé : sachant aussi que ces moyens, que la ih-iorie a rejelés Is'op légère- ment , continuent à ê;re en vigueur dans plusieurs cantons, des soupes grasses sont administrées , avec succès , à des vaches et à des chevaux malades ; sachant encore que les seuls moyens qui aienl réussi confre réjjizoolie des vaches, (\'ù s est tant de fois renouvelée depuis 171 1 jusqu'en dernier lieu , avoienl pour auxiliaires des bouillons de viande , dont Tefficacité , d'abord contestée , venolt d'être tout ré- cemment bien constalév- ; ayant vu d'ailleurs , par le relevé des principaux cas ces préparations animalesont été vantées par les anciens vétérinaires, qu!ils les prescrivoient contre les maladies accompagnées d'em-ême foiblesse , ou pour rci médier à lexcessive maigreur, à l'épaisement à la faim , à Taffaissement du principe vital , aux f.iiigues outrées, à des hémorragiiis , etc.; et que ces bouillons restaurent et engraissent si proniptement les animaux qui vivent ordi- nairement d'herbe , que ces auteurs ne manquent pas de recommander de saigner à la moindre indisposilion ; étant informé , e# outre , que la viande séchée , puis pulvérisée , est employée avec succès par des nomades africains, pour soutenir leurs chevaux, unélangée , en une certaine propor- tion , avec l'orge qui fo'-me leur nsiurrilure habituelle ; cet habile praticien n'a pas hésité de conseiller, datis la fâcheuse pénurie de subsistances que les bestiaux épioiivoient , de sacrifier tous les animaux vieux , Infirmes ou foibles , tons ceux enfin dont il n'y avoit que peu ou point de services à espérer, et d'employer leur chair, exempte toutefois de vices contagieux , au profit de ceux <jui étoient conservés , en les divisant en Iranches minces, préservées de la cor- ruption par le sel, ou en les fumant, et cuites ensuite jusquà consomption , pour en préparer les bouillons assaisonnés d'herbes ou de racines propres à relever le goât, et épaissis par la farine délayée en forme de bouillie. Nous ajouterons qiVil a démontré lui-même , par sa pratique éclairée , toute l'importance de celte ressource extraordinaire de subsistance, pour les bestiaux attaqués 3u marasme épizooiique , et qu il en a également reconnu et indiqué l'ulllilé , pour prévenir et même pour guérir les maladies résultantes de l'emploi des feuilles et des jeunes pousses de chêne , des bruyères , et d'autres végétaux nuisibles par leur astringence , aiosi que des résidus de plantes, qui restent à nu après i'éva- poralion des eaux sîagnanles.

Ces faits, d'une haute importance , consignés dans lins- truciion rédigée par ordre du préfet du département de la Moselle , ne laissent plus de doute aujourd'hui sur les grands

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avantages qui peuvent résulter, dans des circonstances très- critiques , de l'administration judicieuse des substances ani- males aux herbivores ; et c'est ainsi que la science doit tou- jours éclairer de son llanibeau la médecine vétérinaire et les diverses branches de réconomîe rurale, applicables à réducation des animaux domestl<iues. Exaniiiionsm.iintenant un autre objet non moins intéressant sur la matière t^ui nous occupe.

Toutes les substances alimentaires proprement dites sont fournies exclusivement p^r les corps organise: ., ,ivec l'air et 1 eau ; el aucune espèce de terre, de pierre, de métal , de sel, ou autre substance minérale , ne peut réelle- ment nourrir les animaux , quoi qu'on- ail pu avancer de contraire à cet égard , en se laissant tromper par les appa- rences. On voit , à la vérité , quelques animaux , tels que les lowps , les sangliers, les porcs, avaler quelquefois de la terre douce, grasse , argileuse, lorsqu'ils sont pressés par une faim dévorante, comme cela arrive également à quel- ques sauvages , s\irnon\més géophages ou mangeurs de terre, habitans de contrées peu favorisées par la nature , sous le rapport alimentaire , d'après les récils de plusieurs voya- geurs très-.dignes de foi ; mais cette substance , et toute autre de même nature ., ne peut les sustenter ; elle sert seulement à lester leur estomac affamé ; elle trompe leur faim, et elle leur devient même très-souvent p'us nuisible qu'utile. On voit aussi assez fréquemment plusieurs espèces d'oiseaux , surtout parmi les gallinacés , avaler du gravier et d'autres débris pierreux ; mais ces substances n'agissent pas non plus dans leur estomac comme des alimens; elles n'y subissent pas l'action dissolvante de la digestion , sans la- quelle il ne se forme point de chyle réparateur et nourricier.; elles y agissent mécaniquement , en servant à broyer, à tri- turer les semences dans leur gésier. On voit encore Tachée ou ver de terre manger du terreau; mais c'est la substance organique seulement que cet animal recherche dans celte madère , et il rejette la terre , après l'en avoir épuisée. On voit aussi l'autruche, ainsi que quelques oiseaux plus voraces que délicats , avaler du fer , du cuivre , de l'étain, du plomb , du verre, du bois, des pierres, des cordes , et tout ce qu'elle trouve ; mais il est constant que cette voracité exiraor/ii- palre tient , d'une part, au besoin de lester son énorme estomac par un volume suffisant de matières, et , de l'autre, à ce qu'elle paroît privée du sens du goût , et qu'elle a , en outre, l'odorat fort obtus, ce qui l'einpêche de discerner. Souvetrt encore un étal maladif porte les animaux à se re- paître de matières terreuses ou pierreuses, comme le plâtre^

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ie ciment, la centre, la chaux , le charbon, le fer, le soufre , etc. ; tnals , dans ce cas , elles agissent sur eus comme inédicanicns, et «on comme arliniens, ou bien elles irr»noncenl une vérilahle (}opravalion de goût , qui indique la dérangement de leurs organes. A l'égard do sel coininun ( chlorure de sodium) , dont la plupart des .animaux sont avides , il leur serf, comnit- nous le verrons, de condiment fort utile et non d'aliment.

Ainsi , comme aucune matière brute ne peut nourrir les corps animés et s'organiser, la nutrition n'étant autre chose que la conversion de la substance imtrilive en molécules (rrganiques , propre.-^ à remplacer celles qui sont conlinnel- lemenl enlevées à l'êlre vivant: l'assimilation tendant aussi aies lui approprier , on les changeant en diverses humeurs j et l'animalisation étant encore la conversion d une substance végétale en une substance animale ; ces diverses opéralions ne peuvent s'appliquer à aucune matière minérale. Toutes les substances qui méritent le nom d'aliment appartenant donc au règne organique , aucun animal domestique ne peut réellement élre sustenté qu'avec des débris de corps ani- maux ou végétaux , parce qu'eux seuls sont altérables par leâ' fonctions digestives et assimilatrices-, et préscnient , par leur analogie de principes avec les corpsqu'ils nourrissent , les éléinens propres à former les molécules intégrantes de leurs organes.

La nourriture de ces animaux peut être composée de subâ- lances organiques entières cl non apprêtées, telles que la na- ture les présente, ou divisées et préparées de diverses maniè- res; et leur préparation peut , en augmentant leurs qualités, les améliorer d'une manière très-sensible, dans certains cas, suivant l'objet qu'on a en vue. On peut leur donner leurs alimens, végétaux verts ou fanés, en masse ou divisés , hu- mectés ou secs , crus ou cuils , azymes ou fermentes , doux ou acides , seuls ou assaisonnés avec diverses substances ; et , selon qu'ils se trouvent dans l'un ou l'autre de ces états divers , ils produisent ordinairement des effets bien dif- férens,

La division mécanique des alimens crus , verts oufanés^ en facilitant la mastication, la déglutition, la rumination , lorsqu'elle a lieu, et., par une suite nécessaire , la digestion les rend toujours plus profitables à poids égal , lorsqu'ils ne sont pas consommés naturellement, sur le chainp même qui les a fournis ; et ils produlsetil , par conséffuent , plus tôt et mieux l'effet désiré.

On a inventé , à cet effet, différent instrumensforf utiles, teb que les coupe-racines , les hache-pailles , les râpes cy-

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iindriques , les rnduics tournantes, les pilons, les lames fixes, et quelques autres machines plus ou moins ingénieuses, qui divisent proniptenient , économiquement et bien, les racines, les semences cl les fourrages; et fout propriétaire rur.'l , soigneux d'animaux domestiques , doit Se procurer* l'un ou Tauire de ces inslrumcns , parce qu'il ne tardera pas à être com.plétemenl indemnisé, et bien au-delà, des dé-' penses qu'ils pourront lui occasioner.

Les iliuîens verts sont généralement, aussi, plus profitables aux animaux , surfout à ceux qu'on veut engraisser, que ceux qui ont été fanéà ou séchés , parce que , indépendam- ment d'une perte plus ou moins considérable des principes nutritifs que la dessiccation leur enlève toujours , ils se di- gèrent encore pljs facilement, plus prompfemenl , et plus complétenscnt, dans le premier clat que dans le second.

Par les mêmes raisons , les alirncns qui ont éfé humectés et ramollis, après avoir été séchés, sont également plus pro- fitables ordinairement que ceux qui sont administrés sou» forme sèche et dure : les semences surfout, concassées ou en farine , et même encore réduites en pâte ou on bouillie y passent bien plus prompiement à l'assimilation animale que lorsqu'elles sont entières ; aussi , presque partout les réduit- on à cet état de division avant de les donner aux animaux; à l'engrais ; et des expériences comparatives nombreuse» nous ont pleinement convaincu de leur supériorité sur cel- les qui sont resiées intactes.

La cuisson , en opérant encore ou en facilitant au moinj^ la division des allmens, est un des plus grands moyens con^ nus de faciliter la digestion et d'accroître même la qua- lité et la quantité des siibstances alimentaires qui y sont soumises.

Ces effets avantageux et incontestables paroissent avoir lieu, d'une part, parce que la coction qu'elles éprouvent^ en écartant et en atténuant leui:s molécules , les rend plus propres à être imprégnées des sucs digestifs , et de l'autre , parce que la combinaison intime de l'eau dans laquelle elle* sont plongées , et du calorique qui les pénètre , augmente leur propriété nutritive. L'eau semble ici se solidifier comme dans la panification } elle paroît nourrir réellement les ani- maux , en leur abandonnant son hydrogène, qui, en se combinant ensuite avec du carbone , peuf contribuer ainsi à la formation de la graisse.

Les expériences comparatives répétées sur un très-grand nombre de points , en France et à l'étranger, avec des ra- cines , des grains , et même des fourrages crus cuits , employés à l'engraissemem des aniniaux domestiques, es-

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périences que nous ayons eu plus d'une fois occasion de ré- péter et de varier de diverses manières , mettenl ces vé- rités hors de doute. La pouime-de-terre et le topinambour surtout qui , dans leur état crû, sont souvent ou peu appelés par les bestiaux, ou peu profitables , acquièrent par la cuis- son , ainsi que la rave , le navet , plusieurs autres racines , et tous les grains , de nouvelles propriétés qui les rendent extrêmement avantageuses après avoir subi cette opération.

Nous ne saurions donc trop fortement recommander ici la cuisson des alimens , toutes les fois que les circonstances locales dans lesquelles on se trouve , et le bas prix des com- bustibles par-dessus tout, permettent de l'entreprendre com- modément et économiquement. Nous recommandons éga- lement de les administrer chauds encore , lorsqu'on le peut , parce que nous avons remarqué qu'ils étoient plus agréables aux bestiaux en cet état, et qu'ils produisoient plus tôt et mieux les bons effets qu'on en altendoit , que lorsqu'on les laissoit refroidir après la cuisson.

Si quelques personnes pouvoient encore conserver du doute à l'égard de la supériorité des alimens cuits et chauds sur ceux qui sont employés crus et froids pour l'engrais- sement des animaux, il suffiroit sans doute, pour les en convaincre , de leur rappeler ce qui se passe journellement 80US leurs yeux dans la nourriture de l'espèce humaine. Com- bien, en effet, les mêmes substances l'emportent-elles sous ce rapport , lorsqu'elles sont préparées par la cuisson , comme le pain , la viande, les soupes , les potages, etc. , sur celles qui sont consommées dans leur état naturel.'' Une très-petite quantité «le froment , de maïs , d'orge ou de riz, bien cuits cl mangés chauds en potage avec un peu de lait, gagne, en volume et en qualité nutritive , une immense supé- riorité sur la même quantité qui seroit consommée sans cette préparation. 11 en est de même de toutes les semences.

Nous ajouterons que la cuisson à la vapeur, au moyen d'un simple tonneau cerclé en fer, ayant à sa base des bar- res rapprochées, du même métal , en forme de grillage , et qu'on expose , après l'avoir rempli des racines destinées à la cuisson , à la vapeur de l'eau bouillante provenant d'une chaudière placée sur un fourneau économique , permet pres- que partout de cuire ces alimens à peu de frais et en très- peu de temps, en ayant l'attention que la base du tonneau entoure exactement le bord supérieur de la chaudière, et qu'il ait aussi à sa partie supérieure un couvercle amovible, pour y placer et en retirer conunodément les racines , ainsi qu'une légère ouverture pour donner issue à une partie de vapeur , lorsqu'elle est parvenue au sommet.

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Nous dirons aussi que l'addilion de quelque fourrage menu comme de la paille hachée , aux racines cultes , a été re- connue avantageuse , probablement parce qu'elle détermine une mastication plus complète de ces substances, et qu'elle sert d'ailleurs de lest , qu'il faut toujours proportionner à l'aliment proprement dit.

ha fermcntaiion , qu'on pourroitpeut-être considérer comme une sorte de cuisson économique, dont la nature fait tous les frais , ajoute beaucoup aussi aux qualités nulrilives des subs- tances alimentaires qui l'éprouvent. Il y a long-temps qu'on a recommandé de soumettre à un commencement de ger- mination , qui n'est autre chose que le résultat d une première fermentation , l'orge destinée à l'engraissement des animaux, comme on le fait pour ce grain, lorsqu'il est consacré à la confection de la bière. On développe par-là le principe sucré (en supposant qu'on ne l'augmente pas ) , et l'on rend incontestablement celte substance plus digestive et plus nourrissante. C'est pour cela que les en- graisseurs ds bestiaux recherchent avec tant d'empressement et emploient avec tant de bénéfice» , les marcs ou résidus des brûleries , des disliilerles , des brasseries et des ami- doneries ; c'est aussi pour cela qu'on voit employer si sou- vent pour le même objet , les diverses espèces de grains réduits en farine et fermentes , et même quelquefois les racines. C'est surtout en Flandre et en Alsace qu'on lire un très-grand parti des grains ainsi préparés , ou de leurs ré- sidus , pour la nourriture des animaux domestiques.

Uaddllé paroît également concourir, d'une manière as- sez puissante , à accroître la propriété nutritive , ou la fa- culté digestive , au moins, des substances qui l'éprouvent. Dans un grand nombre d'endroits, on réduit à l'état de fermeniation acide les substances farineuses employées à la nourriture et surtout à l'engraissement des bestiaux; car c'est surtout dans ce cas que les diverses préparations dont nous venons de parler sont fort utiles; elles le sont beaucoup moins pour les animaux de travail.

h' assaisonnement contribue encore fortement à rendre les allmcns auxquels sont soumis les animaux qu'on entrelient, pius sapldcs , plus digestibles , et par conséquent plus pro- litables. Le sel commun est probablement le plus ulile, le plus puissant de tous les assaisonnemens , et celui qu'on emploie le plus fréquemment avec succès partout. Il ajoute ou supplée à l'acidité produite par le second degré de fer- mentalion ; il aiguise l'appéilt , excite à boire , facilite la digestion , donne plus de qualité à la chair des animaux sa- criiiés pour la boucherie , et tous le recherchent égalementj

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tlans l'cint <k nature de domesticité, avec un empres- sement qui est un .sûr indice de rmilité «le son mélange avec les allmens , dont il a encore la propriété de corriger les qualités nuisibles, lorsqu'ils sont viciés.

Indépendamment des précautions essentielles qu'exigent Je choix et la préparation de la nourrit;;! e (L-s animaux do- inestfqiies , il est en outre de la plus grande utilité de régler convenablement les rations qu'on distribue à «.es animaux , "fin quV'Iles leur deviennent aussi profitables qu'il est pos- sible. La quantité des alimcns doit toujours leur être ad- ministrée proportionnellenient à leur âge , à leur état, à leur exercice et à leur